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	<title>En vedette archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
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	<title>En vedette archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
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		<title>Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 17:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP. Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em> a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s et autres populations rurales en Amérique latine. Elle analyse 170 dispositions juridiques en vigueur dans 23 pays entre 1917 et 2025, offrant une vue d’ensemble comparative de la manière dont les droits des paysan.ne.s sont reconnus dans les systèmes juridiques nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats montrent que la reconnaissance juridique des paysan.ne.s est désormais largement répandue dans la région. Près de la moitié des lois analysées reconnaissent explicitement les droits des paysans, tandis que 88 % contiennent une forme de reconnaissance ou de protection des populations rurales. Le Brésil compte le plus grand nombre d’instruments juridiques pertinents, tandis que la Colombie et le Panama se distinguent par la solidité de leurs cadres juridiques. Plus de la moitié des normes identifiées ont été adoptées entre 2010 et 2025, ce qui témoigne d’une attention politique croissante portée aux questions paysannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes les plus courants sont l’agriculture familiale, l’accès à la terre, la réforme agraire et la souveraineté alimentaire. Toutefois, d’importantes lacunes subsistent dans des domaines tels que les droits des femmes rurales, l’agroécologie, le droit aux semences et la participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine également la relation entre les lois nationales et l’UNDROP. Bien que seuls quatre instruments juridiques fassent explicitement référence à la Déclaration, de nombreuses lois en intègrent les principes. La Colombie, l’Équateur et la Bolivie offrent certains des exemples les plus solides d’alignement avec l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conclut que l’Amérique latine est devenue une référence mondiale en matière de reconnaissance juridique des paysan.ne.s, tout en soulignant la nécessité de renforcer la mise en œuvre de l’UNDROP par une reconnaissance constitutionnelle, une meilleure protection des femmes rurales, un soutien accru à l’agroécologie et au droit aux semences, ainsi que des mécanismes améliorés de participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir l’étude complète disponible en anglais ci-dessous :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)."></object><a id="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf">Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1">Download</a></div>
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		<title>Le droit au développement : un levier pour la souveraineté alimentaire et la mise en œuvre de la déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zainal Arifin Fuat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 16:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Zainal Arifin Fuat, dirigeant du Serikat Petani Indonesia (SPI) et membre du Comité de coordination internationale de La Via Campesina Cet article a originellement été publié dans la revue Lendemains Solidaires, disponible ici. La souveraineté alimentaire se définit comme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par <strong>Zainal Arifin Fuat</strong>, dirigeant du Serikat Petani Indonesia (SPI) et membre du Comité de coordination internationale de La Via Campesina</em></p>



<p class="has-theme-palette-6-background-color has-background wp-block-paragraph">Cet article a originellement été publié dans la revue Lendemains Solidaires, disponible <a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La souveraineté alimentaire se définit comme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes écologiquement durables, ainsi que le droit des peuples à définir leur propre système alimentaire et agricole. La Via Campesina (LVC) insiste sur le fait que des modes de production agroécologiques diversifiés, portés par la paysannerie, et fondés sur des expériences millénaires et des savoirs traditionnels, sont essentiels pour garantir à toutes et tous une alimentation saine, tout en assurant l’harmonie avec les écosystèmes naturels. </em>Ce paradigme place les aspirations et les besoins de celles et ceux qui produisent, distribuent et consomment la nourriture au cœur des systèmes et des politiques alimentaires, plutôt que les exigences des marchés et de l’agrobusiness. Il défend les intérêts des futures générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire et l’émergence du concept de souveraineté alimentaire, proclamé par La Via Campesina en 1996, sont liées à l’échec de la mise en œuvre du concept de sécurité alimentaire promu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce nouveau concept visait à répondre aux défis de la faim et de la malnutrition, qui affectaient et affectent en particulier, de manière paradoxale, les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, La Via Campesina a forgé le terme de souveraineté alimentaire en affirmant la centralité des petits producteurs alimentaires, la sagesse accumulée des générations, l’autonomie et la diversité des communautés rurales et urbaines, ainsi que la solidarité entre les peuples, comme éléments essentiels pour élaborer des politiques alimentaires et agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons nous rappeler que la seule manière de faire entendre notre voix est de nous unir et de bâtir de larges alliances, au-delà de toutes les frontières. Les mouvements sociaux ruraux et urbains, les syndicats, les acteurs de la société civile, les gouvernements progressistes, les universitaires et les scientifiques indépendants doivent se rassembler pour défendre cette vision commune de l’avenir. Les femmes rurales et les autres minorités de genre opprimées doivent occuper une place égale dans les instances de direction de notre mouvement, à tous les niveaux. Nous devons semer les graines de la solidarité dans nos communautés et lutter contre toutes les formes de discrimination qui divisent les sociétés rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de la commémoration des 25 ans de La Via Campesina, il a été affirmé que la souveraineté alimentaire constitue un véritable manifeste pour l’avenir de notre planète. C’est une idée qui unit l’humanité et nous place au service de la Terre Mère qui nous nourrit.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>«&nbsp;La souveraineté alimentaire constitue un véritable manifeste pour l’avenir de notre planète.&nbsp;</em>»</pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier la souveraineté alimentaire au droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Relier la souveraineté alimentaire au cadre et au concept du droit au développement est particulièrement pertinent. En effet, ce dernier doit être compris comme le droit des populations paysannes et rurales à concevoir et construire leurs propres modèles de développement rural en cohérence avec les principes de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit au développement est conçu comme un processus d’autonomisation qui implique nécessairement la mobilisation sociale et la lutte. Il s’agit d’un droit programmatique qui exige des mesures structurelles et spécifiques de la part des autorités publiques en faveur des communautés et des travailleuses et travailleurs ruraux. Le droit au développement est aussi un instrument politique et un cadre juridique pour combattre les politiques néfastes de la mondialisation néolibérale qui marginalisent la paysannerie familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interrelation entre le droit au développement, la souveraineté alimentaire et les droits des paysans est également mise en avant lors des négociations du projet de Pacte sur le droit au développement au sein de l’ONU<a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>. Ce projet vise à renforcer juridiquement et à consolider le cadre du droit au développement, initié par la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement (1986).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le texte du projet de Pacte inclut une disposition spécifique reconnaissant le droit des paysans «<em>à déterminer et à développer des priorités et des stratégies pour exercer leur droit au développement</em>». Cette référence explicite constitue une avancée à la fois juridique et politique. Elle renforce l’interprétation du droit au développement comme un droit collectif appartenant aux peuples et communautés, en particulier aux populations rurales historiquement exclues des processus décisionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se référant explicitement aux paysans et populations rurales comme acteurs clés du développement, ce futur instrument juridique renforcera la centralité de l’autodétermination dans la définition des priorités agricoles, économiques et territoriales. Il consolidera également la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), laquelle reconnaît que les paysans ne doivent pas être de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais des titulaires de droits capables de concevoir et mettre en œuvre leurs propres modèles de développement (art. 3 et 10).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que le développement rural pour la paysannerie&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre vision du développement est centrée sur le développement de l’agriculture paysanne à travers l’agroécologie, seule garantie de moyens de subsistance et de conditions de travail dignes et justes pour les populations du monde entier, en particulier dans les zones rurales, soit au cœur de la production alimentaire. C’est pourquoi La Via Campesina a proposé, et a finalement obtenu en 2018, l’adoption de l’UNDROP, qui constitue une contribution à la réalisation de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, nous avons besoin de politiques publiques qui régulent les marchés agricoles et alimentaires, car les paysans ne perçoivent généralement pas de revenus décents issus de leurs activités de production alimentaire, ce qui compromet leurs moyens de subsistance et la continuité de la production (article 16 de l’UNDROP). Cela est dû à un système alimentaire dominant fondé sur les mécanismes du marché et contrôlé par l’agrobusiness.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces mécanismes de régulation, nous défendons les prix minimums garantis (Minimum Support Prices – MSP), c’est-à-dire l’obligation pour les États de fixer des prix couvrant les coûts de production paysanne et garantissant une marge de revenu équitable. Ce mécanisme inverse la logique du dumping, qui tire les prix vers le bas, et protège ainsi la dignité paysanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous défendons également les achats publics et les réserves alimentaires publiques. Nous exigeons la restauration de systèmes publics de stockage alimentaire afin de réguler les marchés et de stabiliser les prix. Les autorités publiques devraient acheter les récoltes pendant les périodes de moisson afin de garantir des prix planchers, puis les libérer en période de pénurie pour éviter la spéculation. Les prix minimums garantis, les achats publics et les réserves publiques sont par exemple mis en œuvre en Indonésie et en Inde.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-5-background-color has-background"><em>«</em><em>Les autorités publiques devraient acheter les récoltes pendant les périodes de moisson afin de garantir des prix planchers, puis les libérer en période de pénurie pour éviter la spéculation.»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes sont indispensables, car le modèle néolibéral a démantelé ces outils de régulation, exposant les petits producteurs à la concurrence des grandes exploitations agro-industrielles fortement subventionnées. Par ailleurs, la spéculation boursière sur les denrées alimentaires provoque des instabilités de prix à l’échelle mondiale et pousse des millions de personnes dans des situations de précarité alimentaire, pour le seul bénéfice d’une minorité. La Via Campesina appelle au renforcement des chaînes d’approvisionnement locales et régionales, affirmant que le commerce doit privilégier les circuits courts plutôt que les flux transcontinentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réforme agraire, droit à la terre et droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme agraire est liée au droit à la terre et au contrôle des territoires, reconnus comme des droits fondamentaux inscrits dans le droit international des droits humains, notamment dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art. 11) et l’UNDROP (art. 17). De nombreuses actions de l’agrobusiness violent ou menacent le droit à la terre&nbsp;: conflits agraires, criminalisation, expulsions, accaparement des terres, <em>green grabbing</em>, concentration foncière menée par l’agrobusiness en faveur de l’agriculture industrielle à grande échelle (monocultures), marchés du carbone, agrocarburants et mécanismes de compensation de la biodiversité, activités minières, ainsi que les projets dits de «&nbsp;développement&nbsp;» tels que la construction d’autoroutes, de barrages, etc. C’est pour ces raisons que La Via Campesina lutte à tous les niveaux pour une réforme agraire globale, centrée sur les intérêts et les droits des peuples ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche va au-delà de la simple titrisation foncière et appelle à une redistribution effective et équitable des terres. Elle inclut la fixation de limites claires à la taille de la propriété foncière, l’interdiction de la vente de terres à des tiers et à des entités étrangères, ainsi que l’expropriation des exploitations reposant sur le travail illégal ou l’esclavage, en particulier dans l’agriculture industrielle à grande échelle et les grandes plantations.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-6-background-color has-background"><em>«&nbsp;Cette approche va au-delà de la simple titrisation foncière et appelle à une redistribution effective et équitable des terres.&nbsp;</em>»</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision s’oppose également aux « contre-réformes » fondées sur le marché, promues par la Banque mondiale dans les années 1990, qui ont conduit à la privatisation des terres et à une nouvelle vague de concentration des terres entre les mains d’une petite minorité prédatrice, imposant un modèle unique de développement rural, enraciné dans le néolibéralisme et favorable aux intérêts de l’agrobusiness.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte pour le droit à la terre par la mise en œuvre de la réforme agraire fait donc partie intégrante du droit au développement&nbsp;: c’est une lutte pour l’autodétermination et pour le droit de définir ses propres systèmes fonciers. Nous défendons une compréhension politique de la terre comme écosystème social et productif essentiel à la vie et non comme un simple actif financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agroécologie, droit aux semences et droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, lors du deuxième Forum Mondial sur la Souveraineté Alimentaire (Forum Nyéléni)<sup>2</sup>, les délégations représentant diverses organisations et mouvements sociaux de petits producteurs alimentaires et de consommateurs se sont réunies afin de parvenir à une compréhension commune de l’agroécologie comme composante clé de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agroécologie vise à transformer et améliorer notre réalité matérielle dans les systèmes alimentaires, face à un monde rural dévasté par la production alimentaire industrielle et, aujourd’hui, par les prétendues révolutions verte et bleue. L’agroécologie est donc aussi politique : elle cherche à remettre en cause et à transformer les structures de pouvoir dans la société. Elle place le contrôle des semences, de la biodiversité, des terres et territoires, des eaux, des savoirs, de la culture et de tous les biens communs entre les mains des peuples qui nourrissent le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle des semences locales et autochtones est un moyen de production clé face à l’offensive des industries semencières, qui cherchent à consolider l’agriculture chimique, tout en menaçant la biodiversité. Ces industries développent des semences basées sur des organismes génétiquement modifiés (OGM), tout en promouvant les brevets (droits de propriété intellectuelle), au détriment des semences locales et paysannes. La Via Campesina rejette donc fermement la marchandisation du vivant, notamment à travers les OGM, les brevets, ainsi que la privatisation et la commercialisation de la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce sens, le mouvement défend le droit collectif et inaliénable des paysans à conserver, utiliser, échanger et vendre leurs semences, conformément au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (art. 9.3) et à l’UNDROP (art. 19).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives industrielles d’imposer la biologie synthétique, La Via Campesina organise des échanges de semences et des campagnes pour préserver les systèmes communautaires traditionnels de gestion de la biodiversité. Là encore, la lutte pour les droits sur les semences s’enracine dans le droit au développement et dans le droit des paysans à concevoir et mettre en œuvre leurs propres modèles de développement semencier fondés sur leurs savoirs autochtones traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mondialisation néolibérale contre les droits des paysans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions financières et commerciales internationales sont les principales forces à l’origine des violations des droits des paysans et du démantèlement des systèmes alimentaires paysans. Le triptyque composé de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale empêche les gouvernements, en particulier ceux du Sud global, de mettre en œuvre des politiques publiques essentielles en faveur des populations rurales, par des mécanismes et des conditionnalités coercitifs. Ces acteurs néolibéraux ont forcé la réduction du rôle de l’État dans la fourniture de services publics, tout en augmentant celui du secteur privé (via les privatisations).</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-1-background-color has-background"><em>«&nbsp;Ces acteurs néolibéraux ont forcé la réduction du rôle de l’État dans la fourniture de services publics, tout en augmentant celui du secteur privé.&nbsp;»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, il est important de rappeler que l’intégration de l’agriculture dans le régime mondial de libre-échange à travers l’Accord sur l’agriculture de l’OMC (1994) a constitué un tournant dévastateur. Cette politique a transformé la nourriture en simple marchandise et a dérégulé systématiquement les systèmes agricoles, en démantelant les outils de régulation des marchés tels que les prix d’intervention minimums et les réserves publiques. Les conséquences ont été systémiques : chute des prix agricoles, destruction des marchés paysans locaux, perte d’autonomie sur les semences et expulsion de millions de paysans de leurs territoires au profit de grands propriétaires fonciers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acte tragique du paysan sud-coréen Lee Kyung Hae, qui s’est donné la mort à Cancún en 2003 en portant une banderole proclamant « l’OMC tue les paysans », demeure emblématique de la violence de ce système néolibéral et néocolonial-impérialiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le régime commercial néolibéral ne se limite pas à l’OMC : il se caractérise également par la prolifération d’accords de libre-échange et d’investissement aux niveaux régional, multilatéral et bilatéral. De surcroît, aujourd’hui, nous sommes aussi confrontés aux politiques commerciales des États-Unis, qui contraignent les pays à ouvrir totalement leurs marchés, sans réciprocité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lutte pour un cadre commercial alternatif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse aux dommages causés par l’Accord sur l’agriculture de l’OMC, La Via Campesina a lancé un processus visant à exiger de toute urgence la création d’un nouveau cadre commercial international fondé sur la souveraineté alimentaire. Ce nouveau cadre doit reposer sur la solidarité, la coopération internationale et la justice sociale. Son objectif principal est de redéfinir la fonction du commerce, non plus comme un outil de maximisation des profits des sociétés transnationales, mais comme un instrument garantissant les droits humains et la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant que le commerce agricole et alimentaire doit respecter les droits humains et que l’alimentation est un droit humain fondamental et non une marchandise, La Via Campesina plaide pour un nouveau cadre commercial qui protège les droits des paysans et légitime les mesures étatiques telles que la protection des marchés contre le dumping et la garantie de prix de soutien pour les producteurs.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-8-background-color has-background"><em>«</em><em>La Via Campesina plaide pour un nouveau cadre commercial qui protège les droits des paysans et légitime les mesures étatiques telles que la protection des marchés contre le dumping et la garantie de prix de soutien pour les producteurs.»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">À cette fin, La Via Campesina identifie la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) comme le forum légitime pour construire ce nouveau consensus multilatéral, capable de réaligner les normes du commerce mondial sur les droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit au développement, tel qu’entendu par La Via Campesina, constitue une réponse intégrée et radicale aux échecs systémiques du modèle néolibéral. Il se définit par la réalisation de la justice sociale, de la durabilité écologique et par le respect de la dignité des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous continuerons à lutter pour nos droits par tous les moyens à notre disposition, et avant tout par la mobilisation populaire de nos bases. Nous continuerons à renforcer notre plaidoyer à travers des instruments juridiques internationaux, tels que l’UNDROP, afin d’exiger la mise en œuvre de politiques publiques redistributives et régulatrices capables de concrétiser notre droit au développement, à savoir notre droit de définir nos propres systèmes et modèles de développement rural et agricole, à la lumière du paradigme de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant l’accent sur l’autonomie et les savoirs paysans, et en plaçant les femmes rurales et la jeunesse au centre de la lutte, La Via Campesina propose une voie qui privilégie la protection des écosystèmes et des communautés plutôt que l’accumulation du capital, réaffirmant ainsi son engagement en faveur d’une transformation systémique de l’ordre économique, commercial, financier et social mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1anc">1</a><a href="https://www.cetim.ch/wp-content/uploads/Projet_PacteInt_DD2023.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.cetim.ch/wp-content/uploads/Projet_PacteInt_DD2023.pdf</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1anc">2</a><a href="https://nyeleni.org/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://nyeleni.org/fr/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/">Le droit au développement : un levier pour la souveraineté alimentaire et la mise en œuvre de la déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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		<title>Webinaire international – Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/webinaire-international-revitaliser-lesprit-de-bandung-pour-renforcer-la-solidarite-du-sud-global/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 14:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le webinaire international intitulé « Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global », organisé par le Syndicat des paysan.ne.s indonésiens (SPI) le 6 mai 2026, a marqué le 71e anniversaire de la Conférence afro-asiatique. Il a réuni des participants venus d’Asie et d’Afrique afin de revisiter l’esprit de Bandung et de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le webinaire international intitulé « Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global », organisé par le Syndicat des paysan.ne.s indonésiens (SPI) le 6 mai 2026, a marqué le 71e anniversaire de la Conférence afro-asiatique. Il a réuni des participants venus d’Asie et d’Afrique afin de revisiter l’esprit de Bandung et de réfléchir à sa pertinence continue dans le monde d’aujourd’hui, en particulier en lien avec les luttes des populations rurales. L’événement a mis en évidence la manière dont les principes issus de la Conférence de Bandung peuvent encore servir de fondement à la coopération et à la solidarité entre les pays du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’une rencontre commémorative, le webinaire a offert un espace d’échange entre organisations paysannes et rurales ainsi que des mouvements sociaux engagés dans des contextes divers à travers l’Asie et l’Afrique. Il s’est concentré sur le partage d’expériences vécues de lutte et de résistance, tout en examinant la manière dont les transformations géopolitiques et géoéconomiques en cours affectent les communautés rurales. Parmi les intervenants figuraient des membres de La Via Campesina et des organisations partenaires telles que le SPI (Indonésie), CBOP (Burkina Faso), MONLAR (Sri Lanka), CAJF (Soudan) et PKRC (Pakistan). L’événement a également compté sur la participation de Shalmali Guttal, membre experte du groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP pour la région Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Regardez le webinaire complet ci-dessous (format multilingue, avec des participants s’exprimant en anglais, en bahasa indonesia ou en français) :</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="71 Tahun KAA: Menghidupkan Kembali Semangat Bandung untuk Memperkuat Solidaritas Global Selatan" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/o1Gf_S2aZXo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="828" height="1024" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-828x1024.png" alt="" class="wp-image-25994" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-828x1024.png 828w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-243x300.png 243w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-768x950.png 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image.png 1220w" sizes="(max-width: 828px) 100vw, 828px" /></figure>
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		<title>Visite officielle du Groupe de travail sur l’UNDROP au Ghana : défis et opportunités</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/visite-officielle-du-groupe-de-travail-sur-lundrop-au-ghana-defis-et-opportunites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 14:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail de l'ONU sur l'UNDROP]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la suite d’une visite de dix jours au Ghana à l’invitation du Gouvernement du Ghana, le Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales a publié une déclaration incisive (voir ci-dessous) soulignant les principaux résultats de sa visite, y compris les avancées et les défis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-5-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>À la suite d’une visite de dix jours au Ghana à l’invitation du Gouvernement du Ghana, le <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/category/droit-et-politique/groupe-de-travail-de-lonu-sur-lundrop/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales</a> a publié une déclaration incisive (voir ci-dessous) soulignant les principaux résultats de sa visite, y compris les avancées et les défis persistants auxquels sont confrontés les titulaires de droits de l’UNDROP au Ghana dans la réalisation de leurs droits.<br><br>Nous republions ci-après le <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/05/ghana-rural-transformation-risks-leaving-peasants-behind-political-will" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué de presse</a> (traduit en français par <em>Défendre les droits des paysan·ne·s</em>)</strong> <strong>publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) à l’issue de cette importante mission sur place menée par le Groupe de travail sur l’UNDROP afin d’appuyer</strong> <strong>le Gouvernement du Ghana à faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ghana : La transformation rurale risque de laisser les paysan·nes de côté, une volonté politique est nécessaire pour aller de l’avant, selon des experts de l’ONU.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">ACCRA – Le Ghana est à l’aube d’une transformation agricole, mais il est urgent de veiller à ce que les petits exploitants agricoles, les pêcheurs artisanaux et les pasteurs ne soient pas laissés pour compte dans la mise en œuvre par le pays de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), a déclaré aujourd’hui dans un communiqué le Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Ghana dispose d’un cadre solide en matière de droits humains et a démontré une réelle volonté de suivre ses engagements à travers la loi sur la pêche et l’aquaculture de 2025, la loi sur la protection sociale de 2025, la loi sur la discrimination positive (équité de genre) de 2024, ainsi que la ratification de la Convention de l’OIT sur le travail dans la pêche (n° 188) », a déclaré le Groupe de travail dans un communiqué à la fin de sa visite officielle dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cependant, il existe un écart persistant entre la loi et les politiques et leur mise en œuvre effective sur le terrain. les petit·es exploitant·es agricoles, les pêcheur·euses artisanaux·ales et les éleveur·euses, qui constituent la véritable colonne vertébrale de la production alimentaire, continuent de souffrir de la pauvreté et de l’exclusion », ont-ils ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont averti que la volonté du gouvernement de se tourner vers une agriculture mécanisée et orientée vers l’exportation risque de renforcer la dualité du système alimentaire. Ce modèle sert fortement une agriculture commerciale à grande échelle et à forte intensité d’intrants, tandis que le secteur agricole familial est de plus en plus marginalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’insécurité foncière reste un défi permanent, car le double système foncier du pays expose les agriculteurs de subsistance à des dépossessions soudaines avec des recours juridiques limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les femmes, les jeunes et les agriculteurs âgés font face à des désavantages cumulés dans les systèmes à la fois formels et coutumiers. Malgré leurs rôles essentiels dans l’agriculture et la pêche, et malgré de solides protections juridiques, les femmes restent exclues de la propriété foncière et de la prise de décision en raison de normes sociales profondément enracinées », ont-ils ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana est simultanément confronté à une grave urgence environnementale alimentée par l’exploitation illégale de l’or, ou « galamsey <strong>»</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le galamsey est l’urgence environnementale la plus aiguë, la plus rapide et la plus sensible sur le plan politique à laquelle le pays est confronté. La contamination des rivières, la destruction des terres agricoles et la propagation de la contamination par les métaux lourds dépassent largement les sites miniers », ont déclaré les experts. Soutenu par des intérêts puissants, il est devenu une urgence en matière de sécurité nationale, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que de santé publique, étroitement liée à la mainmise des élites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont également souligné la profonde exclusion multidimensionnelle des pasteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Leur mode de vie nomade les rend structurellement invisibles pour des systèmes de gouvernance conçus autour de la propriété sédentaire. Beaucoup de membres des communautés fulbé font face à des obstacles en matière de documents de citoyenneté, les plaçant effectivement en dehors de tout cadre de protection juridique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’érosion des pâturages, aggravée par la pression climatique et l’expansion agricole, génère un cycle croissant de conflits entre pasteurs et agriculteurs sédentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les obstacles économiques, tels que la prédominance des intermédiaires, le mauvais état des infrastructures routières rurales et l&rsquo;absence d&rsquo;installations de la chaîne du froid, entraînent des pertes post-récolte catastrophiques, aggravées par les chocs liés au changement climatique. Les petits exploitants agricoles et les pêcheurs artisanaux sont en outre exclus du financement en raison de leur incapacité à fournir des garanties conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le cadre politique et législatif que le Ghana a mis en place constitue une base solide qui garantit le respect des droits humains.Cependant, la mise en œuvre de lois visant à traiter toutes ces questions exige un véritable courage politique, capable de s’opposer aux intérêts bien établis, ainsi qu’un engagement en faveur d’un changement profond des normes sociales, sans quoi les cadres juridiques resteront de simples aspirations », ont déclaré les experts. L’UNDROP n’en demande pas moins, au nom des paysans, des pêcheurs, des pasteurs et des autres travailleurs ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groupe de travail présentera un rapport sur la visite, incluant les conclusions et recommandations, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><br>Voir la déclaration de fin de mission relative à la visite dans le pays au Ghana ci-dessous (en anglais uniquement) :</em></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué 20260514-state-visit-ghana-wg-peasants."></object><a id="wp-block-file--media-079b1b58-e155-48b9-a787-f7ccf577d9e8" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf">20260514-state-visit-ghana-wg-peasants</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-079b1b58-e155-48b9-a787-f7ccf577d9e8">Download</a></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ohchr.org/fr/specialprocedures/wg-peasants" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de travail sur les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales</a> est composé de cinq experts indépendants issus de toutes les régions du monde. Le président-rapporteur est Carlos Duarte (Colombie), les autres membres sont Geneviève Savigny (France) ; Shalmali Guttal (Inde), Uche Ewelukwa Ofodile (Nigéria) et Davit Hakobyan (Arménie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapporteurs spéciaux / experts indépendants / groupes de travail sont des experts indépendants en droits humains nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ensemble, ces experts sont appelés les <a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures-human-rights-council" target="_blank" rel="noreferrer noopener">procédures spéciales</a> du Conseil des droits de l’homme. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole ; ils ne sont pas des membres du personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Bien que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme assure le secrétariat des procédures spéciales, les experts exercent leurs fonctions à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris l’OHCHR et l’ONU. Toute opinion ou tout point de vue exprimé relève uniquement de la responsabilité de l’auteur et ne reflète pas nécessairement ceux de l’ONU ou de l’OHCHR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations et recommandations spécifiques aux pays formulées par les mécanismes des droits humains de l’ONU, y compris les procédures spéciales, les organes de traités et l’Examen périodique universel, peuvent être consultées sur l’Index universel des droits de l’homme : <a href="https://uhri.ohchr.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://uhri.ohchr.org/fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Page pays des Nations Unies pour les droits de l’homme – Ghana</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute demande d’information ou de presse, veuillez contacter : Cynthia Prah (<a>prah@un.org</a>), responsable de l’information publique à Accra, ou Stee Asbjornsen (<a>stee.asbjornsen@un.org</a>) à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants de l’ONU, veuillez contacter Maya Derouaz (<a>maya.derouaz@un.org</a>) ou Dharisha Indraguptha (<a>dharisha.indraguptha@un.org</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivez les actualités relatives aux experts indépendants des droits humains de l’ONU sur Twitter : @UN_SPExperts.</p>
</blockquote>


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			</item>
		<item>
		<title>Perspectives de consolidation des droits des paysan.ne.s et des autres personnes travaillant dans le monde rural dans l’ordre international</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/perspectives-de-consolidation-des-droits-des-paysan-ne-s-et-des-autres-personnes-travaillant-dans-le-monde-rural-dans-lordre-international/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miguel Ángel Martín López]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 15:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article académique publié en 2023, Miguel Ángel Martín López, Professeur titulaire de droit international public à l’Université de Séville, analyse les principales voies pour rendre effectifs dans la pratique les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP)....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article académique publié en 2023, Miguel Ángel Martín López, Professeur titulaire de droit international public à l’Université de Séville, analyse les principales voies pour rendre effectifs dans la pratique les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). À partir de cela, l’auteur développe une réflexion plus large sur la portée, la nature et les défis juridiques et politiques qu’implique sa mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, le texte identifie une série de lignes d’action concrètes pour avancer dans cette direction. Parmi elles, il souligne la nécessité de promouvoir des stratégies soutenues de plaidoyer — combinant pression, lobbying et dialogue avec les États —, ainsi que de renforcer les alliances entre organisations paysannes, société civile, universités et syndicats. Il met également en évidence l’importance de produire et de diffuser des informations fondées sur des données, de structurer une stratégie de communication publique et d’aborder de manière fondée les principales critiques formulées par les États qui ont voté contre ou se sont abstenus lors du processus d’adoption de la déclaration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’article propose des mesures tant au niveau international que national, comprises comme faisant partie d’un processus plus large de développement normatif et politique. Celles-ci incluent la création de mécanismes spécifiques au sein du système des Nations Unies, l’intégration de l’UNDROP comme cadre de référence dans les politiques globales, l’adaptation des législations internes et son utilisation dans des décisions judiciaires et administratives. De même, l’importance de documenter les violations de ces droits et d’analyser leur application à différents groupes est soulignée, dans le but de traduire ces normes en impacts concrets dans la vie des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’article complet est disponible ci-dessous (uniquement en espagnol) :</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué 45_10_Nota_Martin_Lopez."></object><a id="wp-block-file--media-5f327282-5c5e-42ae-94a3-5590c484f094" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf">45_10_Nota_Martin_Lopez</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-5f327282-5c5e-42ae-94a3-5590c484f094">Download</a></div>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;UNDROP: un bouclier pour les peuples pêcheurs</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/lundrop-un-bouclier-pour-les-peuples-pecheurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Candelaria Aráoz Falcón (ICSF)]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 09:12:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Crédit de l’image de couverture : Christel Grimaud L&#8217;adoption en 2018 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) a marqué une étape historique pour la justice rurale. Cependant, à ce jour, son élaboration et sa mise en œuvre se sont largement...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:8px">Crédit de l’image de couverture : Christel Grimaud</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;adoption en 2018 de la <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/telecharger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP)</a> a marqué une étape historique pour la justice rurale. Cependant, à ce jour, son élaboration et sa mise en œuvre se sont largement concentrées sur la paysannerie. Il est essentiel de rappeler que les droits consacrés par l&rsquo;UNDROP s&rsquo;appliquent pleinement aux autres populations qui vivent et travaillent dans les territoires ruraux et aquatiques, y compris les pêcheurs. <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/defendre-les-droits-des-populations-et-travailleurs-ruraux-qui-sont-les-titulaires-de-droits-de-lundrop/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;article 1</a>, paragraphe 2, de l&rsquo;UNDROP est très clair à cet égard : « La présente Déclaration s&rsquo;applique à toute personne exerçant une activité agricole artisanale ou à petite échelle, la culture, l&rsquo;élevage, le pastoralisme, la pêche, la sylviculture, la chasse ou la cueillette, ainsi que l&rsquo;artisanat lié à l&rsquo;agriculture ou d&rsquo;autres professions connexes dans une zone rurale. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, il est fondamental de continuer à plaider en faveur de l’élargissement de la portée de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des populations rurales aux différents groupes visés par sa définition, y compris les communautés de pêcheurs, en renforçant leur appropriation de la Déclaration et en promouvant leur visibilité en tant que titulaires de droits à part entière.</p>



<p class="has-text-align-center has-theme-palette-1-color has-text-color has-link-color wp-elements-65d92fa33fc0e42b155203a654eac4ed wp-block-paragraph">« <em>Et au commencement était l&rsquo;eau…<br>La terre ne se profilait pas encore à travers les vagues,<br>la terre n’était encore qu’une boue molle et tremblante…<br>Il n’y avait ni lunes fleuries ni grappes d’îles…<br>Dans le ventre de la jeune eau, les continents se formaient… »</em><br><br><strong>Dulce María Loynaz</strong>, extrait de <em>Création </em>(traduction de l’autrice).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Interpréter l&rsquo;UNDROP à partir des territoires aquatiques</strong></h5>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img decoding="async" width="1024" height="601" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-13-1024x601.png" alt="" class="wp-image-25897" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-13-1024x601.png 1024w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-13-300x176.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-13-768x451.png 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-13.png 1060w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Commerçantes de sardines attendant l’accostage des bateaux de pêche. Tanga, Tanzanie<br>Crédit photo : January Ndagala</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, la lutte pour les droits territoriaux a été envisagée presque exclusivement en termes de terre. Néanmoins, lorsqu’on aborde la question des territoires dans le contexte de la pêche artisanale (<strong>PA</strong>), il est impératif de souligner l’interdépendance absolue entre l’eau et la terre pour les moyens de subsistance, la souveraineté alimentaire et l’identité culturelle de ces communautés. Le littoral et les plans d’eau intérieurs constituent un environnement de vie complet où se croisent la vie quotidienne, les moyens de subsistance et la culture ; là où la terre s’arrête, le territoire se prolonge dans l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet esprit, une contribution fondamentale que la pêche artisanale peut apporter à l’interprétation de l’UNDROP réside dans l’utilisation de concepts paradigmatiques issus des sciences sociales et des mouvements sociaux d’Amérique latine et des Caraïbes, tels que <strong>le Maritorio (Maritory) ou le Territoire de vie</strong>. Cela revient à reconnaître les zones côtières et marines d’usage collectif comme des espaces de souveraineté alimentaire façonnés par les personnes qui les habitent traditionnellement ; des lieux compris comme des espaces spirituels et interculturels d’« affection pour la nature et les ancêtres », plutôt que de simples zones d’extraction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son tour, cette vision s’étend au concept <strong>d’Acuatorio (Aquatory)</strong>, un terme qui permet de comprendre les <strong>« territorialités amphibies » </strong>des communautés qui habitent ces espaces. Cette perspective reconnaît que la protection de la pêche artisanale nécessite une approche qui traite tous les écosystèmes aquatiques — rivières, lagunes, zones humides — de manière égale, comme des territoires indivisibles de terre et d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, le droit à la terre et aux autres resources naturelles inscrit à <strong><a href="https://defendingpeasantsrights.org/rights/xvii-derecho-a-la-tierra-y-otros-recursos-naturales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’article 17 de l&rsquo;UNDROP</a> </strong>doit être interprété comme un cadre englobant les relations complexes que les communautés de pêcheurs entretiennent avec leurs environnements aquatiques, réaffirmant que l’eau et la terre constituent des dimensions indissociables de ce droit.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les menaces : « l’accaparement des océans » et l’économie bleue</strong></h5>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1006" height="673" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png" alt="" class="wp-image-25898" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-14.png 1006w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-14-300x201.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-14-768x514.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1006px) 100vw, 1006px" /><figcaption class="wp-element-caption">Maison de pêcheur – Patharghata, Barguna, Bangladesh<br>Crédit photo : Druvo Dash</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les territoires de pêche sont confrontés à une vague sans précédent de menaces pesant sur leurs vies et leurs moyens de subsistance. Sous le prétexte du développement et de la durabilité, les projets de tourisme de luxe, l’énergie offshore, l’aquaculture et la pêche industrielles, ainsi que l’exploration minière en eaux profondes détruisent les écosystèmes marins et s’accaparent les zones de pêche et les sites de débarquement. Ce phénomène est connu sous le nom d’«&nbsp;<strong>accaparement des océans » ou « blue grabbing </strong>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines approches de la conservation de l’environnement, lorsqu’elles sont appliquées selon le modèle de la<strong> « forteresse » </strong>– c’est-à-dire des zones protégées fermées et excluant les habitants traditionnels – sont également devenues une menace. L’UNDROP, en dialogue avec les <a href="https://www.fao.org/voluntary-guidelines-small-scale-fisheries/fr"><strong>Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale </strong></a><strong>(<strong>Directives sur la pêche artisanale</strong>)</strong>, doit être utilisé pour rétablir le rôle important des peuples de pêcheurs – qui habitent ces territoires depuis des siècles – en tant que véritables gardiens de la biodiversité et des écosystèmes. Comme l&rsquo;établissent ces Directives, la conservation ne doit pas se faire au détriment des communautés, mais en collaboration avec elles. Par conséquent, la protection de leurs droits fonciers et la reconnaissance de leurs pratiques et savoirs traditionnels constituent en soi une stratégie de conservation.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La triade défensive : l’UNDROP, les directives sur la pêche artisanale, et la sécurisation foncière</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La force de l’UNDROP pour les peuples pêcheurs réside dans sa capacité à dialoguer avec d’autres instruments internationaux. Pour que la protection soit efficace, la Déclaration doit être lue à la lumière des <strong>Directives sur la pêche artisanale </strong>et des <a href="https://www.fao.org/tenure/voluntary-guidelines/fr/"><strong>Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers</strong></a><strong> (VGGT)</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les Lignes directrices sur la pêche artisanale et les VGGT fournissent la feuille de route technique pour une gouvernance responsable, l’UNDROP élève ces recommandations au rang de droits humains. Ensemble, elles forment un cadre juridique qui permet aux peuples de pêcheurs d’exiger et de lutter pour la redistribution des terres et des eaux, l’accès préférentiel aux zones de pêche et aux ressources, ainsi que la gestion collective de leurs territoires aquatiques – tant côtiers qu’intérieurs – et la protection contre tout déplacement ou expulsion arbitraire et illégal. En outre, ce cadre soutient la garantie du <strong>consentement libre, préalable et éclairé (CLPE) </strong>et la mise en œuvre d’évaluations d’impact territorial concernant les projets à grande échelle de « l’économie bleue ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNDROP constitue également un instrument pionnier en reconnaissant le droit à l&rsquo;eau comme un pilier essentiel d&rsquo;une vie digne pour les pêcheurs artisanaux, et comme le fondement de leurs moyens de subsistance. Ce droit s&rsquo;entend non seulement pour la consommation humaine, mais aussi pour la production alimentaire et, par extension, pour la pêche. De même, en reconnaissant les systèmes de gestion communautaire, ce droit renforce l&rsquo;autonomie des communautés de pêcheurs dans la gouvernance de leurs territoires, où les savoirs traditionnels jouent un rôle clé. Enfin, la Déclaration établit également des dispositions obligeant les États à protéger les communautés contre des tiers, ce qui est crucial face aux activités extractives ou polluantes qui menacent à la fois l’accès aux territoires aquatiques et l’intégrité des écosystèmes.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les femmes au cœur de la pêche</strong></h5>



<figure class="wp-block-image size-full is-style-rounded"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="530" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-15.png" alt="" class="wp-image-25899" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-15.png 793w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-15-300x201.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/image-15-768x513.png 768w" sizes="auto, (max-width: 793px) 100vw, 793px" /><figcaption class="wp-element-caption">Femme dans une unité de séchage du poisson – Cox’s Bazar, Bangladesh<br>Crédit photo : Din M. Shibly</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;UNDROP doit servir de bouclier aux peuples de la mer, sa protection doit être particulièrement solide pour les femmes, qui soutiennent la vie et le tissu économique de leurs communautés, mais sont confrontées à une invisibilité systémique et juridique. Dans la pêche artisanale, comme dans d’autres secteurs ruraux, la relation au territoire est profondément marquée par une dimension de genre : alors que les hommes sont généralement en mer, l’espace productif et vital des femmes est le littoral et la bande côtière. C’est là qu’elles transforment, font sécher et commercialisent le poisson ; par conséquent, elles sont touchées de manière disproportionnée par l’accaparement des terres et des océans et par l’avancée de l’« économie bleue ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet impact différencié a été explicitement reconnu par le <strong>Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) </strong>dans sa Recommandation générale n° 34, qui souligne que les femmes rurales — y compris les pêcheuses — ne constituent pas un groupe homogène et souffrent de formes de discrimination qui se recoupent. Cette perspective intersectionnelle a été renforcée par la <strong>Cour interaméricaine des droits de l’homme (OC-27/21)</strong>, qui établit que les femmes qui dépendent des ressources naturelles sont confrontées à une « vulnérabilité aggravée » lorsque leur environnement est détruit, car cela rompt non seulement leur source de revenus, mais aussi le tissu de leur vie communautaire et de prise en charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, dans une logique de protection globale, l‘UNDROP ne peut être interprétée isolément, mais doit être comprise dans le cadre d’un dialogue permanent avec la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et les Directives sur la pêche artisanale<strong> – </strong>en particulier le chapitre 8. Cette articulation normative constitue le fondement sur lequel s’appuie l’exigence faite aux États de reconnaître pleinement le travail des femmes dans le secteur de la pêche, de respecter leurs connaissances en matière d’utilisation durable des ressources et de garantir la sécurité foncière pour les terres adjacentes aux cours d’eau. Cela est à son tour essentiel pour que les pêcheuses cessent d’être invisibles et puissent agir en tant que parties prenantes, décideuses responsables et bénéficiaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, <strong><a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/rights/iv-droit-des-paysannes-et-des-autres-femmes-travaillant-dans-les-zones-rurales/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’article 4 de l’UNDROP</a> </strong>prévoit que les États adoptent des mesures visant à éliminer la discrimination à l’égard des pêcheuses et à garantir leur participation pleine et effective à tous les processus décisionnels. Il reconnaît également leur droit d’accéder aux ressources productives, aux services et à la protection sociale sur un pied d’égalité, en s’attaquant aux inégalités structurelles auxquelles elles sont confrontées. Ainsi, l’article 4 non seulement complète les normes de la CEDAW, mais consolide également une approche transformatrice qui exige des politiques publiques intégrant une perspective de genre dans la pêche artisanale.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De la reconnaissance à la réalisation : l’UNDROP, un instrument vivant pour la pêche artisanale</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le terme « paysan » imprègne une grande partie du langage de l’UNDROP, sa portée est sans équivoque : les pêcheurs artisanaux et les travailleurs du secteur de la pêche sont des titulaires de droits à part entière au titre de cet instrument. Comme l’a récemment fait valoir le <strong>Collectif international de soutien aux travailleurs de la pêche (ICSF) </strong>devant le <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/category/droit-et-politique/groupe-de-travail-de-lonu-sur-lundrop/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP</a>, le défi n’est plus celui de la reconnaissance, mais celui de la concrétisation. Il est temps de briser définitivement la « frontière invisible » qui a historiquement exclu la mer des débats agraires et de veiller à ce que les communautés de pêcheurs s’approprient la Déclaration comme leur propre bouclier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette perspective, pour que l’UNDROP ait un sens dans la vie des peuples pêcheurs, il faut aller au-delà d’une lecture purement déclaratoire des droits. La Déclaration doit être mise en œuvre en tandem avec les <strong><strong>Directives sur la pêche artisanale</strong> </strong>et le <strong>VGGT</strong>, non seulement en tant qu’instruments complémentaires, mais aussi en tant qu’éléments d’une architecture cohérente pour une gouvernance des pêches fondée sur les droits. Dans ce cadre, les droits humains cessent d’être des garanties abstraites et deviennent des outils d’action, ancrés dans les expériences vécues, les systèmes de connaissances et l’organisation collective des communautés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, transformer l’UNDROP en un outil opérationnel est un processus à la fois politique et collectif. Cela dépend du renforcement des capacités des organisations de pêcheurs artisanaux, de leur participation active aux espaces de prise de décision et du renforcement des alliances stratégiques qui soutiennent leurs luttes. L’expérience historique démontre que les changements durables émergent de cette interaction entre la résistance communautaire et une présence technique et politique soutenue dans les arènes de la gouvernance mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNDROP peut servir de boussole essentielle, mais seulement si elle est activement pilotée par les communautés mêmes qu&rsquo;elle cherche à protéger. La tâche qui nous attend consiste à veiller à ce que les peuples pêcheurs non seulement se reconnaissent dans cette Déclaration, mais l&rsquo;utilisent comme un outil pour protéger l&rsquo;avenir de leurs territoires, de leurs moyens de subsistance et de leurs droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Candelaria Aráoz Falcón &#8211; Collectif International d&rsquo;Appui aux Travilleurs de la Pêche (ICSF)</em></p>
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		<title>Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/souverainete-alimentaire-face-a-la-guerre-a-limperialisme-et-a-la-faim-des-peuples-dans-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Via Campesina]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 13:31:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Briefings / Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce communiqué de presse a été initialement publié sur le site web de La Via Campesina le 17 avril 2026. La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes. Bagnolet, 17 avril 2026 &#124; Aujourd’hui marque le...</p>
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<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph">Ce <a href="https://viacampesina.org/fr/souverainete-alimentaire-face-a-la-guerre-a-limperialisme-et-a-la-faim-des-peuples-dans-le-monde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué de presse</a> a été initialement publié sur le site web de La Via Campesina le 17 avril 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Via Campesina publie son document de positionnement sur les guerres dans le monde, dans le cadre des 30 ans de la Journée internationale des luttes paysannes</em></strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bagnolet, 17 avril 2026 | Aujourd’hui marque le 30e anniversaire du massacre d’Eldorado dos Carajás, un événement tragique qui a constitué un tournant pour La Vía Campesina, où des paysan·nes sans terre du Brésil ont été assassiné·es par la police fédérale pour avoir défendu leur droit à la réforme agraire. Des kilomètres plus loin et 30 ans après ces faits, le monde continue de faire saigner des peuples et des familles innocentes dans un contexte de plus en plus critique, marqué par la pression du pouvoir impérial et les tensions géopolitiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En commémorant la <em><strong>Journée internationale des luttes paysannes</strong></em>, notre mouvement présente le document de positionnement : <strong>Souveraineté alimentaire face à la guerre, à l’impérialisme et à la faim des peuples dans le monde, un document qui aborde des éléments clés pour comprendre l’impact des guerres et du pouvoir impérial sur la souveraineté alimentaire des peuples.</strong> Le document prend en compte des données importantes fournies par les rapports du Comité des pêches de la FAO à travers son rapport sur la Situation de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI), l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (ACNUR), entre autres ; concernant les conflits mondiaux et leurs impacts sur les systèmes alimentaires dans les pays affectés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous vivons une ère de convergence de crises sans précédent. Jamais dans l’histoire récente autant de conflits armés n’ont éclaté simultanément sur autant de continents. Les guerres à Gaza, au Liban, au Mali, en Ukraine, au Soudan, au Yémen, au Myanmar, </em><em>au Sahel, en République démocratique du Congo et en Syrie ne sont pas des tragédies isolées. Elles sont les éruptions symptomatiques d’un système global unique, structurellement malade, construit sur la logique de l’accumulation infinie du capital, le raci</em><em>sme structurel, l’escalade des tensions du pouvoir géopolitique, l’extraction des ressources et la domination impériale néocolonialiste. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">La Via Campesina, en tant que mouvement rassemblant des organisations paysannes à l’échelle mondiale, a réfléchi à cette situation et a dénoncé de manière constante l’utilisation de la faim comme arme de guerre ainsi que les intérêts économiques qui en découlent. La destruction et l’occupation militaire profitent aux économies des États-Unis, d’Israël et de nombreux pays du Nord global ; favorisant des génocides en cours et entraînant une somme incalculable de violations des droits humains et de crimes contre l’humanité, avec un risque d’impunité, où les femmes et les enfants sont les plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous invitons nos organisations membres et les organisations alliées à étudier et à partager ce document comme un outil populaire d’analyse et comme une contribution du mouvement paysan mondial, exprimée en première personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Uni·es contre l’impérialisme, le néocolonialisme, la criminalisation de nos luttes et la spoliation de nos territoires</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Prise-de-position-de-LVC_LA-MONDIALISATION-DE-LA-GUERRE-ET-LA-FAMINE.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué FR-Prise-de-position-de-LVC_LA-MONDIALISATION-DE-LA-GUERRE-ET-LA-FAMINE."></object><a id="wp-block-file--media-ea65c43a-1f0f-49a6-9e95-3bc7ad08c16b" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Prise-de-position-de-LVC_LA-MONDIALISATION-DE-LA-GUERRE-ET-LA-FAMINE.pdf">FR-Prise-de-position-de-LVC_LA-MONDIALISATION-DE-LA-GUERRE-ET-LA-FAMINE</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Prise-de-position-de-LVC_LA-MONDIALISATION-DE-LA-GUERRE-ET-LA-FAMINE.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-ea65c43a-1f0f-49a6-9e95-3bc7ad08c16b">Download</a></div>
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		<title>Journée Internationale des Luttes Paysannes ! &#8211; 17 Avril</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/journee-internationale-des-luttes-paysannes-17-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 14:27:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, le 17 avril, marque la Journée internationale des luttes paysannes. La plateforme Défendre les Droits des Paysan.ne.s exprime sa solidarité avec les paysans et les communautés rurales du monde entier. Nous rendons hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie dans la lutte pour la dignité, la terre et la justice, ainsi...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Aujourd’hui, le 17 avril, marque la Journée internationale des luttes paysannes. La plateforme Défendre les Droits des Paysan.ne.s exprime sa solidarité avec les paysans et les communautés rurales du monde entier. Nous rendons hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie dans la lutte pour la dignité, la terre et la justice, ainsi qu’à celles et ceux qui continuent de nourrir l’humanité, de protéger la biodiversité et de préserver la planète.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les paysans et paysannes, les pêcheurs et pêcheuses, les bergers et bergères, les éleveurs et éleveuses, les travailleurs et travailleuses ruraux ainsi que les peuples ruraux sont des acteurs fondamentaux de la transformation des systèmes alimentaires et de la construction de voies vers la souveraineté alimentaire mondiale. C’est pourquoi la protection de leurs droits est essentielle pour l’avenir de l’humanité et d’une planète durable.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Un outil fondamental pour protéger leurs droits est la <strong>Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).</strong> Celle-ci fournit un cadre solide pour orienter les politiques publiques, les lois et les programmes qui garantissent la dignité, les moyens de subsistance et les droits des populations rurales.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Défrende les Droits des Paysan.ne.s est une plateforme mondiale destinée aux organisations et communautés rurales, permettant de partager les connaissances, d’amplifier les luttes et de construire un pouvoir collectif pour la mise en œuvre de leurs droits dans le monde entier.</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="International Day of Peasant Struggles | Día Internacional de las Luchas Campesinas - 17 Abril" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/aY8B1GBEQv8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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		<title>Déclaration de Yaoundé: L’OMC et le libre-échange engendrent la faim, la pauvreté et les inégalités</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/declaration-de-yaounde-lomc-et-le-libre-echange-engendrent-la-faim-la-pauvrete-et-les-inegalites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CETIM]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 08:29:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article publié par le CETIM le 2 avril 2026, disponible ici. Le CETIM et La Via Campesina étaient à Yaoundé, Cameroun, pour suivre de près les travaux de la 14e Conférence ministérielle de l’OMC (26-29 mars 2026). Le CETIM et LVC prônent le démantèlement de l’OMC, en ce que son&#160;paradigme se base sur une architecture...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/declaration-de-yaounde-lomc-et-le-libre-echange-engendrent-la-faim-la-pauvrete-et-les-inegalites/">Déclaration de Yaoundé: L’OMC et le libre-échange engendrent la faim, la pauvreté et les inégalités</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Article publié par le CETIM le 2 avril 2026, disponible <a href="https://www.cetim.ch/declaration-de-yaounde-lomc-et-le-libre-echange-engendrent-la-faim-la-pauvrete-et-les-inegalites/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CETIM et La Via Campesina étaient à Yaoundé, Cameroun, pour suivre de près les travaux de la 14<sup>e</sup> Conférence ministérielle de l’OMC (26-29 mars 2026). Le CETIM et LVC prônent le démantèlement de l’OMC, en ce que son&nbsp;paradigme se base sur une architecture économique et commerciale profondément asymétrique, au service des intérêts du capital transnational et au détriment des peuples et des économies locales, en particulier dans les pays du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Conférence ministérielle s’est achevée sans déclaration finale ni une réforme pourtant annoncée. La majorité des dossiers, dont l’agriculture, le commerce électronique ou la facilitation des investissements, ont été renvoyés à Genève faute de consensus. De nombreux participants attribuent cet échec en grande partie à la stratégie des États-Unis, qui ont conditionné toute négociation à l’adoption d’un moratoire permanent sur les droits de douane liés au commerce électronique, suscitant de fortes tensions, notamment parmi les pays du Sud. Les divergences sur ce sujet, ainsi que sur d’autres priorités comme la sécurité alimentaire ou les règles de propriété intellectuelle, ont bloqué les négociations. Cet échec confirme ainsi l’analyse selon laquelle l’OMC est aujourd’hui largement paralysée, incapable de produire des décisions favorables à un développement commerciale juste et équitable, et souligne la nécessité de repenser en profondeur le système commercial international vers un cadre véritablement démocratique, qui ne marginalise pas les voix des peuples et des pays du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Déclaration de Yaoundé que nous relayons ci-dessous, publié par La Via Campesina, met en lumière les effets systémiques d’un modèle commercial qui subordonne l’alimentation aux logiques du profit, accélère la marginalisation des petits producteurs d’aliments et compromet la souveraineté des peuples sur leurs systèmes alimentaires. Dans un contexte marqué par des crises géopolitiques, économiques et environnementales, la dépendance accrue aux marchés mondiaux apparaît non seulement comme une impasse, mais comme un facteur aggravant des vulnérabilités structurelles qui oppriment les peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette crise multidimensionnelle, la Déclaration de Yaoundé de LVC se veut porteuse d’espoir, en proposant une alternative politique institutionnelle structurée. En affirmant la souveraineté alimentaire comme principe fondamental, elle appelle à une refondation du commerce international fondée sur la primauté des droits humains, la solidarité entre les peuples et le respect des écosystèmes. Conformément aux principes consacrés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), ce nouveau cadre doit défendre et renforcer la reconnaissance des droits des paysans à la terre, aux semences, à la biodiversité et à la souveraineté alimentaire, entre autres. Pour cela, la Déclaration de Yaoundé invite ainsi à sortir l’agriculture de l’OMC et à dépasser le cadre actuel de l’OMC pour construire un nouveau système commercial au service de l’autodétermination des peuples.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Lire la <a href="https://viacampesina.org/fr/declaration-de-yaounde-lomc-et-le-libre-echange-engendrent-la-faim-la-pauvrete-et-les-inegalites/?fbclid=IwdGRjcAQ31otleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZAo2NjI4NTY4Mzc5AAEedHn_lLB8pAE0izscyFDs0-1QGhTOESFs6vzDdVyUHgpPCjWOoy40Nv-Cc8E_aem_BPQq09PmuAa-0lqK2f85EA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Déclaration de Yaoundé</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire le communiqué du CETIM préalable à la Conférence ministérielle: <a href="https://www.cetim.ch/lomc-dans-limpasse-la-conference-ministerielle-la-savera-t-elle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;L’OMC dans l’impasse: La Conférence ministérielle la sauvera-t-elle?&nbsp;»</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Sri Lanka : MONLAR appelle à un soutien international face à l’expansion de l’énergie verte à Hambantota violant les droits des paysan.ne.s et de l’environnement</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/sri-lanka-monlar-appelle-a-un-soutien-international-face-a-lexpansion-de-lenergie-verte-a-hambantota-violant-les-droits-des-paysan-ne-s-et-de-lenvironnement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 10:14:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet appel à la solidarité internationale a été initialement publié par La Via Campesina le 3 avril 2026. Disponible en anglais ici.Un modèle d’e-mail à envoyer par votre mouvement/organisation au Président du Sri Lanka est disponible en téléchargement au bas de cette page. La décision du gouvernement sri-lankais d’établir des centrales solaires à Hambantota a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-7-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>Cet <em>appel à la solidarité internationale</em> a été initialement publié par La Via Campesina le 3 avril 2026. Disponible en anglais <a href="https://viacampesina.org/en/2026/04/sri-lanka-monlar-urges-international-support-over-hambantota-green-energy-expansion-violating-peasants-and-environmental-rights/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</strong><br><strong><br>Un modèle d’e-mail à envoyer par votre mouvement/organisation au Président du Sri Lanka est disponible en téléchargement au bas de cette page.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du gouvernement sri-lankais d’établir des centrales solaires à Hambantota a provoqué une forte réaction des syndicats paysans et des groupes environnementaux. Plus de 1000 acres de forêt (un habitat essentiel pour les éléphants et une zone de biodiversité critique) ont été défrichés pour faire place à la soi-disant initiative d’énergie verte menée par 17 entreprises solaires. Plus de 5000 familles agricoles dans des zones comme Mayurapura et Gonnooruwa font désormais face à une intensification du conflit entre humains et éléphants, menaçant leur sécurité, leurs cultures et leur sécurité alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous reproduisons un appel de MONLAR demandant à ses alliés de la communauté internationale d’écrire au Président du Sri Lanka pour dénoncer cette initiative et exiger l’arrêt immédiat des opérations de défrichage en cours.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux membres de la société civile internationale et de la communauté des activistes,</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous écrivons en tant que Mouvement pour la Réforme Agraire et Foncière afin d’attirer votre attention immédiate sur une grave crise des droits humains et environnementale qui se déroule dans le district de Hambantota, au Sri Lanka, et qui est délibérément présentée comme une initiative d’énergie « verte ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les communautés agricoles de Hambantota ne sont pas étrangères à la lutte. Elles ont passé des mois à protester et à plaider pour obtenir la publication officielle du corridor des éléphants, une protection juridique historique pour les routes de migration ancestrales des éléphants d’Asie en danger et pour les moyens de subsistance des communautés partageant ces terres. C’est à la suite de cette victoire que 17 entreprises solaires sont maintenant intervenues, défrichant les terres que ces communautés avaient lutté pour protéger. Leur lutte est en train d’être effacée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce n’est pas la première fois que les habitants de Hambantota sont confrontés à la dépossession.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La région a déjà supporté le poids de l’Initiative « Belt and Road », notamment avec le controversé bail du port de Hambantota et une urbanisation agressive que les communautés ont fortement rejetée, entraînant des déplacements forcés et un développement imposé sans transparence ni consentement. L’expansion solaire actuelle suit le même schéma : un développement irrégulier qui avance en violation de la loi et des droits des communautés, avec des conséquences pour les populations humaines comme pour les animaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que présentée comme énergie renouvelable, cette expansion solaire massive dévaste plus de 1 000 acres de forêt au sein de la Réserve d’Éléphants Gérée de Hambantota (MER), utilisant des machines lourdes et des incendies intentionnels pour dégager des corridors essentiels pour la faune, accaparant « vertement » des terres qui soutiennent à la fois des éléphants en danger et des communautés agricoles locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les impacts</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Conflit humain-éléphant :</strong> En bloquant les anciens corridors de migration (tels que Sanakku Gala et Kapapu Wewa) avec des clôtures électriques, le projet pousse les éléphants vers les villages.</li>



<li><strong>Crise des moyens de subsistance :</strong> Plus de 5 000 familles agricoles dans des zones comme Mayurapura et Gonnooruwa font face à une intensification du conflit humain-éléphant, menaçant leur sécurité, leurs cultures et leur sécurité alimentaire.</li>



<li><strong>Défaillances de gouvernance :</strong> Des rapports indiquent que ces projets ont contourné les Évaluations d’Impact Environnemental (EIA) obligatoires et ignoré les protestations des communautés locales et des conservateurs.</li>



<li><strong>Action climatique contre-productive :</strong> Comme le soulignent des experts locaux, le défrichage et l’incendie des forêts de la zone sèche libèrent le carbone stocké et perturbent les régimes locaux de précipitations, compromettant les objectifs de réduction des émissions que le projet solaire prétend servir.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une transition juste doit être inclusive, transparente et écologiquement viable. Si l’énergie renouvelable se construit sur les ruines de la biodiversité et le déplacement des populations rurales pauvres, elle reproduit la même logique extractive de l’ère des combustibles fossiles qu’elle prétend éliminer.</p>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">APPEL À LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Nous demandons à votre organisation de montrer sa solidarité avec les communautés affectées de Hambantota <strong>en envoyant une lettre officielle au Président du Sri Lanka</strong>. Votre influence au niveau international peut exercer la pression nécessaire pour :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>L’arrêt immédiat</strong> de toutes les activités de défrichage au sein de la Réserve d’Éléphants Gérée.</li>



<li><strong>Le respect strict de la loi</strong>, en garantissant que des Évaluations d’Impact Environnemental (EIA) complètes et des Évaluations d’Impact Archéologique soient réalisées et rendues publiques.</li>



<li><strong>La priorité donnée au solaire sur les toits et sur les terres dégradées</strong> (comme les mines abandonnées), plutôt qu’aux forêts primaires et aux terres agricoles productives, comme le recommandent les défenseurs locaux de l’environnement.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Nous serions honorés que votre voix se joigne à la nôtre pour exiger une transition véritablement juste, tant pour les populations que pour la planète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En solidarité,<br>ÉQUIPE MONLAR</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le modèle de courrier électronique à envoyer par les mouvements et organisations au Président du Sri Lanka se trouve ci-dessous. Veuillez lire les instructions pour compléter le modèle à la page 2 du document :</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Draft-Template-for-letter-to-President-1-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué FR - Draft Template for letter to President-1 (1)."></object><a id="wp-block-file--media-7b0e866b-0a7f-4bf1-945e-dae3ee24d889" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Draft-Template-for-letter-to-President-1-1.pdf">FR &#8211; Draft Template for letter to President-1 (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/FR-Draft-Template-for-letter-to-President-1-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-7b0e866b-0a7f-4bf1-945e-dae3ee24d889">Download</a></div>
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		<item>
		<title>Burkina Faso: La paysannerie, graine de changement ?</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/burkina-faso-la-paysannerie-graine-de-changement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raffaele Morgantini (CETIM)]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 20:41:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article de Raffaele Morgantini, représentant du CETIM auprès de l’ONU, publié dans Le Courrier, lundi 15 décembre 2025. Version originale à lire ici Depuis sa prise de pouvoir par un coup d’Etat en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré assume la présidence du Burkina Faso en ne laissant personne indifférent: pour certains, il incarne un...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/burkina-faso-la-paysannerie-graine-de-changement/">Burkina Faso: La paysannerie, graine de changement ?</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><em><strong>Article de Raffaele Morgantini, représentant du CETIM auprès de l’ONU, publié dans Le Courrier, lundi 15 décembre 2025. Version originale <a href="https://lecourrier.ch/2025/12/14/la-paysannerie-graine-de-changement/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à lire ici</a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis sa prise de pouvoir par un coup d’Etat en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré assume la présidence du Burkina Faso en ne laissant personne indifférent: pour certains, il incarne un tournant historique qui marque une rupture avec l’ordre néocolonial et le début d’une révolution panafricaine populaire; pour d’autres, il s’agit d’un énième coup de force despotique orchestré par un régime militaire. Cet article tente d’apporter un éclairage original, à la lumière des rapports de force en présence, en donnant la parole aux mouvements sociaux burkinabè – paysans en particulier.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Burkina Faso affronte depuis des années une situation de guerre, principalement dans le nord, sous la menace djihadiste, et subit depuis 2022 une pression internationale accrue, qui s’est manifestée par des régimes de sanctions imposés par la France, la Banque mondiale, l’Union européenne et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Héritier d’un long passé colonial et d’un endettement illégitime, le gouvernement Traoré cherche à restaurer la souveraineté nationale et à s’inscrire dans une nouvelle dynamique panafricaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses partenaires de l’Alliance des Etats du Sahel – le Mali et le Niger –, le pays remet en cause le franc CFA et envisage une monnaie indépendante ou commune, tout en se désengageant progressivement du FMI, de la Banque mondiale et de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Le refus de nouveaux emprunts occidentaux marque une volonté de sortir de la dépendance financière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan économique, le Burkina Faso s’est lancé dans une dynamique de nationalisation des secteurs stratégiques. En 2023, l’Etat a repris le contrôle des grandes mines d’or. Un nouveau code minier adopté en 2024 renforce la souveraineté sur les ressources, augmente la part étatique dans les sociétés minières, impose la transformation locale et crée une réserve stratégique d’or. En 2025, un centre de traitement des résidus miniers a été inauguré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconquête économique englobe aussi l’agroalimentaire, via des nationalisations et l’industrialisation d’usines dans les secteurs de la production sucrière, de la transformation laitière et de la production/transformation de la tomate, filière-clé du pays. Malgré un contexte régional conflictuel, ces choix constituent des leviers essentiels pour asseoir une souveraineté réelle et renforcer les capacités de l’Etat à financer des politiques sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La parole aux paysan·nes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, 80% de la population active travaille dans l’agriculture (environ 32% du PIB national) et près de 90% des fermes sont des exploitations familiales de moins de cinq hectares, caractérisant la prédominance d’une agriculture de subsistance. Cela montre à quel point les petits producteurs d’aliments paysans, nomades, éleveurs et communautés de pêcheurs artisanaux sont des acteurs centraux de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette lumière que le gouvernement a lancé son «Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025», avec pour objectif l’autosuffisance et la souveraineté alimentaire. Dans ce cadre, de nombreux investissements ont été réalisés: équipements agricoles, infrastructures de transformation locales, soutien aux filières céréalières, rizicoles et horticoles. Les résultats sont palpables: la production de tomates, de riz et de maïs a considérablement augmenté entre 2022 et 2024, et, depuis, l’exode rural a baissé.<sup data-fn="1ec698fc-da09-4d4b-a741-55f41ec4783f" class="fn"><a id="1ec698fc-da09-4d4b-a741-55f41ec4783f-link" href="#1ec698fc-da09-4d4b-a741-55f41ec4783f">1</a></sup></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des chiffres, c’est l’engagement des communautés rurales qui impressionne. Longtemps marginalisées, elles forment le cœur du nouveau projet de société, désormais reconnues comme les sujets politiques du changement. Deux leaders de terrain, M. Alassane Nakande (maillon essentiel de la Convergence ouest africaine des luttes pour la terre et l’eau<sup data-fn="155638dd-4e2b-469a-86a6-813a839111ca" class="fn"><a id="155638dd-4e2b-469a-86a6-813a839111ca-link" href="#155638dd-4e2b-469a-86a6-813a839111ca">2</a></sup> et directeur exécutif du Mouvement africain pour les droits environnementaux) et Mme Ouédraogo Ouandegma (présidente de la Coordination burkinabè des organisations paysannes, membre de la Via Campesina et du Syndicat des travailleurs de l’agropastoral) témoignent des changements profonds en cours. Ces changements, et notamment les avancées, permettent de promouvoir une agenda paysanne conforme aux dispositions et principes de la Déclaration de l’ONU sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), qui reconnaît des droits fondamentaux comme le droit à la terre ou le droit aux semences.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Renforcement de la production paysanne locale</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Mme&nbsp;Ouandegma, l’initiative en matière de protection et promotion de la production locale «est positive, en ce qu’elle accompagne concrètement les organisations paysannes dans la consolidation de leurs moyens de production, des filières, coopératives paysannes et marchés locaux». La représentante paysanne témoigne des «efforts gouvernementaux», qui ont «permis d’accéder à des outils et matériaux de production et transformation agricole (unités de transformation du riz, tracteurs…)». Grâce à cette initiative, «ce sont les petits producteurs et les coopératives paysannes locales qui livrent directement leurs produits dans les hôpitaux, les mairies, les cantines scolaires, les prisons… Ce qui a permis de mettre en œuvre des circuits courts, d’ouvrir les marché aux plus petits producteurs, de promouvoir les produits locaux».</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Politique foncière et droit à la terre</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, le Burkina Faso a été confronté à de larges vagues d’accaparement des terres par des opérateurs privés et financiers qui ont profité d’un cadre légal flou et permissif. Face à cela, M. Nakande souligne que «grâce à la volonté des autorités de s’attaquer à ce phénomène via la révision des lois pro-accaparement, une meilleure re-distribution des terres est en voie d’être rendue possible». Le dirigeant paysan précise que ces changements législatifs sont «accompagnés de mesures d’appui, notamment sous forme de kits d’installation pour les jeunes paysans». Le processus s’inscrit «dans une logique plus large de renforcement de la sécurité et de la souveraineté alimentaire», avec d’autres initiatives en cours – recherches-actions, études de faisabilité, mesures concrètes – visant à «valoriser le rôle des producteurs agricoles et à leur redonner une place centrale dans les politiques publiques».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour sa part, Mme Ouandegma affirme que la politique foncière des autorités «permet de renforcer la sécurité et la reconnaissance juridique des droits d’occupation des terres pour les paysans et les paysannes». Elle se réjouit également de l’engagement pris par le gouvernement d’accorder au moins 30% des titres fonciers à des femmes productrices.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Politiques agroécologiques</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de l’agroécologie – concept et pratiques charnières portées par le mouvement paysan international – M. Nakande souligne qu’«au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat, une commission conjointe a été créée pour aborder les défis qui entourent la promotion de l’agroécologie. Dans la même lignée, une loi a été adopté, promouvant l’utilisation d’intrants biologiques».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans sa stratégie nationale (SND-AE 2023-2027), le gouvernement burkinabè soutient l’intensification des pratiques agroécologiques, en collaboration avec les organisations paysannes, afin d’assurer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte marqué par des crises climatiques – diminution des pluies, détérioration des sols et des ressources hydriques, disparition de la biodiversité, sécheresses, inondations, etc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre grand chantier agroécologique concerne la revendication d’abandon progressif des pesticides chimiques émise par les acteurs ruraux. A cet effet, de nouveaux espaces de négociations et de plaidoyer ont été ouverts. Mme&nbsp;Ouandegma note une «volonté partagée, tant du côté du mouvement rural que des autorités, de diriger résolument le pays vers une transition agroécologique tangible».</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Protection des semences paysannes</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant la question des ressources phytogénétiques et la protection des semences paysannes, M. Nakande constate des évolutions positives. D’abord avec la «création d’une Commission dédiée aux ressources phytogénétiques, qui offre un cadre politique permettant d’œuvrer en faveur des propositions de la paysannerie». Ensuite avec l’adoption d’une nouvelle loi agropastorale qui reconnaît le statut d’agriculteur/paysan et renforce la protection du droit aux semences. «Cette loi pose les bases d’un cadre favorable à la conservation des semences, notamment à travers la mise en place d’une base de données dédiée». Pour le représentant paysan, il s’agit d’un véritable saut qualitatif: «Désormais, chaque paysan pourra participer activement à la préservation du système alimentaire local et au maintien de la biodiversité».<strong><br></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Une dialetique à l&rsquo;œuvre</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est évident que le monde paysan doit constituer une force politique au cœur du processus de transformation sociale, économique et politique du Burkina. Ce processus se fera avec lui, ou il ne se fera pas. Mais, faut-il le rappeler, tout processus de transformation politique s’accompagne inévitablement de trajectoires dialectiques, marquées par des tensions internes et des contradictions constantes. D’autant dans un pays comme le Burkina Faso. Pourtant la grande majorité des analyses externes tendent à ignorer cette complexité des rapports de force, au profit de jugements manichéens et décontextualisés, bien souvent eurocentriques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout processus politique transformateur qui se veut progressiste a besoin du débat démocratique. Les critiques internes comme externes – si constructives et en dehors de toute logique impérialiste – peuvent et doivent contribuer à orienter ce processus vers une réelle émancipation populaire, et à corriger le tir si nécessaire. Ce qui se passe au Burkina Faso est une tentative inédite d’un renouveau panafricain, axée sur un modèle de développement autocentré et autodéterminé – un tournant dans un continent qui continue de subir le joug néocolonial. Dans ce contexte, le gouvernement Traoré bénéficie d’un soutien populaire considérable, émanant en particulier des mouvements sociaux des zones rurales et de la jeunesse, qui refusent la fatalité néocoloniale et revendiquent une souveraineté nationale et populaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’idéaliser. Mais, dans un monde encore structuré par des rapports de domination néocoloniaux profonds, toute tentative de libération nationale mérite d’être examinée et accompagnée, surtout si elle est portée par les classes populaires et les mouvements sociaux de base. Dans ce genre de processus, la seule garantie significative contre les revers est un dialogue didactique entre les forces populaires et le gouvernement. L’enjeu permanent est donc, pour le CETIM, de rester une plate-forme pour la souveraineté populaire, ancrée dans le soutien des masses populaires, et non isolée de celles-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Notes:</strong></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="0f2ffcff-5047-44cf-8124-0473bc1310d3"> <a href="#0f2ffcff-5047-44cf-8124-0473bc1310d3-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="2c9e953a-5e0f-4b4d-8a7a-79e74c7fa325"> <a href="#2c9e953a-5e0f-4b4d-8a7a-79e74c7fa325-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/burkina-faso-la-paysannerie-graine-de-changement/">Burkina Faso: La paysannerie, graine de changement ?</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De la Colombie au monde : un podcast rendant la recherche sur les droits des paysan.ne.s accessible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 22:01:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Illustration : Juan David Botero Une nouvelle initiative de communication a été lancée récemment en Colombie dans le but de rapprocher le savoir académique du grand public. Il s’agit d’une série de podcasts portée par l’Institut d’Études Interculturelles et la spécialisation en Juridiction Agraire de l’Université Javeriana de Cali, en partenariat avec l’Observatoire des Terres...</p>
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<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:10px">Illustration : Juan David Botero</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle initiative de communication a été lancée récemment en Colombie dans le but de rapprocher le savoir académique du grand public. Il s’agit d’une série de podcasts portée par <a href="https://www.javerianacali.edu.co/intercultural" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Institut d’Études Interculturelles</a> et la spécialisation en Juridiction Agraire de l’Université Javeriana de Cali, en partenariat avec <a href="https://www.observatoriodetierras.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire des Terres Rurales</a>. Cette initiative vise à transformer des recherches récentes en contenus accessibles et attrayants, élargissant ainsi la portée des débats clés sur les droits des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ligne depuis environ un mois, le projet mise sur un langage clair et des formats multimédias pour dialoguer avec les organisations paysannes, les personnes travaillant en milieu rural, les peuples autochtones, les éleveur·e·s et les pêcheur·e·s. L’initiative publie environ deux contenus par mois, combinant audio et texte, ce qui facilite l’accès à l’information spécialisée pour des publics variés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thématiques abordées prennent leur source dans le contexte colombien, mais dépassent les frontières nationales. Les épisodes comprennent des réflexions pertinentes pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que des analyses à portée mondiale, telles que la concentration des terres et ses implications sociales, économiques et politiques. Ainsi, le podcast se consolide comme un espace de diffusion de connaissances critiques sur les problématiques agraires contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lecteurs et personnes intéressées de différentes régions sont invités à découvrir et suivre cette initiative. Les épisodes, disponibles en espagnol et en anglais, peuvent être écoutés sur <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://soundcloud.com/carlos-duarte-44</a> et <a href="https://www.observatoriodetierras.org/podcast/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.observatoriodetierras.org/podcast/</a>, tandis que les publications écrites sont disponibles sur <a href="https://www.observatoriodetierras.org/publicaciones/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.observatoriodetierras.org/publicaciones/</a>. Il s’agit d’une opportunité précieuse pour accéder à des débats actuels dans des formats plus inclusifs et compréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous soulignons particulièrement le dernier épisode publié, qui analyse l’état actuel des discussions sur la gouvernance, l’accès et les inégalités d’accès à la terre à l’échelle mondiale, ventilé par régions analytiques. Disponible en <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44/quie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espagnol</a> et en <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44/who_really_owns_the_world_s_fa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anglais</a>.</p>
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