<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Amérique du Sud archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
	<atom:link href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/region/amerique-du-sud/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/region/amerique-du-sud/</link>
	<description>Platform of rural struggles in action!</description>
	<lastBuildDate>Tue, 18 Aug 2026 16:36:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2022/12/cropped-dpr-logo-32x32.png</url>
	<title>Amérique du Sud archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
	<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/region/amerique-du-sud/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>IARAA : L’intelligence artificielle au service de la paysannerie et de la souveraineté alimentaire au Brésil</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/iaraa-lintelligence-artificielle-au-service-de-la-paysannerie-et-de-la-souverainete-alimentaire-au-bresil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 16:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=27590</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au Brésil, la Marche mondiale des femmes (MMF) et le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) ont uni leurs efforts à ceux de l’Association internationale pour la coopération populaire (Baobab) afin de développer un projet innovant d’intelligence artificielle destiné à promouvoir l’agroécologie et la réforme agraire en renforçant la souveraineté numérique populaire. L’IARAA (Intelligence...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/iaraa-lintelligence-artificielle-au-service-de-la-paysannerie-et-de-la-souverainete-alimentaire-au-bresil/">IARAA : L’intelligence artificielle au service de la paysannerie et de la souveraineté alimentaire au Brésil</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au Brésil, la Marche mondiale des femmes (MMF) et le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST) ont uni leurs efforts à ceux de l’Association internationale pour la coopération populaire (Baobab) afin de développer un projet innovant d’intelligence artificielle destiné à promouvoir l’agroécologie et la réforme agraire en renforçant la souveraineté numérique populaire. L’IARAA (Intelligence artificielle pour la réforme agraire et l’agroécologie) a été lancée en mai 2026. Elle se présente comme un nouvel outil  conçu par et pour les mouvements sociaux directement engagés dans la lutte pour la terre et la production d’une alimentation saine au Brésil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intelligence artificielle, contrôlée par les grands sociétés transnationales technologiques du Nord global, renforce les structures de pouvoir capitalistes et façonne l’agriculture mondiale. L’IARAA vise à réorienter cette technologie au service des peuples et des communautés rurales et ainsi briser le monopole technologique. Elle contribue ainsi à renforcer la souveraineté alimentaire et à bâtir des systèmes agricoles plus justes, démocratiques et durables, érigeant la technologie en véritable levier d’émancipation et de justice sociale pour la paysannerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de mieux comprendre ce projet et d’inspirer les mouvements ruraux dans différentes régions du monde, la plateforme Défendre les droits des paysan.ne.s a réalisé l’entretien suivant avec des représentants des mouvements qui ont imaginé et développé cette initiative :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Qu’est-ce que l’IARAA et comment cette initiative a-t-elle vu le jour au sein de la Marche mondiale des femmes et du MST ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IARAA, ou Intelligence artificielle au service de la réforme agraire et de l’agroécologie, est un outil créé par les mouvements populaires dans le but de démocratiser les connaissances agroécologiques et de renforcer la réforme agraire populaire. Elle est issue du « Cours sur l’intelligence artificielle pour les mouvements populaires du Sud », qui s’est tenu à Shanghai en juillet 2025. À cette occasion, outre une appropriation critique et technique des technologies liées à l’IA, des militantes issues de mouvements de différents pays ont pu se familiariser avec le modèle chinois de développement technologique. Cette expérience nous a amenées à réfléchir à la construction de la lutte pour la souveraineté technologique dans nos pays, et à créer des outils pour mener ce combat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre du Brésil (MST) et la Marche mondiale des femmes (MMF) ont participé à l’élaboration de cette formation et, en collaboration avec l’Association internationale pour la coopération populaire (Baobab), ont décidé de créer l’IARAA afin qu’elle serve d’outil pour la généralisation de l’agroécologie, du féminisme populaire et de notre perspective sur la souveraineté technologique au Brésil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin de constituer la base de connaissances qui alimente cet outil, nous avons réuni une équipe d’experts en agroécologie issus du MST et de la Marche mondiale des femmes, représentant toutes les régions du Brésil. Ce sont ces camarades qui ont défini les fondements conceptuels, politiques et techniques qui orientent les réponses de l’IARAA. Parallèlement, nous avons formé des militantes et militants issus de ces mêmes mouvements aux aspects les plus techniques du développement de l’IA, en particulier aux architectures de RAG qui sous-tendent l’outil. Nous ne voulions pas dépendre d’une équipe technique externe qui ne comprendrait pas le projet politique, mais plutôt former des militant·e·s qui saisissent cet enjeu politique dans toutes ses dimensions. Nous avons pu compter sur le soutien d’allié·e·s internationalistes ayant une plus grande expérience dans le développement d’outils de RAG, et cette collaboration a été fondamentale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-5-1024x683.png" alt="" class="wp-image-27578" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-5-1024x683.png 1024w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-5-300x200.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-5-768x513.png 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-5.png 1257w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Événement de lancement d’IARAA à São Paulo, le 16 mai 2026.<br>Crédit : Marche mondiale des femmes Brésil</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Comment définissez-vous le rôle de l’IARAA au sein de la stratégie plus large de la lutte populaire pour la souveraineté alimentaire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IARAA n’est pas un outil isolé. Elle s’inscrit dans un projet stratégique plus vaste. Elle vient s’ajouter aux différentes formes de lutte qui visent à dépasser le modèle de l’agro-industrie. C’est un outil qui cherche à renforcer l’agroécologie sur le terrain, considérée par les mouvements comme une perspective stratégique de projet politique et de lutte contre la crise environnementale imposée par l’agro-industrie. Diffuser l’ensemble des connaissances agroécologiques constitue l’une des tâches fondamentales de cette bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agent IA « Semeadura » s’adresse à ceux qui sont sur le terrain et ont besoin d’une orientation pratique et rapide. Le profil IA « Mutirão » va plus loin : il a été développé pour aider les techniciens, les dirigeants et les éducateurs populaires à organiser des processus participatifs et de formation de base, constituant ainsi un outil de soutien non seulement à la production, mais aussi à l’organisation populaire elle-même sur le terrain. Quant a l’outil IA « Quintal Produtivo », il offre une approche différenciée permettant d’aborder en profondeur les concepts, les débats théoriques et les fondements politiques de l’agroécologie, servant ainsi de référence pour l’étude, la réflexion théorique et la formation des militants, des étudiants et des cadres des mouvements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En proposant un référentiel de connaissances agroécologiques enrichi par les mouvements, l’IARAA aide chaque personne qui l’utilise à se présenter mieux préparée aux visites techniques, aux chantiers collectifs, aux écoles de campagne et aux assemblées. Elle valorise ce qui existe déjà et renforce la lutte pour ce qui reste à conquérir. L’IARAA démontre également, dans la pratique, que les mouvements populaires sont capables de créer leurs propres outils technologiques. Ce n’est pas une mince affaire dans un monde où le développement de l’intelligence artificielle est concentré entre les mains d’une poignée de multinationales. Mais il s’agit encore d’une expérience très limitée, principalement en raison du manque d’infrastructures. Pour surmonter cette dépendance technologique, il faut une stratégie de souveraineté numérique populaire, qui doit aller de pair avec la lutte pour la souveraineté alimentaire et la souveraineté énergétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Comment l’IARAA intègre-t-elle une perspective féministe et contribue-t-elle à lutter contre les inégalités de genre dans l’accès à la technologie et la production de connaissances dans ce domaine ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre perspective ne consiste pas seulement à garantir l’accès des femmes à la technologie, mais bien à placer les femmes en tant que sujets de la technologie. Lorsque les femmes ne participent pas à la conception, au développement et au contrôle des outils numériques, ces outils ne répondront probablement pas aux besoins de leur vie quotidienne. Cela a des conséquences concrètes : la plupart des IA commerciales comportent de profonds préjugés de genre, ne reconnaissent pas le travail non rémunéré des femmes dans la reproduction de la vie lorsqu’elles abordent la notion d’« économie », et traitent l’agriculture comme s’il s’agissait d’une activité neutre, sans tenir compte du fait que la manière dont les femmes pratiquent l’agriculture est spécifique, diverse et qu’elle est, dans une large mesure, le pilier de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de l’IARAA, nous abordons cette question sous plusieurs angles. Premièrement, au niveau de la base de connaissances : nous avons intégré un vaste ensemble de ressources sur le féminisme populaire et l’agroécologie féministe, afin que l’outil s’appuie sur ces réflexions pour élaborer ses réponses, et non sur les référentiels androcentriques (lesquels qualifient une vision centrée sur l&rsquo;homme masculin, posé comme norme universelle au détriment des femmes et des autres identités) qui dominent la production hégémonique de connaissances. Deuxièmement, au niveau de la conception de l’outil : des principes du féminisme populaire sont intégrés dans les instructions qui guident l’IARAA, ce qui lui permet de toujours prendre en compte la division sexuelle du travail, la nécessité de construire le féminisme populaire et de surmonter le patriarcat lorsqu’elle élabore une réponse. Troisièmement, au sein de l’équipe : nous disposons d’une coordination technique et politique comptant de nombreuses femmes, ce qui propose une autre manière de concevoir la technologie, à partir d’autres savoirs, d’autres questions et d’autres priorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IARAA a pour mission de renforcer et de rendre visibles les expériences des femmes en milieu rural, en reconnaissant le travail invisible qu’elles accomplissent et en apportant un soutien concret à l’organisation de leur lutte, tout en les reconnaissant comme des actrices de l’agroécologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4. De quelle manière l’IARAA peut-elle contribuer concrètement à la mise en œuvre des droits prévus par l’UNDROP, en particulier le droit à l’information (art. 11), aux moyens de production (art. 16), à la réforme agraire (art. 17) et à la souveraineté alimentaire (art. 15) ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNDROP constitue un jalon fondamental car elle reconnaît que les paysannes et les paysans ont des droits spécifiques que le système capitaliste leur refuse systématiquement. L’IARAA se positionne comme un outil de soutien dans la lutte pour la concrétisation de ces droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le droit à l’information, nous constatons que, contrairement aux chatbots commerciaux qui simplifient les réponses et uniformisent les pratiques, l’IARAA est programmée pour prendre en compte, dans ses réponses, la diversité des biomes, des systèmes de production, des organisations sociales et des conditions matérielles des territoires. Le droit à une information de qualité, ancrée politiquement, contextualisée et formulée dans un langage accessible est au cœur de l’IARAA.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux moyens de production et à la souveraineté alimentaire, les entreprises transnationales telles que John Deere, BASF et Microsoft ont considérablement progressé dans le domaine de l’Agriculture 4.0, en déployant des systèmes technologiques qui permettent aux géants de la tech de collecter des données sur des centaines de milliers d’hectares. Ce faisant, elles concentrent de plus en plus de pouvoir et gagnent en force pour faire avancer leur projet de destruction. L’IARAA va dans la direction opposée : elle met la technologie de pointe au service des familles paysannes, en renforçant leur capacité de production sans créer de dépendance technologique, et en formulant des recommandations en phase avec l’agroécologie, l’organisation populaire et la diversité des systèmes de production.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne la réforme agraire, nous pensons que l’IARAA est un outil permettant de soutenir la lutte et de faire progresser l’organisation et la généralisation de l’agroécologie. La réforme agraire populaire se fonde sur la capacité des familles paysannes à produire, à rester et à s’organiser sur le territoire conquis. Une communauté qui a accès à des connaissances agroécologiques de qualité et politiquement orientées produit mieux, diversifie sa production, réduit sa dépendance vis-à-vis des intrants externes et renforce son autonomie. Parallèlement, l’IARAA soutient les dirigeants et les techniciens qui travaillent dans les plantations en les aidant à organiser des processus de formation, à planifier la production de manière collective et à systématiser les expériences susceptibles d’être partagées entre les territoires. Elle contribue également à la formation politique des militants et des étudiants qui doivent s’approprier les fondements théoriques de la question agraire et de l’agroécologie pour s’engager dans la lutte.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="876" height="585" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png" alt="" class="wp-image-27574" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-1.png 876w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-1-300x200.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-1-768x513.png 768w" sizes="(max-width: 876px) 100vw, 876px" /><figcaption class="wp-element-caption">IARAA disponible pour des tests lors de l’événement de lancement.<br>Crédit : Marche mondiale des femmes Brésil</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>5. Quel est le rôle de la coopération internationale, à travers le partenariat avec la Chine, dans ce projet ? Comment ce partenariat s’est-il déroulé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat avec Baobab et nos camarades chinois·es a été essentiel pour que l’IARAA voie le jour. Observer de près le modèle chinois de développement technologique nous a beaucoup inspirés : un modèle dans lequel l’État oriente la technologie au service du peuple, où les données sont considérées comme un facteur de production au service d’un projet collectif. Nous bénéficions d’un soutien technique concret de la part de collègues qui vivent dans une société où ce débat et ce développement sont plus avancés, et qui ont déjà acquis de l’expérience dans le développement d’outils de RAG et de modèles de langage open source. En ce sens, ce partenariat a été et reste fondamental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, nous savons qu’il est nécessaire, depuis le Brésil, de créer nos propres outils, fondés sur la lutte de nos mouvements et ancrés dans notre réalité. La réalité de la dépendance technologique, de la faible industrialisation et d’un investissement historiquement insuffisant dans les sciences et les technologies, qui caractérise le Brésil et une grande partie du Sud global, pèse concrètement sur la possibilité de développer des projets tels que l’IARAA. En ce sens, la coopération Sud-Sud est fondamentale pour rendre viables des expériences, partager des connaissances techniques et construire ensemble des projets qui nous ressemblent et qui permettent de résoudre nos propres problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>6. Comment garantir que le savoir paysan ne soit pas dilué dans la logique hégémonique de l’IA ? Et comment étendre l’utilisation de l’IARAA à grande échelle sans perdre la sensibilité aux réalités locales ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La logique des grands modèles linguistiques tend à l’homogénéisation et à la reproduction de biais qui reflètent la logique de l’agriculture commerciale. Pour y remédier, nous avons apporté plusieurs adaptations à l’architecture du système de l’IARAA. L’un des éléments centraux de cette approche est la base de connaissances, constituée de documents produits par les mouvements et par des institutions de recherche engagées en faveur de l’agroécologie (brochures, manuels techniques, synthèses d’expériences territoriales, supports de formation, publications scientifiques agroécologiques et réflexions politiques issues des mouvements eux-mêmes). Comme elle fonctionne sur une architecture RAG, l’IARAA ne va pas chercher ses réponses sur Internet ni dans les référentiels génériques qui alimentent les IA commerciales, imprégnés des préjugés de l’agro-industrie et de la pensée hégémonique sur l’agriculture.<br><br>La base de connaissances de l’IARAA a été construite en tenant compte de la diversité des territoires brésiliens : elle contient des ressources sur différents biomes, des synthèses d’expériences agroécologiques menées dans diverses régions du pays, ainsi que des analyses portant sur différents systèmes de production, cultures et conditions climatiques. Cette diversité est intentionnelle et vise à garantir que l’outil soit réellement capable de traiter des situations spécifiques, et non pas uniquement une agriculture générique et hors contexte. Il existe toutefois certainement des questions pour lesquelles l’IARAA ne dispose pas encore de réponses suffisantes dans sa base de données, et dans ces cas-là, elle est invitée à ne pas inventer de réponses. Dans ces situations, l’IARAA encourage l’utilisateur à rechercher des informations auprès des organisations et des collègues de son territoire. Elle a été conçue non pas pour constituer le point final d’une conversation, mais un point de départ : elle favorise le dialogue au sein de la communauté, l’échange de savoirs entre voisins et la consultation des responsables locaux. L’interaction avec l’outil doit ouvrir la voie à l’organisation collective.<br><br>L’un des principaux défis de la mise en place de l’IARAA consiste précisément à rassembler l’ensemble de ce patrimoine sous forme écrite afin qu’il serve de base de connaissances pour l’IA, car il est dispersé dans de multiples dépôts et n’existe parfois que sous forme orale. L’IARAA ne remplace pas le savoir des peuples. Elle peut l’amplifier et faciliter sa circulation entre différents territoires et générations, et doit faire l’objet d’un processus constant d’amélioration par les mouvements pour continuer à remplir ce rôle.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="27580" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x683.png" alt="" class="wp-image-27580" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-6-1024x683.png 1024w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-6-300x200.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-6-768x513.png 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-6.png 1257w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="941" height="628" data-id="27576" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png" alt="" class="wp-image-27576" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-3.png 941w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-3-300x200.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/08/image-3-768x513.png 768w" sizes="auto, (max-width: 941px) 100vw, 941px" /></figure>
<figcaption class="blocks-gallery-caption wp-element-caption"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-theme-palette-5-color"><sup>IARAA utilisée par des représentantes et représentants de la MMM, du MST et de Baobab.<br>Crédit : Marche mondiale des femmes Brésil</sup></mark></figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>7. De quelle manière l’IARAA peut-elle s’articuler avec la politique publique d’assistance technique et de vulgarisation rurale (ATER) destinée aux paysan.ne.s et aux petits agriculteurs au Brésil, en veillant à ce qu’elle agisse comme un instrument de renforcement de l’assistance technique, et non comme un mécanisme de remplacement du travail technique humain sur le terrain ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des principes de l’IARAA est qu’elle constitue un outil de soutien et non de remplacement de l’ATER. L’absence ou la précarité de l’Assistance technique et de la vulgarisation rurale (ATER) publique dans la plupart des territoires brésiliens est une réalité que nous ne pouvons ignorer. L’extension de l’ATER fondée sur l’agroécologie en tant que droit est un combat historique des mouvements, et nous sommes convaincus qu’aucun outil technologique ne remplacera ce travail. Mais l’IARAA peut jouer un rôle concret et immédiat : être un soutien fiable à la production agroécologique dès aujourd’hui. Il existe toutefois des limites que l’outil ne pourra jamais franchir : l’analyse systémique de l’agroécosystème, le lien de confiance construit au fil du temps entre le technicien ou la technicienne et la famille d’agriculteurs, la lecture du territoire effectuée par ceux qui le connaissent de près dans toutes ses dimensions. L’IARAA est d’ailleurs programmée pour inciter les personnes à rechercher l’ATER de leur territoire et à revendiquer ce droit.<br><br><strong>8. Quels sont les défis liés à la transposition des processus de formation politique et de prise de conscience de classe dans un outil d’intelligence artificielle ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela reste un défi de taille, car notre intelligence collective en tant que mouvements ne se limite pas aux documents que nous rédigeons. Elle réside dans les interactions, dans les expériences politiques que nous vivons avec notre corps, et pas seulement avec notre esprit. Mais le savoir-faire technique que nous avons accumulé, notamment grâce à des camarades maîtrisant le développement d’architectures RAG, nous a permis d’aller au-delà de ce que nous imaginions possible au départ dans ce domaine. Nous avons réussi à concrétiser plusieurs de nos principes politiques dans l’architecture de l’outil, et ceux-ci sont en effet rigoureusement pris en compte dans la plupart des réponses. Cela n’a été possible que parce que les personnes qui ont développé l’outil comprenaient en profondeur tant la technologie que le projet politique.</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/iaraa-lintelligence-artificielle-au-service-de-la-paysannerie-et-de-la-souverainete-alimentaire-au-bresil/">IARAA : L’intelligence artificielle au service de la paysannerie et de la souveraineté alimentaire au Brésil</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En solidarité avec les organisations paysannes et autochtones de Bolivie</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/en-solidarite-avec-les-organisations-paysannes-et-autochtones-de-bolivie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=26828</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défrendre les droits des paysan.ne.s exprime sa solidarité avec le soulèvement extraordinaire des organisations paysannes et autochtones de Bolivie, qui a mobilisé le pays pendant plus de 50 jours. Ce qui avait commencé comme une réponse à un projet de réforme foncière, qui aurait facilité la concentration des terres entre les mains des grands propriétaires...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/en-solidarite-avec-les-organisations-paysannes-et-autochtones-de-bolivie/">En solidarité avec les organisations paysannes et autochtones de Bolivie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défrendre les droits des paysan.ne.s </em>exprime sa solidarité avec le soulèvement extraordinaire des organisations paysannes et autochtones de Bolivie, qui a mobilisé le pays pendant plus de 50 jours. Ce qui avait commencé comme une réponse à un projet de réforme foncière, qui aurait facilité la concentration des terres entre les mains des grands propriétaires terriens, s&rsquo;est rapidement transformé en un vaste mouvement populaire exigeant la démission du gouvernement du président Rodrigo Paz, soutenu par les intérêts des grandes entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestations ont réussi à rassembler une impressionnante coalition d&rsquo;organisations paysannes ainsi que de travailleurs et travailleuses des zones rurales et urbaines. Au cœur de cette mobilisation se trouvent de puissantes organisations paysannes, telles que la Fédération Tupac Katari, la Fédération Bartolina Sisa des femmes paysannes autochtones et la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB), qui se sont mobilisées dans tout le pays pour résister, faire face aux attaques et exiger le respect de leurs droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte actuelle témoigne de la formidable force politique des organisations paysannes en Bolivie. Les manifestations ne portent pas uniquement sur la question de la terre ou des subventions aux carburants ; elles expriment un rejet profond d&rsquo;un modèle politique et économique dominant, perçu comme portant atteinte aux droits des paysan·nes, aux principes de la souveraineté alimentaire et comme marginalisant les communautés rurales et autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous invitons à lire les trois déclarations de solidarité suivantes avec la lutte du peuple bolivien :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CLOC–La Via Campesina</strong><br><a href="https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-cloc-la-via-campesina-rejects-the-divisive-and-polarizing-actions-promoted-by-rodrigo-paz/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-cloc-la-via-campesina-rejects-the-divisive-and-polarizing-actions-promoted-by-rodrigo-paz/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fédération Bartolina Sisa</strong> (organisation bolivienne membre de La Via Campesina)<br><a href="https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-the-bartolina-sisa-organization-reaffirms-unity-denounces-government-attempts-at-division-and-co-optation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-the-bartolina-sisa-organization-reaffirms-unity-denounces-government-attempts-at-division-and-co-optation/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CETIM</strong><br><a href="https://www.cetim.ch/bolivia-solidarity-with-popular-struggles-for-food-sovereignty-and-social-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.cetim.ch/bolivia-solidarity-with-popular-struggles-for-food-sovereignty-and-social-justice/</a></p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/en-solidarite-avec-les-organisations-paysannes-et-autochtones-de-bolivie/">En solidarité avec les organisations paysannes et autochtones de Bolivie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Contre-réformes agraires : anatomie d’une dépossession en cours</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/contre-reformes-agraires-anatomie-dune-depossession-en-cours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:43:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[droit à la terre]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=26718</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan·ne·s diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026. L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/contre-reformes-agraires-anatomie-dune-depossession-en-cours/">Contre-réformes agraires : anatomie d’une dépossession en cours</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan·ne·s</em> diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les Caraïbes ainsi que leur impact sur les droits fonciers garantis par les précédents processus de réforme agraire. Elle montre comment les récentes modifications juridiques, institutionnelles et administratives contribuent à une nouvelle concentration des terres et à une pression accrue sur les paysan·ne·s, les peuples autochtones, les communautés afrodescendantes et d’autres populations rurales. Le rapport identifie également les principales formes que prennent ces contre-réformes (réformes législatives, financiarisation des terres, accaparement vert impulsé par les entreprises et dépossession promue par l’État) et analyse leurs implications pour la justice territoriale et le développement rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude analyse également les schémas actuels de concentration foncière dans l’ensemble de la région, en soulignant comment les inégalités historiques sont renforcées par la financiarisation et les acquisitions foncières à grande échelle, des conditions structurelles qui constituent le contexte des contre-réformes contemporaines. À partir d’études de cas portant sur la Bolivie, l’Argentine, le Brésil, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, l’Équateur ainsi que plusieurs pays des Caraïbes, elle explore une série de mesures juridiques et institutionnelles ayant affaibli les protections foncières, notamment le reclassement administratif, la déréglementation, les politiques territoriales restrictives, les procédures accélérées d’expropriation, la criminalisation des conflits liés à la terre et la révocation des titres de propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, l’étude identifie des tendances régionales plus larges et les évalue à la lumière des normes internationales relatives aux droits humains. Elle soutient que ces réformes reflètent une transformation plus générale de la gouvernance foncière qui favorise la concentration économique tout en érodant les protections reconnues par les instruments internationaux, en particulier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude conclut en mettant en évidence une contradiction majeure du moment agraire actuel :<a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> alors que des avancées significatives sont réalisées dans la reconnaissance formelle des droits des peuples ruraux</a>, les mécanismes administratifs, procéduraux et économiques nécessaires à la mise en œuvre effective de ces droits s’affaiblissent continuellement à travers une architecture juridique mondiale qui considère la terre, les territoires et les ressources naturelles comme de simples actifs financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écoutez le podcast sur cette étude (en espagnol uniquement) :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La_maquinaria_legal_del_despojo_agrario by Carlos Duarte" width="720" height="400" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay; encrypted-media" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2331636140&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=1000&#038;maxwidth=720"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lisez l’étude complète en anglais ici :</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué agrarian-counter-reforms."></object><a id="wp-block-file--media-ba51bf9e-6c23-45b7-a4d9-b7802bf014b0" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf">agrarian-counter-reforms</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-ba51bf9e-6c23-45b7-a4d9-b7802bf014b0">Download</a></div>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/contre-reformes-agraires-anatomie-dune-depossession-en-cours/">Contre-réformes agraires : anatomie d’une dépossession en cours</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 17:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[derechos campesinos]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=26526</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP. Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/">Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em> a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s et autres populations rurales en Amérique latine. Elle analyse 170 dispositions juridiques en vigueur dans 23 pays entre 1917 et 2025, offrant une vue d’ensemble comparative de la manière dont les droits des paysan.ne.s sont reconnus dans les systèmes juridiques nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats montrent que la reconnaissance juridique des paysan.ne.s est désormais largement répandue dans la région. Près de la moitié des lois analysées reconnaissent explicitement les droits des paysans, tandis que 88 % contiennent une forme de reconnaissance ou de protection des populations rurales. Le Brésil compte le plus grand nombre d’instruments juridiques pertinents, tandis que la Colombie et le Panama se distinguent par la solidité de leurs cadres juridiques. Plus de la moitié des normes identifiées ont été adoptées entre 2010 et 2025, ce qui témoigne d’une attention politique croissante portée aux questions paysannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes les plus courants sont l’agriculture familiale, l’accès à la terre, la réforme agraire et la souveraineté alimentaire. Toutefois, d’importantes lacunes subsistent dans des domaines tels que les droits des femmes rurales, l’agroécologie, le droit aux semences et la participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine également la relation entre les lois nationales et l’UNDROP. Bien que seuls quatre instruments juridiques fassent explicitement référence à la Déclaration, de nombreuses lois en intègrent les principes. La Colombie, l’Équateur et la Bolivie offrent certains des exemples les plus solides d’alignement avec l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conclut que l’Amérique latine est devenue une référence mondiale en matière de reconnaissance juridique des paysan.ne.s, tout en soulignant la nécessité de renforcer la mise en œuvre de l’UNDROP par une reconnaissance constitutionnelle, une meilleure protection des femmes rurales, un soutien accru à l’agroécologie et au droit aux semences, ainsi que des mécanismes améliorés de participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir l’étude complète disponible en anglais ci-dessous :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)."></object><a id="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf">Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1">Download</a></div>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/">Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De la Colombie au monde : un podcast rendant la recherche sur les droits des paysan.ne.s accessible</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/de-la-colombie-au-monde-un-podcast-rendant-la-recherche-sur-les-droits-des-paysan-ne-s-accessible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 22:01:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Documents]]></category>
		<category><![CDATA[Formation]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=25208</guid>

					<description><![CDATA[<p>Illustration : Juan David Botero Une nouvelle initiative de communication a été lancée récemment en Colombie dans le but de rapprocher le savoir académique du grand public. Il s’agit d’une série de podcasts portée par l’Institut d’Études Interculturelles et la spécialisation en Juridiction Agraire de l’Université Javeriana de Cali, en partenariat avec l’Observatoire des Terres...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/de-la-colombie-au-monde-un-podcast-rendant-la-recherche-sur-les-droits-des-paysan-ne-s-accessible/">De la Colombie au monde : un podcast rendant la recherche sur les droits des paysan.ne.s accessible</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:10px">Illustration : Juan David Botero</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle initiative de communication a été lancée récemment en Colombie dans le but de rapprocher le savoir académique du grand public. Il s’agit d’une série de podcasts portée par <a href="https://www.javerianacali.edu.co/intercultural" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Institut d’Études Interculturelles</a> et la spécialisation en Juridiction Agraire de l’Université Javeriana de Cali, en partenariat avec <a href="https://www.observatoriodetierras.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Observatoire des Terres Rurales</a>. Cette initiative vise à transformer des recherches récentes en contenus accessibles et attrayants, élargissant ainsi la portée des débats clés sur les droits des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ligne depuis environ un mois, le projet mise sur un langage clair et des formats multimédias pour dialoguer avec les organisations paysannes, les personnes travaillant en milieu rural, les peuples autochtones, les éleveur·e·s et les pêcheur·e·s. L’initiative publie environ deux contenus par mois, combinant audio et texte, ce qui facilite l’accès à l’information spécialisée pour des publics variés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thématiques abordées prennent leur source dans le contexte colombien, mais dépassent les frontières nationales. Les épisodes comprennent des réflexions pertinentes pour l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que des analyses à portée mondiale, telles que la concentration des terres et ses implications sociales, économiques et politiques. Ainsi, le podcast se consolide comme un espace de diffusion de connaissances critiques sur les problématiques agraires contemporaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lecteurs et personnes intéressées de différentes régions sont invités à découvrir et suivre cette initiative. Les épisodes, disponibles en espagnol et en anglais, peuvent être écoutés sur <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://soundcloud.com/carlos-duarte-44</a> et <a href="https://www.observatoriodetierras.org/podcast/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.observatoriodetierras.org/podcast/</a>, tandis que les publications écrites sont disponibles sur <a href="https://www.observatoriodetierras.org/publicaciones/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.observatoriodetierras.org/publicaciones/</a>. Il s’agit d’une opportunité précieuse pour accéder à des débats actuels dans des formats plus inclusifs et compréhensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous soulignons particulièrement le dernier épisode publié, qui analyse l’état actuel des discussions sur la gouvernance, l’accès et les inégalités d’accès à la terre à l’échelle mondiale, ventilé par régions analytiques. Disponible en <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44/quie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">espagnol</a> et en <a href="https://soundcloud.com/carlos-duarte-44/who_really_owns_the_world_s_fa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">anglais</a>.</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/de-la-colombie-au-monde-un-podcast-rendant-la-recherche-sur-les-droits-des-paysan-ne-s-accessible/">De la Colombie au monde : un podcast rendant la recherche sur les droits des paysan.ne.s accessible</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Observatoire des droits paysans : un outil essentiel pour la mise en œuvre de l&#8217;UNDROP en Amérique Latine</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/lobservatoire-des-droits-paysans-un-outil-essentiel-pour-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:34:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Régional]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=24668</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Diego Monton, Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&#8217;Argentine et CLOC–Vía Campesina Dans un contexte régional marqué par une crise multidimensionnelle – caractérisée par l&#8217;avancée de l&#8217;agro-industrie, la criminalisation des luttes populaires et l&#8217;affaiblissement des droits collectifs – les paysan.ne.s restent l&#8217;un des groupes les plus vulnérables et, en même temps, l&#8217;un des...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/lobservatoire-des-droits-paysans-un-outil-essentiel-pour-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/">L&rsquo;Observatoire des droits paysans : un outil essentiel pour la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP en Amérique Latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Entretien avec Diego Monton, Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&rsquo;Argentine et CLOC–Vía Campesina</em></p>



<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>Dans un contexte régional marqué par une crise multidimensionnelle – caractérisée par l&rsquo;avancée de l&rsquo;agro-industrie, la criminalisation des luttes populaires et l&rsquo;affaiblissement des droits collectifs – les paysan.ne.s restent l&rsquo;un des groupes les plus vulnérables et, en même temps, l&rsquo;un des plus stratégiques pour la souveraineté alimentaire, la défense des territoires et la justice sociale. Dans ce contexte, la mise en œuvre effective de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) devient une tâche urgente et profondément politique.</strong><br><br><strong>Afin de renforcer ce processus, la CLOC-Via Campesina a encouragé la création d&rsquo;un <a href="https://www.observatorioderechoscampesinos.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire des droits paysans</a>, une initiative conçue comme un outil de coordination, de suivi, de visibilité et de soutien aux luttes rurales en Amérique latine et dans les Caraïbes.</strong><br><br><strong>Dans cette interview, Diego Monton, dirigeant et référence du Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&rsquo;Argentine et de la CLOC-Via Campesina, approfondit les objectifs, la portée et les défis de ce nouvel instrument collectif, ainsi que son potentiel pour soutenir les luttes paysannes, influencer les politiques publiques et renforcer l&rsquo;organisation populaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les principaux objectifs de ce nouvel Observatoire ? Et comment espérez-vous qu&rsquo;il puisse renforcer les luttes populaires dans les zones rurales et influencer les politiques publiques en matière de droits paysans en Amérique latine et dans les Caraïbes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Observatoire est une initiative qui vise à être avant tout un instrument de la CLOC et de La Via Campesina en Amérique latine, mais aussi d’autres organisations alliées. En outre, nous souhaitons qu’il constitue également un apport pour le Groupe de travail d’experts de l’ONU sur l’UNDROP, dans la mesure où il met à disposition des informations pertinentes sur l’évolution de la situation dans chacun des pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif central est donc, d’une part, de rendre visibles les situations de violation des droits des paysan.ne.s dans les pays et dans la région, mais aussi de mettre en évidence les expériences positives, à deux niveaux. D’une part, celles liées aux législations et aux politiques publiques fondées sur l’UNDROP, qui transforment progressivement les droits énoncés en actions concrètes des États. D’autre part, en rendant visibles les initiatives propres des organisations rurales, en tant qu’actions concrètes permettant de garantir les droits de la paysannerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Observatoire entend également offrir un outil de consultation pour les organisations : un espace dans lequel seront mis à disposition, du point de vue même de la Déclaration, divers études et rapports. Nous souhaitons produire de l’information et fournir des analyses et des connaissances rapidement accessibles, servant de base à l’élaboration de politiques publiques et de législations. À travers la construction de liens entre les organisations, le collectif des droits paysans de la CLOC et le Groupe d’experts de l’ONU lui-même, l’Observatoire contribuera à assurer un suivi systématisé du processus de promotion et de mise en œuvre de l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un contexte de crise systémique multidimensionnelle, marqué par une offensive frontale des élites dominantes qui profitent de la montée du néofascisme, la situation dans les zones rurales est de plus en plus conflictuelle : comment l&rsquo;Observatoire contribuera-t-il à rendre visibles et à défendre les droits des paysan.ne.s face aux pratiques prédatrices de l&rsquo;agro-industrie (accaparement des terres, OGM ou criminalisation des protestations) ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Observatoire doit pouvoir dialoguer avec les luttes paysannes et contribuer à les renforcer. En effet, dans ces contextes de crise, la stratégie de certains États ou du capital financier de l&rsquo;agro-industrie lui-même consiste à stigmatiser la vie et le travail paysans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNDROP permet de légitimer le rôle des paysan.ne.s, non seulement en consacrant leurs droits, mais aussi en reconnaissant le rôle qu&rsquo;ils jouent en faveur de la souveraineté alimentaire, contre le changement climatique et le phénomène de la migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de droits pour les paysan.ne.s signifie également plus de droits pour les travailleurs et travailleuses de tous les pays, et nous nous proposons d&rsquo;y contribuer par la communication et l&rsquo;accès à l&rsquo;information, afin de renforcer les espaces de négociation des organisations. Nous sommes convaincus que le principal instrument dont disposent les paysan.ne.s en Amérique latine est la mobilisation, la lutte et l&rsquo;organisation active. L&rsquo;Observatoire vise précisément à accompagner ces processus, mais aussi à accompagner les institutions publiques qui ont de bonnes intentions et qui pourront trouver, outre des informations spécifiques, des expériences concrètes sur lesquelles créer ou développer de nouvelles initiatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, nous allons avoir des cercles universitaires qui contribueront à l&rsquo;Observatoire et s&rsquo;en inspireront. Et comme je l&rsquo;ai déjà dit, le groupe de travail d&rsquo;experts de l&rsquo;ONU sur l&rsquo;UNDROP s&rsquo;est engagé à fournir des rapports et des articles à l&rsquo;Observatoire, et à utiliser ses rapports pour alimenter le plaidoyer au niveau international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la structure et quels sont les outils et méthodologies utilisés par l&rsquo;Observatoire pour assurer le suivi et la documentation ? Et aussi, quels types de données ou d&rsquo;indicateurs considérerez-vous comme essentiels pour votre évaluation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette première étape, la structure est très simple, avec une équipe réduite en ce qui concerne la coordination de l’Observatoire et quelques personnes chargées de la systématisation. Le travail se fait en articulation avec la CLOC, à partir de différentes expériences de recherche participative, en lien avec l’Alliance pour la biodiversité, des organisations de défense des droits humains de la région et d’autres réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est d’en faire un travail coopératif en réseau, permettant d’additionner les efforts et de rendre visibles de nombreuses initiatives qui sont menées et publiées dans divers espaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des agences et des médias d’information sur la situation du monde rural dans différents pays, qui réalisent déjà leur travail, et nous cherchons à pouvoir systématiser et centraliser, de manière complémentaire, l’ensemble de ce travail mené en parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous travaillons également au renforcement de la dimension financière de l’Observatoire, afin de pouvoir constituer un groupe de recherche propre, capable d’identifier les principales expériences dont nous nous nourrissons, d’approfondir le niveau de recherche et de disposer ensuite d’un solide manuel de politiques publiques associées à l’UNDROP. Cela doit permettre que, chaque fois que des avancées institutionnelles se produisent, des idées et des protocoles d’action puissent être rapidement mobilisés pour faire progresser la mise en œuvre institutionnelle de l’UNDROP, ainsi que pour le travail parlementaire dans tous les pays qui doivent encore approfondir et adapter leur législation en ce sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les organisations rurales et leurs alliés, tels que le site web <em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em>, peuvent-ils collaborer avec ce nouvel observatoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une adresse électronique, <em><strong>observatorioderechoscampesinos@gmail.com</strong></em>, à laquelle il est possible de contacter la coordination de l&rsquo;observatoire et d&rsquo;envoyer des rapports, des articles et des propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, en Amérique latine, au sein du collectif des droits paysans, un réseau s&rsquo;est constitué afin que les attachés des différents pays travaillent à la mise en ligne de l&rsquo;Observatoire. La structure même de la CLOC est donc également un mécanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous espérons également pouvoir établir une collaboration fructueuse avec le site web <em>Defendiendo los Derechos Campesinos, </em>afin de nous renforcer mutuellement et d&rsquo;avancer vers la réalisation des droits fondamentaux des populations rurales.</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/lobservatoire-des-droits-paysans-un-outil-essentiel-pour-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/">L&rsquo;Observatoire des droits paysans : un outil essentiel pour la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP en Amérique Latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes rurales en tant que titulaires de droits : l’UNDROP du point de vue de celles qui préservent la vie</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/femmes-rurales-en-tant-que-titulaires-de-droits-lundrop-du-point-de-vue-de-celles-qui-preservent-la-vie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Red de Mujeres Rurales del Ecuador]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 13:44:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Briefings / Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=24600</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette publication, produite à l’origine par le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur et FIAN Équateur, est republiée par Défendre les Droits des Paysan.ne.s. Le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur s’est donné pour objectif d’analyser les réalités affectant la vie dans leurs territoires à la lumière de la Déclaration des Nations Unies sur les...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/femmes-rurales-en-tant-que-titulaires-de-droits-lundrop-du-point-de-vue-de-celles-qui-preservent-la-vie/">Femmes rurales en tant que titulaires de droits : l’UNDROP du point de vue de celles qui préservent la vie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph">Cette publication, produite à l’origine par le <a href="https://fianecuador.org.ec/mujeres_rurales_sujetas_derechos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur et FIAN Équateur</a>, est republiée par <em>Défendre les Droits des Paysan.ne.s</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur s’est donné pour objectif d’analyser les réalités affectant la vie dans leurs territoires à la lumière de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysannes, des paysans et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Cette déclaration constitue un outil substantiel pour les femmes rurales, puisqu’elle garantit des droits fondamentaux permettant de créer des conditions adéquates pour mener une vie digne dans les territoires où elles prennent soin et font perdurer la vie. Disposer de cet instrument est particulièrement indispensable dans le contexte actuel difficile que traverse le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux rémunérés et non rémunérés réalisés par les femmes rurales créent les conditions nécessaires pour que la vie humaine, la nature et la capacité organisationnelle continuent de se reproduire. Par conséquent, lorsque ces femmes exercent pleinement les droits reconnus dans l’UNDROP et dans la Constitution de la République de l’Équateur (CRE), et disposent des conditions de dignité requises, cette dignité se propage également aux espaces dans lesquels elles interviennent au quotidien. Les femmes rurales sont des pionnières ; par leur travail « labourant la terre », elles rendent possible, de multiples manières, le maintien et l’épanouissement de la vie dans leurs environnements, même au milieu d’adversités structurelles et conjoncturelles. Pour cette raison, il est impératif qu’elles soient reconnues comme des sujets de protection spéciale : les femmes rurales doivent être pleinement reconnues comme titulaires de droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rapport a été élaboré par le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur à travers un processus collectif et participatif, dans le but de rendre visibles et de dénoncer les violations qu’elles subissent. Il s’agit d’un exercice visant à nommer, dénoncer et amplifier des violences souvent réduites au silence, ainsi qu’à créer des espaces de renforcement, de réflexion et d’unité organisationnelle. À partir de leurs voix, connaissances et expériences, les femmes rurales ont priorisé l’analyse de quatre droits consacrés dans l’UNDROP, qui sont gravement affectés et compromettent leur capacité de subsistance : 1) la terre et le territoire ; 2) l’alimentation et la nutrition adéquates ; 3) la non-discrimination ; et 4) l’environnement et l’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document est structuré en quatre sections : premièrement, une brève analyse du contexte ; deuxièmement, un argumentaire sur le caractère contraignant de l’UNDROP dans le cadre de la CRE ; troisièmement, l’examen des quatre droits priorisés, comprenant une contextualisation de leur situation et une analyse du cadre juridique applicable dans l’UNDROP et dans la CRE ; et enfin, un ensemble de recommandations adressées à l’État équatorien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’élaboration de ce rapport ont participé des organisations du Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur, avec le soutien de FIAN Équateur pour la facilitation et la systématisation du processus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rapport complet (en espagnol uniquement) :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/02/undrop-mujeres30112025-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué undrop-mujeres30112025."></object><a id="wp-block-file--media-8c54f46c-98af-47f5-9be8-cf28ef835618" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/02/undrop-mujeres30112025-1.pdf">undrop-mujeres30112025</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/02/undrop-mujeres30112025-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-8c54f46c-98af-47f5-9be8-cf28ef835618">Download</a></div>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/femmes-rurales-en-tant-que-titulaires-de-droits-lundrop-du-point-de-vue-de-celles-qui-preservent-la-vie/">Femmes rurales en tant que titulaires de droits : l’UNDROP du point de vue de celles qui préservent la vie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Brésil : le Conseil national des droits de l’homme adopte un cadre normatif majeur pour faire progresser la mise en œuvre de l’UNDROP</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/bresil-le-conseil-national-des-droits-de-lhomme-adopte-un-cadre-normatif-majeur-pour-faire-progresser-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lara Estevão Lourenço, Letícia Souza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 15:09:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=24368</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lara Estevão Lourenço: Conseillère nationale des droits de l&#8217;homme, avocate populaire de la Commission pastorale de la terre (CPT &#8211; Via Campesina Brasil)Letícia Souza: Conseillère nationale des droits de l&#8217;homme, avocate populaire du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST &#8211; Via Campesina Brasil) Le 5 juin 2025, le Conseil national des droits de l&#8217;homme...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/bresil-le-conseil-national-des-droits-de-lhomme-adopte-un-cadre-normatif-majeur-pour-faire-progresser-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/">Brésil : le Conseil national des droits de l’homme adopte un cadre normatif majeur pour faire progresser la mise en œuvre de l’UNDROP</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><em><strong>Lara Estevão Lourenço:</strong> Conseillère nationale des droits de l&rsquo;homme, avocate populaire de la Commission pastorale de la terre</em> <em>(CPT &#8211; Via Campesina Brasil)<br><strong>Letícia Souza:</strong> Conseillère nationale des droits de l&rsquo;homme, avocate populaire du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre</em> <em>(MST &#8211; Via Campesina Brasil)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 5 juin 2025, le Conseil national des droits de l&rsquo;homme (CNDH), à la demande des organisations paysannes brésiliennes de Via Campesina, a publié la <a href="https://bibliotecadigital.mdh.gov.br/jspui/bitstream/192/15261/1/sei-4948744-recomendacao-cndh-1.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Recommandation n° 5/2025</a>, qui « recommande l&rsquo;adoption des mesures nécessaires pour que l&rsquo;État brésilien respecte, diffuse et applique la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans ». Ce document constitue un jalon normatif et politique extrêmement important pour la mise en œuvre des droits des paysan.ne.s au Brésil, dans la mesure où il reconnaît explicitement le caractère central de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans, des paysannes et des personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) comme paramètre indispensable à l&rsquo;action de l&rsquo;État brésilien. Cette avancée normative constitue également une bonne pratique dans la promotion et la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP au niveau national, pouvant — et devant — inspirer les organisations paysannes et les autorités publiques d&rsquo;autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre la pertinence de cette recommandation, il est important de rappeler le contexte dans lequel la Déclaration a été approuvée en 2018, alors que le Brésil était gouverné par l&rsquo;extrême droite et que, en raison de sa politique étrangère et intérieure, il s&rsquo;était abstenu de voter en faveur du texte. Les conséquences de cette position ont entraîné l&rsquo;absence d&rsquo;inclusion de la Déclaration dans les politiques internes de l&rsquo;État brésilien, ce qui a rendu sa mise en œuvre difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, le CNDH, en tant qu&rsquo;institution autonome ayant l&rsquo;obligation légale d&rsquo;agir pour la promotion et la défense des droits humains au Brésil, et par l&rsquo;intermédiaire de sa commission permanente « des droits des peuples autochtones, des quilombolas, des peuples et communautés traditionnels, des populations touchées par les grands projets et des travailleurs et travailleuses ruraux impliqués dans des conflits fonciers », a recommandé une série de mesures à prendre par l&rsquo;État brésilien, dans ses trois instances de pouvoir, afin de combler cette lacune et de mettre en œuvre des politiques de protection des droits des communautés paysannes et des autres travailleurs ruraux, conformément à la Déclaration. Parmi ces mesures, il a été recommandé au ministère des Affaires étrangères du Brésil de manifester au Secrétaire général des Nations unies le soutien du Brésil à l&rsquo;UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En publiant cette recommandation, la CNDH s&rsquo;est appuyée sur le contexte politique des droits humains au Brésil et sur les plaintes constantes reçues qui révèlent un historique d&rsquo;invisibilisation et de vulnérabilité des populations rurales. Le fait est que la Commission susmentionnée reçoit près de la moitié des plaintes pour violations des droits humains dans l&rsquo;ensemble du Conseil, ce qui renforce l&rsquo;importance pour l&rsquo;État brésilien d&rsquo;adopter des mesures efficaces pour la promotion et la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP et des droits humains des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant la nécessité de respecter, de diffuser et d&rsquo;appliquer l&rsquo;UNDROP, le CNDH cherche à contribuer à combler le fossé entre les engagements internationaux pris par le Brésil dans le domaine des droits humains et leur mise en œuvre effective au niveau national. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un instrument qui réaffirme que les droits des paysan.ne.s ne se limitent pas à des politiques sectorielles ou d&rsquo;assistance, mais font partie intégrante des droits humains fondamentaux, englobant les droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la recommandation <strong>explicite le lien structurel </strong>entre le déni des droits dans les zones rurales et la persistance de la violence dans ces zones, des conflits fonciers, du travail forcé et de la criminalisation des défenseurs des droits humains. En reconnaissant les condamnations répétées du Brésil par la Cour interaméricaine des droits de l&rsquo;homme dans des affaires impliquant des violences dans les zones rurales, le document renforce le devoir de l&rsquo;État de prévenir, de responsabiliser les auteurs et d&rsquo;indemniser intégralement les victimes et leurs familles, y compris lorsque les violations et les abus sont commis par des particuliers avec la complicité ou l&rsquo;omission des pouvoirs publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect central est la <strong>valorisation du rôle des paysans et des paysannes </strong>dans la garantie de la souveraineté et de la sécurité alimentaires, dans la préservation de la biodiversité et dans la lutte contre la crise climatique. La recommandation reconnaît que les pratiques agroécologiques et les connaissances traditionnelles des populations rurales sont fondamentales pour la construction de modèles de développement socialement et écologiquement durables, rompant avec la logique d&rsquo;exploitation intensive de la terre et des ressources naturelles qui a historiquement produit des inégalités et des violations des droits .</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recommandation du CNDH revêt également <strong>une importance institutionnelle </strong>en proposant des mesures concrètes pour la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP, telles que la création d&rsquo;un groupe de travail interinstitutionnel, la coordination entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et la participation active de la société civile organisée. Ces lignes directrices renforcent l&rsquo;idée que la mise en œuvre effective des droits des paysan.ne.s nécessite des politiques publiques, assorties de mécanismes de suivi, d&rsquo;évaluation et de participation sociale, et non des actions ponctuelles ou discontinues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, en orientant les organes du système judiciaire, tels que le Conseil national de la justice, le ministère public et les défenseurs publics, la recommandation renforce l&rsquo;intégration de la perspective des droits humains des paysans et des paysannes dans les décisions judiciaires et administratives, contribuant ainsi à élargir l&rsquo;accès à la justice et à lutter contre l&rsquo;impunité des crimes commis dans les zones rurales. En ce sens, le document réaffirme que la démocratie brésilienne et la justice sociale passent nécessairement par la reconnaissance de la dignité, de l&rsquo;autonomie et des droits territoriaux des paysans et des paysannes. À cet égard, il est important de souligner que le CNDH a reçu des réponses d&rsquo;institutions indiquant l&rsquo;intégration de la Déclaration dans leur cadre juridique d&rsquo;orientation. Il convient de souligner les publications de la <a href="https://agencia.tjse.jus.br/noticias/item/15863-tribunais-deverao-cumprir-declaracao-sobre-direitos-dos-camponeses" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cour de justice de Sergipe</a> et de la <a href="https://www.tjpr.jus.br/en/destaques/-/asset_publisher/1lKI/content/id/109435890?fbclid=PAQ0xDSwMM2blleHRuA2FlbQIxMQABpwglduYnjS56o2ZHIS--rNxEZ_Q5jFlHTgUvKEy8twR_NV4J9plo6L8iUZ38_aem_8e9HITnfw0Hg57slLncQ0A#109435890" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cour de justice du Paraná</a>, de la <a href="https://www.trf1.jus.br/sjba/noticias/cndh-recomenda-adocao-da-declaracao-da-onu-sobre-direitos-dasos-camponesases-e-das-pessoas-que-trabalham-nas-areas-rurais-" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Justice fédérale de Bahia</a> et du <a href="https://www.trf5.jus.br/index.php/noticias/leitura-de-noticias?/id=326787" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tribunal régional fédéral de la 5e région</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La recommandation n° 05/2025 du CNDH représente un instrument stratégique pour la mise en œuvre des droits des populations rurales au Brésil, en alignant le système juridique et les politiques publiques nationales sur les normes internationales les plus élevées en matière de droits humains, en promouvant la justice sociale, en luttant contre la violence dans les zones rurales et en renforçant la démocratie, avec la participation directe des mouvements sociaux ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/bresil-le-conseil-national-des-droits-de-lhomme-adopte-un-cadre-normatif-majeur-pour-faire-progresser-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/">Brésil : le Conseil national des droits de l’homme adopte un cadre normatif majeur pour faire progresser la mise en œuvre de l’UNDROP</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rapprocher ou exclure ? La participation des paysan.ne.s à la numérisation de l&#8217;agroécologie</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/rapprocher-ou-exclure-la-participation-des-paysan-ne-s-a-la-numerisation-de-lagroecologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Romberg de Sá Gondim]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 16:13:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=23033</guid>

					<description><![CDATA[<p>image: https://revolve.media/beyond/what-is-agroecology Cet article fournit un résumé d’un article académique rédigé par Romberg de Sá Gondim (disponible en anglais ici). Introduction Les outils numériques ayant tendance à intégrer une approche descendante et axée sur les entreprises, ces technologies ont été facilement assimilées par les grandes exploitations agricoles, en particulier dans le cadre de la révolution...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/rapprocher-ou-exclure-la-participation-des-paysan-ne-s-a-la-numerisation-de-lagroecologie/">Rapprocher ou exclure ? La participation des paysan.ne.s à la numérisation de l&rsquo;agroécologie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:8px"><em>image: https://revolve.media/beyond/what-is-agroecology</em></p>



<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><em><strong>Cet article fournit un résumé d’un article académique rédigé par Romberg de Sá Gondim (disponible en anglais <a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/11/Paper_Romberg_Gondim.pdf">ici</a>).</strong></em></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Introduction</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les outils numériques ayant tendance à intégrer une approche descendante et axée sur les entreprises, ces technologies ont été facilement assimilées par les grandes exploitations agricoles, en particulier dans le cadre de la révolution verte (Shelton et al., 2022). D&rsquo;autre part, les paysan.ne.s et les petits agriculteurs sont confrontés à des inégalités en matière d&rsquo;accès, de capacité à trouver et à tirer profit de ces technologies (McCampbell et al., 2025). La complexité et l&rsquo;approche technocratique des technologies risquent également de minimiser la participation, l&rsquo;action et la co-création de connaissances des paysan.ne.sen reproduisant (Hilbeck et Tiselli, 2020), voire en remplaçant les interactions sociales horizontales et inclusives qui existaient auparavant entre les petits agriculteurs, les paysan.ne.set les communautés rurales, menaçant ainsi un élément fondamental de l&rsquo;agroécologie (Shelton et al., 2022). Si l&rsquo;alphabétisation, la participation et l&rsquo;accès à la technologie des paysan.ne.sne sont pas des dilemmes nouveaux dans les études agroécologiques, l&rsquo;essor de la révolution numérique apporte de nouvelles nuances. Plus précisément, sur la manière dont les technologies numériques émergentes prennent ou non en compte les principes agroécologiques (Ajena et al, 2020). Cette dynamique soulève des questions fondamentales sur les droits des paysan.ne.s, et en particulier le droit de développer des pratiques agroécologiques, qui sont consacrés dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;impact de la numérisation sur les droits des paysan.ne.s</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les effets de la numérisation sur la co-création de connaissances et l&rsquo;action des paysan.ne.s dans le domaine de l&rsquo;agroécologie restent mal compris, non seulement dans la littérature universitaire, mais aussi parmi les communautés paysannes et les militants agroécologiques eux-mêmes (Silva, 2022). Des tensions apparaissent entre les approches agrotechnologiques et agroécologiques, car les premières reproduisent souvent le discours et les pratiques de la révolution verte, ce qui est en contradiction avec les approches agroécologiques et les droits des paysan.ne.s. Les outils numériques ont été associés à la dévalorisation des systèmes de connaissances traditionnels, à la standardisation des pratiques par la datafication (Ajena et al., 2022 ; Shelton et al., 2022) et à l&rsquo;émergence de dynamiques prédatrices en matière de propriété intellectuelle, telles que le séquençage numérique du matériel génétique (Vogliano et al., 2021). Ces pratiques sont non seulement contraires aux valeurs agroécologiques, mais elles enfreignent également les dispositions clés de l&rsquo;UNDROP, notamment l&rsquo;article 19 sur le droit aux semences, l&rsquo;article 20 sur la biodiversité et l&rsquo;article 26 sur les connaissances traditionnelles. Pourtant, d&rsquo;autres chercheurs affirment que l&rsquo;agroécologie et les technologies numériques ne sont pas intrinsèquement incompatibles et que ces technologies peuvent favoriser l&rsquo;évolutivité de l&rsquo;agroécologie (Rotz et al., 2019), ce qui peut également créer des problèmes d&rsquo;inégalité, car l&rsquo;accès différencié à ces outils peut exacerber les inégalités entre les paysan.ne.s, générant des gains de productivité asymétriques qui profitent aux adoptants tout en excluant les non-adoptants (Brunori, 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Compte tenu de la dynamique complexe entre la numérisation, l&rsquo;agroécologie et l&rsquo;action et la participation des paysan.ne.s, ce document de recherche a exploré ces thèmes à travers la question centrale suivante : dans quelle mesure les outils numériques permettent-ils ou limitent-ils une participation significative aux transitions agroécologiques au niveau territorial ? Pour y répondre, trois sous-questions ont été posées : (i) Quelles tensions et opportunités émergent dans la numérisation de l&rsquo;agriculture pour les petits agriculteurs ? (ii) Comment les outils numériques s&rsquo;alignent-ils ou entrent-ils en conflit avec les principes agroécologiques tels que la co-création de connaissances et la gouvernance résiliente ? ; et (iii) Qui sont les acteurs impliqués dans la conception et la gouvernance des outils numériques agroécologiques, et comment leurs approches participatives affectent-elles l&rsquo;action et l&rsquo;inclusion des paysan.ne.s ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces questions, le document a également été structuré en trois parties. Tout d&rsquo;abord, une analyse documentaire aborde les sous-questions à l&rsquo;aide d&rsquo;articles universitaires, de notes d&rsquo;orientation et de rapports de programme sur la numérisation de l&rsquo;agroécologie. Elle comprend une analyse descriptive d&rsquo;un ensemble de données sur la manière dont les outils numériques intègrent des éléments agroécologiques et d&rsquo;inclusion sociale (tiré de Dittmer <em>et al.</em>, 2022a). Ensuite, deux sections basées sur des études de cas ont exploré : (i) les outils numériques comme moyen de co-création et de partage des connaissances, en se concentrant sur l&rsquo;application Solis développée à Pará, au Brésil, dans le cadre du volet « Outils numériques inclusifs » (ADTD) du programme « Transitions agroécologiques pour la construction de systèmes agricoles et alimentaires résilients et inclusifs » (TRANSITIONS), financé par l&rsquo;Union européenne (UE). Et (ii) les perspectives de gouvernance s&rsquo;appuyant sur des entretiens semi-structurés menés par l&rsquo;auteur avec des militants agroécologiques de La Via Campesina au Brésil et au Paraguay, ainsi que sur les conclusions des entretiens TRANSITIONS avec des acteurs politiques et techniques et des petits agriculteurs avant la mise en œuvre de Solis (Freixêdas et al., 2022). Enfin, la conclusion revient sur les résultats et les limites de la littérature existante et sur la manière dont les études de cas répondent aux questions de recherche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce résumé, les principales conclusions des études de cas et les conclusions clés de l&rsquo;article sont présentées ci-dessous. Pour plus de détails, y compris des références supplémentaires aux entretiens menés avec les dirigeants de La Via Campesina en Amérique du Sud, Perla Alvarez (CONAMURI, Paraguay) et Marciano Toledo (MPA, Brésil), veuillez vous référer à l&rsquo;article complet [insérer à nouveau le lien].</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Études de cas</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d&rsquo;abord, une section sur la co-conception et la mise en œuvre de Solis, une application conçue pour accroître l&rsquo;autonomie numérique des paysan.ne.s dans le petit élevage, initialement dans les villes de Novo Repartimento, Anapú et Pacajá (État de Pará, nord du Brésil). Cette section a mis en évidence la manière dont les petits agriculteurs ont été inclus, ainsi que les défis rencontrés pendant et après le processus, à travers l&rsquo;analyse documentaire de rapports et de présentations sur le programme. Une deuxième session a abordé les questions de gouvernance liées à l&rsquo;inclusion des paysan.ne.s et des éléments agroécologiques dans la numérisation de l&rsquo;agriculture au Brésil. À cette fin, l&rsquo;analyse documentaire des publications et des entretiens menés par le programme Transitions au Brésil avec des agents des ministères, des agences gouvernementales, des gouvernements des États, des coopératives, des promoteurs, du secteur privé et des ONG (Freixêdas et al., 2022) sera complétée par des entretiens menés par l&rsquo;auteur avec des paysan.ne.s et des militants sociaux au sein de La Via Campesina International au Brésil et au Paraguay (également représentante de la Coordination latino-américaine des organisations rurales &#8211; CLOC).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;application Solis, un projet développé dans la région du Pará au Brésil, est un exemple éloquent de la manière dont les outils numériques peuvent être conçus pour s&rsquo;aligner sur les principes agroécologiques. Une organisation de la société civile, Solidaridad Latinoamerica, s&rsquo;est associée à des paysan.ne.s qui avaient peu accès à l&rsquo;assistance technique mais qui étaient déjà familiarisés avec les smartphones et les réseaux sociaux comme WhatsApp. Au lieu de présenter un produit fini, le projet a utilisé des méthodes participatives telles que des ateliers de co-création et des journées sur le terrain afin d&rsquo;impliquer les paysan.ne.s dans le processus de conception dès le début. Cette approche a été cruciale pour adapter l&rsquo;application aux besoins locaux. Par exemple, les contributions des paysan.ne.s ont transformé le concept initial de l&rsquo;application, conduisant à la création d&rsquo;une communauté d&rsquo;apprentissage numérique où les utilisateurs pouvaient partager des vidéos et du contenu sur les pratiques agroécologiques locales. Cet échange de connaissances entre paysan.ne.s, principe fondamental de l&rsquo;agroécologie, est devenu une caractéristique centrale. Ce processus de co-conception est conforme aux articles 10 et 18 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysan.ne.s, qui établissent le droit des paysan.ne.s à participer de manière significative à la prise de décision et au contrôle de leurs ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;application démontre que les outils numériques inclusifs peuvent autonomiser les paysan.ne.s et les aider à passer à des modèles plus agroécologiques. Cependant, elle met également en évidence des défis importants. Le processus de conception participative approfondi a retardé le lancement de l&rsquo;application d&rsquo;un an, et la nécessité de maintenir la gratuité de l&rsquo;outil pour les paysan.ne.s impose une charge financière à ses développeurs. Cela soulève d&rsquo;autres questions : comment ces initiatives précieuses, centrées sur les paysan.ne.s, peuvent-elles être maintenues et développées sans compromettre leurs principes fondamentaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, si des initiatives locales telles que Solis sont très prometteuses, le paysage général de la gouvernance numérique au Brésil et en Amérique latine en général est beaucoup plus difficile. Les entretiens menés par l&rsquo;équipe Solis avec des représentants du gouvernement et de l&rsquo;industrie ont révélé que de nombreux outils numériques existants sont conçus selon une approche « universelle » qui ne tient pas compte des besoins diversifiés des paysan.ne.s et des petits agriculteurs. Bien que certains responsables aient reconnu la nécessité de la contribution des paysan.ne.s, leur définition de la « participation » se limitait souvent à simplement consulter les paysan.ne.s ou à leur communiquer les politiques existantes. L&rsquo;idée que les paysan.ne.s puissent être co-développeurs ou participants à la gouvernance administrative était rarement mentionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage est une préoccupation majeure pour les mouvements agroécologiques tels que La Via Campesina. Les entretiens menés par l&rsquo;auteur avec des militants du Brésil et du Paraguay ont révélé un certain scepticisme à l&rsquo;égard de l&rsquo;agriculture numérique. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un rejet de la technologie en soi, mais de l&rsquo;approche descendante et corporatiste de nombreux outils numériques qui conduisent aux mêmes problèmes que la révolution verte. Il est intéressant de noter que les entretiens ont montré un lien entre la propriété des données et les formes antérieures de privatisation des ressources, telles que l&rsquo;appropriation par les entreprises et le brevetage des variétés végétales locales. Aujourd&rsquo;hui, la préoccupation est de savoir « que feront-ils de mes données ? » et « comment sont-elles utilisées ? », ce qui renforce l&rsquo;importance de l&rsquo;UNDROP en mettant l&rsquo;accent sur les droits des paysan.ne.s à contrôler leurs propres ressources et leurs connaissances traditionnelles. En outre, d&rsquo;autres défis dans le contexte latino-américain, tels que le manque d&rsquo;accès sécurisé à la terre, un paysage politique public fragmenté et opaque, et les luttes actuelles sur les droits des semences, sont prioritaires pour les mouvements sociaux, qui détournent leur attention des débats actuels sur la numérisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, la recherche montre un écart évident entre le potentiel des outils numériques pour favoriser l&rsquo;agroécologie et la réalité de leur conception et de leur gouvernance actuelles. Si des initiatives locales telles que Solis créent des alternatives inclusives, elles fonctionnent en parallèle d&rsquo;un environnement politique plus large qui exclut largement les mouvements paysan.ne.s et ne traite pas les questions fondamentales du pouvoir, de la participation et de la souveraineté des données.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cet article visait à comprendre dans quelle mesure les technologies numériques permettent ou limitent une participation significative aux transitions agroécologiques au niveau territorial. Les résultats confirment de nombreuses préoccupations critiques soulevées dans la littérature universitaire. Bien qu&rsquo;il mentionne la possibilité de co-créer des outils numériques à des fins agroécologiques, la plupart des outils actuels répertoriés sont loin d&rsquo;intégrer les principes agroécologiques et l&rsquo;inclusion sociale dans leur conception (Dittmer et al., 2022a). Ainsi, l&rsquo;approche dominante, descendante et axée sur les entreprises, pourrait continuer à façonner la plupart des outils agricoles numériques, en les intégrant dans les discours sur la normalisation et la productivité associés à la révolution verte (Klerkx &amp; Rose, 2020 ; Shelton et al., 2022). Ces modèles ont tendance à marginaliser les petits exploitants, à exclure les connaissances traditionnelles et risquent d&rsquo;aggraver les inégalités. Si les relations de pouvoir sont soulignées dans la littérature, peu de choses sont mentionnées sur le rôle du mouvement paysan dans la numérisation de l&rsquo;agriculture, en dehors des préoccupations légitimes concernant la propriété des données paysannes et la vision des entreprises derrière ces outils. Leur engagement dans la co-création d&rsquo;outils numériques horizontaux n&rsquo;est pas encore clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les recherches futures devraient être approfondies et élargies, notamment sur des thèmes tels que le financement des outils numériques en agroécologie, afin de comprendre leur modèle opérationnel – et la manière dont les connaissances paysannes y sont intégrées –, le retour sur investissement, et d&rsquo;identifier les différents mécanismes financiers qui pourraient être liés à davantage d&rsquo;éléments agroécologiques et à la réalisation de l&rsquo;inclusion sociale, c&rsquo;est-à-dire à une plus grande participation. En outre, les prochaines recherches devraient se concentrer sur le rôle des mouvements paysan.ne.s dans la co-création, la mise en œuvre ou même la résistance aux technologies numériques, et sur la compréhension de la manière dont ces acteurs influencent la gouvernance – au niveau local ou national, institutionnalisée ou non – et les valeurs inhérentes aux technologies numériques, ce qui est essentiel pour une transition numérique plus démocratique. Compte tenu de la date de rédaction, l&rsquo;article n&rsquo;a pas intégré les efforts récents, tels que le projet « Inteligência Artificial da Reforma Agrária e Agroecologia » (<a href="https://mst.org.br/2025/11/06/conheca-a-iaraa-inteligencia-artificial-da-reforma-agraria-e-agroecologia">IARAA,</a> IA de la réforme agraire et de l&rsquo;agroécologie), coordonné par le Mouvement des travailleurs ruraux sans terre et la Marche mondiale des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin de compte, si l&rsquo;agroécologie doit servir d&rsquo;alternative à l&rsquo;agriculture industrielle et productiviste, son engagement avec les outils numériques ne doit pas reproduire les structures mêmes qu&rsquo;elle cherche à remplacer. Elle doit au contraire être repensée de fond en comble, en s&rsquo;appuyant sur l&rsquo;action des paysan.ne.s, les connaissances collectives et une gouvernance équitable (Laurens et al., 2023 ; McCampbell et al., 2025 ; Sheldon et al., 2022), afin de respecter les droits reconnus dans la UNDROP. Cela inclut, mais va au-delà de la conception inclusive, la compréhension de la gouvernance et des dynamiques de pouvoir (Rosset et al., 2025 ; Rotz et al., 2019). Alors que les technologies numériques s&rsquo;intègrent rapidement dans les systèmes alimentaires et agricoles, cet article a souligné que le défi n&rsquo;est pas seulement technologique, mais qu&rsquo;il concerne fondamentalement le pouvoir, la participation et l&rsquo;avenir de l&rsquo;agroécologie, ses pratiques, ses principes et ses acteurs.</p>



<pre class="wp-block-verse">Pour consulter les références bibliographiques citées dans cet article, veuillez vous référer à l’article complet fourni ci-dessous.</pre>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/11/Paper_Romberg_Gondim-2.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Paper_Romberg_Gondim."></object><a id="wp-block-file--media-d140890e-b90e-4266-9101-2266c460e670" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/11/Paper_Romberg_Gondim-2.pdf">Paper_Romberg_Gondim</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/11/Paper_Romberg_Gondim-2.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-d140890e-b90e-4266-9101-2266c460e670">Download</a></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-theme-palette-5-background-color has-background wp-block-paragraph"><em>À ce sujet, lire aussi :</em><br><br>1.) <a href="https://www.eurovia.org/fr/publications/les-defis-de-la-numerisation-pour-lagroecologie-paysanne/">https://www.eurovia.org/fr/publications/les-defis-de-la-numerisation-pour-lagroecologie-paysanne/</a><br><br>2.) <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/les-defis-du-mouvement-paysan-face-a-la-digitalisation-de-lagriculture/">https://defendingpeasantsrights.org/fr/les-defis-du-mouvement-paysan-face-a-la-digitalisation-de-lagriculture/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/rapprocher-ou-exclure-la-participation-des-paysan-ne-s-a-la-numerisation-de-lagroecologie/">Rapprocher ou exclure ? La participation des paysan.ne.s à la numérisation de l&rsquo;agroécologie</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Équateur reporte la visite du Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans.</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/lequateur-reporte-la-visite-du-groupe-de-travail-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 17:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail de l'ONU sur l'UNDROP]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=22370</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s republie par la présente la déclaration publiée sur le site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (disponible en anglais ici). Note de la rédaction : La visite des experts, initialement prévue du 4 au 14 novembre 2025, a été reportée malgré son importance cruciale, à la suite...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/lequateur-reporte-la-visite-du-groupe-de-travail-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/">L’Équateur reporte la visite du Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans.</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s republie par la présente la déclaration publiée sur le site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (disponible en anglais <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2025/11/ecuador-postpones-visit-un-working-group-peasants-rights">ici</a>).</em></p>



<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><em>Note de la rédaction :<br><br>La visite des experts, initialement prévue du 4 au 14 novembre 2025, a été reportée malgré son importance cruciale, à la suite des récentes manifestations en Équateur, qui ont été confrontées à un état d’urgence et à une répression au cours de laquelle des organisations autochtones, rurales et environnementales — parmis les représentants clés des titulaires de droits au titre de l’UNDROP — ont été accusées de « terrorisme » et ont vu leurs comptes bancaires gelés. Ces mobilisations ont tiré la sonnette d’alarme sur des questions urgentes directement liées à l’UNDROP, telles que les droits à la terre, à l’eau et à un environnement sain, menacés par la suppression des subventions aux carburants et l’expansion de projets miniers sur les terres autochtones.<br><br>Dans ce contexte, les experts ont expliqué qu’une visite aurait offert une occasion essentielle de collaborer avec le gouvernement afin de trouver des réponses fondées sur les droits humains à ces préoccupations.<br><br>Ils ont souligné que l’Équateur a à plusieurs reprises réaffirmé son engagement envers la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (l’UNDROP). Les experts ont en outre mis en avant que cette déclaration constitue un cadre clair pour s’attaquer aux inégalités profondes auxquelles sont confrontées les communautés rurales et peut contribuer à façonner des politiques publiques favorisant la souveraineté alimentaire, la préservation de l’environnement et la justice sociale.<br><br>Lire la déclaration complète (traduite en français par Défendre les droits des paysan.ne.s) :</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>05 novembre 2025</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>GENÈVE –</strong> Un groupe d’experts en droits humains a annoncé aujourd’hui que leur visite en Équateur, initialement prévue du 4 au 14 novembre 2025, a été annulée après que le gouvernement a demandé de la reprogrammer pour la seconde moitié de 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les récentes manifestations à travers le pays reflètent des préoccupations profondes concernant les droits à la terre et à l’eau, la dégradation de l’environnement, ainsi que l’augmentation du coût de la vie et l’insécurité et la violence croissantes », a déclaré le Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une visite dans le pays à ce moment aurait permis de collaborer avec le gouvernement afin d’identifier des solutions fondées sur les droits humains à ces problèmes pressants. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont souligné que la visite aurait été une occasion opportune et précieuse pour un engagement constructif avec le gouvernement et les communautés en vue de faire progresser les droits des paysans et des travailleurs ruraux en Équateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La visite aurait offert une plateforme importante pour identifier des approches basées sur les droits humains face aux défis pressants auxquels sont actuellement confrontées les communautés paysannes et autochtones en Équateur », a précisé le Groupe de travail. « Au regard des récentes manifestations et de la réponse du gouvernement, ce dialogue aurait été particulièrement pertinent pour discuter des moyens de résoudre les griefs sous-jacents et de renforcer la confiance entre les communautés et les institutions. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont réitéré que la reconnaissance progressive par l’Équateur de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (l’UNDROP) offre une feuille de route concrète et fondée sur des principes pour lutter contre les inégalités structurelles et les injustices affectant les communautés paysannes, les peuples autochtones, les petits pêcheurs et les travailleurs ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous restons convaincus que la mise en œuvre de l’UNDROP peut contribuer à orienter les politiques afin de garantir la souveraineté alimentaire, la protection de l’environnement et la justice sociale », a déclaré le Groupe de travail, exprimant sa disponibilité à soutenir et coopérer avec les autorités équatoriennes dans la promotion des droits des paysans et des travailleurs ruraux dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Le Groupe de travail sur les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales est composé de cinq experts indépendants provenant de toutes les régions du monde. Le président-rapporteur est Carlos Duarte (Colombie) ; les autres membres sont Geneviève Savigny (France), Shalmali Guttal (Inde), Uche Ewelukwa Ofodile (Nigéria) et Davit Hakobyan (Arménie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapporteurs spéciaux / experts indépendants / groupes de travail sont des experts indépendants en droits humains nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ensemble, ces experts sont appelés les <strong>Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme</strong>. Les experts des Procédures spéciales travaillent sur une base volontaire ; ils ne sont pas des employés de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Bien que le bureau des droits de l’homme de l’ONU agisse en tant que secrétariat des Procédures spéciales, les experts agissent à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris du HCDH et de l’ONU. Les opinions ou points de vue exprimés n’engagent que leur auteur et ne représentent pas nécessairement ceux de l’ONU ou du HCDH.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations et recommandations spécifiques à chaque pays émises par les mécanismes des Nations Unies en matière de droits humains, y compris les procédures spéciales, les organes conventionnels et l’Examen périodique universel, sont disponibles sur l’<strong>Index universel des droits de l’homme</strong> : <a href="https://uhri.ohchr.org/en/">https://uhri.ohchr.org/en/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Page du HCDH sur l’Équateur – <a href="https://www.ohchr.org/en/countries/ecuador">https://www.ohchr.org/en/countries/ecuador</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute demande de renseignements ou de presse, veuillez contacter : Jamshid GAZIYEV, secrétaire du Groupe de travail sur les paysans et les travailleurs ruraux (<a>jamshid.gaziyev@un.org</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les demandes médiatiques concernant d’autres experts indépendants de l’ONU, veuillez contacter Maya Derouaz (<a>maya.derouaz@un.org</a>) ou Dharisha Indraguptha (<a>dharisha.indraguptha@un.org</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivez l’actualité des experts indépendants en droits humains de l’ONU sur X : @UN_SPExperts.</p>
</blockquote>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/lequateur-reporte-la-visite-du-groupe-de-travail-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/">L’Équateur reporte la visite du Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans.</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Évènement parallèle à l&#8217;ONU : Défis et bonnes pratiques dans la promotion des droits des paysans et travailleurs ruraux en Amérique latine</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/evenement-parallele-a-lonu-defis-et-bonnes-pratiques-dans-la-promotion-des-droits-des-paysans-et-travailleurs-ruraux-en-amerique-latine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sophie Claeys (CETIM)]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 08:55:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit international]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail de l'ONU sur l'UNDROP]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Régional]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=21178</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 18 septembre 2025, à l’occasion de la 60e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (ONU), une conférence parallèle a réuni au Palais des Nations Unies à Genève des acteurs engagés pour la protection des droits des communautés rurales. Intitulé « Faire progresser les droits des paysans et des autres personnes travaillant...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/evenement-parallele-a-lonu-defis-et-bonnes-pratiques-dans-la-promotion-des-droits-des-paysans-et-travailleurs-ruraux-en-amerique-latine/">Évènement parallèle à l&rsquo;ONU : Défis et bonnes pratiques dans la promotion des droits des paysans et travailleurs ruraux en Amérique latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le 18 septembre 2025, à l’occasion de la 60<sup>e</sup> session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (ONU), une conférence parallèle a réuni au Palais des Nations Unies à Genève des acteurs engagés pour la protection des droits des communautés rurales. Intitulé « Faire progresser les droits des paysans et des autres personnes travaillant en zones rurales à travers l’UNDROP : défis et bonnes pratiques en Amérique latine ». Co-organisée par la Via Campesina, le Forum mondial des pêcheurs et travailleurs de la pêche (WFFP), FIAN International et le CETIM, avec le soutien de l’Académie de droits humains de Genève, RAISE et la coalition suisse « Les Amis de la Déclaration », cette conférence a été l’occasion de discuter des enjeux majeurs et des initiatives novatrices avec des mouvements paysans et des États engagés en faveur des droits des paysans en Amérique latine.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet événement visait entre autres à mettre en lumière les multiples défis auxquels sont confrontés actuellement les communautés rurales dans le monde. Il visait également à explorer comment la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) pouvait influer sur les cadres juridiques et politiques afin de mieux protéger ces communautés, renforcer leurs droits et promouvoir la justice sociale. Enfin, l’événement a permis de mettre en avant la mobilisation des mouvements paysans et des organisations rurales à travers l’Amérique latine, qui œuvrent à tous les échelons pour promouvoir et mettre en œuvre l’UNDROP.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="938" height="682" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/image.png" alt="" class="wp-image-21181" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/image.png 938w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/image-300x218.png 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/image-768x558.png 768w" sizes="auto, (max-width: 938px) 100vw, 938px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que modératrice, Sibylle Dirren, représentante de FIAN International auprès de l’ONU, a souligné le rôle crucial de l’UNDROP comme outil puissant de défense et de promotion des droits des communautés rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carlos Duarte, Président du Groupe de travail d’Experts de l’ONU sur les droits des paysans et autres personnes travaillant en zones rurales, a rappelé la situation critique des communautés rurales, confrontées à la dépossession, au manque d’accès à la terre et à l’eau, ainsi qu’à l’accaparement des ressources naturelles. Il a déploré les difficultés des organisations paysannes à se faire entendre dans les forums internationaux, comme les COP ou la Convention mondiale sur la biodiversité, alors même que ces communautés sont directement concernées par la protection de la biodiversité et les enjeux climatiques. M. Duarte a également pointé la persécution et la répression dont sont victimes les dirigeants paysans dans de nombreuses régions du monde. Enfin, il a insisté sur la nécessité de renforcer la participation des femmes rurales, souvent invisibilisées alors qu’elles sont «&nbsp;la colonne vertébrale du monde paysan&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="884" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/Alfonzo-Side-event-UNDROP-Ame-Lat-1-1024x884.jpg" alt="" class="wp-image-21185" style="width:645px;height:auto" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/Alfonzo-Side-event-UNDROP-Ame-Lat-1-1024x884.jpg 1024w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/Alfonzo-Side-event-UNDROP-Ame-Lat-1-300x259.jpg 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/Alfonzo-Side-event-UNDROP-Ame-Lat-1-768x663.jpg 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2025/10/Alfonzo-Side-event-UNDROP-Ame-Lat-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alfonzo Simon Raylan, représentant du Syndicat des Travailleurs de la Mer (SITRAMAR), organisation membre du Forum mondial des peuples pêcheurs, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des pêcheurs de la région autochtone de Ngöbe-Buglé (Panama). Depuis 2010, sous-prétexte de la conservation environnementale, une interdiction de pêche prive ces communautés de leur principale source de subsistance, accentuant la pauvreté et la faim. Les populations vivent dans des conditions difficiles, avec un accès limité à l’éducation, aux soins de santé et aux services de base. M. Raylan a dénoncé l’absence de soutien de l’État et la répression violente subie par les peuples autochtones lorsqu’ils défendent leurs droits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois représentants de La Via Campesina du continent latino-américain ont partagé leurs expériences par message-vidéo. Martha Huertas Moya, membre de FENACOA/La Via Campesina Colombie, a dressé un bilan encourageant pour la paysannerie colombienne, longtemps marginalisée. La reconnaissance des droits des paysans dans la Constitution du pays et dans les politiques publiques a permis une meilleure distribution foncière et la garantie de droits auparavant inaccessibles. Elle a néanmoins insisté sur la nécessité de créer une juridiction agraire et rurale et d’augmenter les budgets alloués au monde paysan pour consolider ces avancées. Arturo Aliaga, membre de l’ANAP/La Via Campesina Cuba, a souligné les avancées concrètes en matière de droits des paysans, de souveraineté alimentaire et d’agroécologie dans le pays. Le représentant paysan a déclaré que, grâce à la volonté politique affirmée des autorités compétentes et à la capacité de l’ANAP de participer directement à l’élaboration de politiques publiques ainsi qu’à la mise en place de cadres législatifs en la matière, la promotion et l’application de l’UNDROP sont désormais une réalité. Anderson Amaro, représentant du MPA/La Via Campesina Brésil, a présenté la manière dont les mouvements sociaux ruraux brésiliens mobilisent l’UNDROP dans leur lutte pour des conditions de vie et de travail dignes. Plus précisément, le leader paysan a évoqué la stratégie de plaidoyer en cours, qui vise à intégrer la Déclaration dans les travaux des acteurs du système judiciaire national, des Ministères compétents, ainsi que dans l’agenda parlementaire national et départemental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adriana Fillol Mazo, Professeure à l’Université de Séville et à l’Académie de Genève, a présenté l’UNDROP comme un outil juridique concret pour protéger les communautés rurales. Elle a cependant relevé l’existence de plusieurs menaces, comme la numérisation et les technologies agricoles qui peuvent accroître la dépendance et l’exclusion. Le manque de relève générationnelle fragilise également l’avenir de l’agriculture paysanne. Les femmes rurales font aussi face à des obstacles importants pour accéder à la terre et à une vie digne. À cela s’ajoutent la pression économique, la violence et l’incertitude climatique, à l’origine d’une crise silencieuse de santé mentale dans les campagnes. Elle a conclu en appelant à considérer les paysans, pêcheurs et peuples autochtones non pas comme des problèmes à gérer, mais comme d’essentiels partenaires stratégiques pour construire des systèmes alimentaires justes, résilients et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Raffaele Morgantini, représentant du CETIM auprès de l’ONU, a clôturé cet événement sur une note d’espoir pour les communautés rurales, grâce à l’émergence de jurisprudences progressistes. En effet, des décisions favorables aux droits des paysans apparaissent dans plusieurs systèmes judiciaires. Au Honduras, la Cour suprême a invoqué l’UNDROP pour protéger les semences paysannes contre la «&nbsp;loi Monsanto&nbsp;», une loi adoptée par le Parlement qui favorisait les semences industrielles qui a ainsi été abrogée. En Colombie, la Cour constitutionnelle a accordé sa protection à un couple de paysans contraints d’abandonner leurs terres après des inondations répétées. Ou encore, en février 2020, la Cour inter-américaine des droits de l’homme a rendu un arrêt dans lequel elle ordonnait le rétablissement d’une population autochtone sur sa terre ancestrale, utilisant de manière complémentaire l’UNDROP et l’UNDRIP (Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones). D’autres exemples existent au Kenya ou au Canada, couvrant des droits liés aux semences et à la santé. M. Morgantini a souligné que ces avancées n’auraient été possibles sans des alliances solides entre mouvements paysans, défenseurs des droits humains, juristes, académiciens et l’engagement des autorités publiques. Ces collaborations permettent de transformer les principes en actions concrètes dans les communautés rurales, les tribunaux et les politiques nationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Lisez également notre <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/la-collaboration-avec-les-organisations-rurales-et-paysannes-est-essentielle-pour-avancer-entretien-exclusif-avec-carlos-duarte-president-du-groupe-de-travail-de-lonu-sur-lundrop/">interview exclusive du président du groupe de travail Carlos Duarte</a> et notre <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/defis-systemiques-et-bonnes-pratiques-dans-les-zones-rurales-le-2e-rapport-du-groupe-de-travail-de-lonu-sur-lundrop/">article sur le rapport dudit groupe de travail présenté lors de la 60<sup>e</sup> session du Conseil des droits de l&rsquo;homme</a>.</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/evenement-parallele-a-lonu-defis-et-bonnes-pratiques-dans-la-promotion-des-droits-des-paysans-et-travailleurs-ruraux-en-amerique-latine/">Évènement parallèle à l&rsquo;ONU : Défis et bonnes pratiques dans la promotion des droits des paysans et travailleurs ruraux en Amérique latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tierra Viva : Former sur l’UNDROP, relier et résister depuis les territoires paysans d’Amérique latine</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/tierra-viva-former-sur-lundrop-relier-et-resister-depuis-les-territoires-paysans-damerique-latine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Pierre Smets]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 16:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=20520</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, des initiatives portées par la société civile cherchent à rendre vivants et effectifs les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysan·nes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Si ce texte historique, adopté en 2018 grâce à une mobilisation internationale de longue haleine,...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/tierra-viva-former-sur-lundrop-relier-et-resister-depuis-les-territoires-paysans-damerique-latine/">Tierra Viva : Former sur l’UNDROP, relier et résister depuis les territoires paysans d’Amérique latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Depuis plusieurs années, des initiatives portées par la société civile cherchent à rendre vivants et effectifs les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysan·nes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Si ce texte historique, adopté en 2018 grâce à une mobilisation internationale de longue haleine, représente un jalon important pour la reconnaissance des droits collectifs et du rôle stratégique des populations rurales, il reste encore trop peu connu dans les territoires concernés. Loin des cercles institutionnels, des collectifs et formatrices prennent à bras-le-corps cette tâche de transmission, d’appropriation et de formation populaire.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cette dynamique qu’est né le projet Tierra Viva, proposant un programme de formation ancré dans une pédagogie populaire, féministe, interculturelle et décoloniale. Depuis 2022, Tierra Viva tisse un réseau de diffusion de l’UNDROP à travers des ateliers et webinaires, en lien avec des organisations paysannes, autochtones et de défense des droits humains, principalement en Amérique latine (mais aussi à Madagascar, 2022). L’approche est résolument collective : il s’agit d’armer les luttes de savoirs juridiques et politiques, de nourrir les résistances locales, de renforcer les capacités des participant.es concernant l’analyse de leur contexte (du local au global), enfin, de créer des passerelles entre expériences diverses, et de favoriser la transmission des droits comme outils de transformation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Des formations au service des territoires en résistance</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé au Mexique, dans l’État de Guerrero, avec l’organisation de cinq ateliers dans des communautés rurales engagées dans la défense du maïs natif, la production de café ou encore la souveraineté alimentaire et l’agroécologie. Ces communautés ont été identifiées en collaboration avec la section FIAN Mexico. Très vite, la difficulté logistique à se déplacer dans ces territoires isolés, combinée à la précarité des moyens disponibles, a poussé à développer des formations en ligne en complément : plus accessibles, moins coûteuses, elles permettent aussi une circulation régionale plus large. Les rencontres virtuelles des participantes de différentes régions permettent également des échanges plus riches, promeut le dialogue interculturel et l’ouverture des perspectives et favorise le tissage de liens. Ces webinaires ou ateliers constituent ainsi une des rares occasions de formation dans les communautés, surtout pour les femmes, qui encore trop souvent n’ont pas accès à ce genre d’espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le format retenu — webinaires thématiques interactifs, souvent suivis de débats et d’échanges sur les luttes locales — a rencontré un franc succès. Ces formations ont pour but non seulement de faire connaître les textes, mais aussi de les mettre en lien avec des contextes spécifiques, afin de favoriser l’appropriation et l’action, au service des luttes sur le terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L</strong>es formations se sont élargies à d’autres régions : Yucatan, Campeche, Quintana Roo, puis Pérou, Équateur, Guatemala et Nicaragua. La majorité des participant·es sont des femmes rurales, souvent déjà actives dans des processus d’agroécologie ou de défense du territoire ou des semences natives. Toutefois le public s’est de plus en plus diversifié avec la participation d’hommes, d’étudiant.es et d’agroécologues latino-américains aux webinaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque cycle comprend<strong> </strong>une dizaine de modules couvrant les grands droits reconnus par l’UNDROP : le droit à la terre, à l’eau, aux semences paysannes, à la biodiversité, à l’information et à la liberté d’association et d’expression, de participation. A ce titre les références à des conventions telles que la CEDAW, la Convention de Diversité Biologique, le Traité d’Escazu, UNDRIP et la Convention 169 de l’OIT offrent un spectre plus large des droits existants, tous complémentaires et interdépendants, venant outiller davantage les participants dans leur résistance et inscrire UNDROP dans une approche basée sur les droits humains, visant un processus d’<em>empowerment </em>par la base. Nous abordons aussi les droits culturels et aux savoirs traditionnels, ce qui en 2025 a donné lieu à approfondir les connaissances sur les modes de vie et cosmovisions andine, maya et amazonienne, grâce à l’intervention de guides et leaders autochtones. Ces espaces d’échanges visent effectivement à donner la parole aux acteurs des luttes, à traduire UNDROP à leur réalité quotidienne, à mettre en évidence leurs défis et à valoriser leur culture, leur approche et leur résilience.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Les droits comme langage commun des luttes</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Partout, les réactions sont fortes. Les participant·es découvrent l’existence de l’UNDROP, souvent pour la première fois. Beaucoup expriment un sentiment de reconnaissance et de légitimation, en apprenant qu’il existe un instrument juridique international qui nomme, valorise et protège leurs pratiques et leurs identités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les échanges permettent aussi de mettre en mots des réalités difficiles: l’exode et la migration rural des jeunes, la perte des savoirs ancestraux, la dépossession, l’effondrement des écosystèmes, les violences de genre, la répression des leaders communautaires, la corruption et l’emprise du narcotrafic sur les territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet <em>Tierra Viva</em> insiste sur le fait que ces droits ne sont pas réservés aux paysans et aux personnes dans les zones rurales, mais concernent <strong>toute la société</strong>. La transformation du système alimentaire, le mode de production et consommation, la déforestation, la régénération des sols, la survie des patrimoines culturels, la régulation des multinationales, la justice climatique, la conservation de la planète : ce sont autant d’enjeux. Nous y avons tous une part de responsabilités et un rôle à jouer.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Ce qui vient : transmettre, relayer, multiplier</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les perspectives sont nombreuses : élargir encore les formations, traduire les supports dans d’autres langues locales, renforcer les partenariats, valoriser les retours d’expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des objectifs est aussi de faire reconnaître ces formations, notamment par les organisations locales, les universités, les réseaux paysans, pour après établir des collaborations. Un avancement a pu être réalisé en ce sens en 2025 puisque plusieurs partenaires de Tierra Viva ont émis des certificats pour les participants, associant leur logo à celui de Tierra Viva. Donner de la visibilité au travail accompli permettrait de renforcer l’ancrage, de toucher de nouveaux publics, d’établir des collaborations avec davantage de partenaires, réseaux et associations dans les différents pays, tout en stimulant la motivation des participants, et éventuellement d’obtenir plus de soutien logistique. Et le site <em>Défendre les Droits des Paysan·nes a</em> un rôle à jouer dans cette mise en circulation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Réseaux Tierra Viva</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Youtube : <a href="https://www.youtube.com/@TierraVivaMPS/videos">https://www.youtube.com/@TierraVivaMPS/videos</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Email : <a href="mailto:tierraviva.mundo@gmail.com">tierraviva.mundo@gmail.com</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contact: +32485169934 (whatsapp)</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/tierra-viva-former-sur-lundrop-relier-et-resister-depuis-les-territoires-paysans-damerique-latine/">Tierra Viva : Former sur l’UNDROP, relier et résister depuis les territoires paysans d’Amérique latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
