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	<title>Caraïbes archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
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	<title>Caraïbes archivos - Defending Peasants&#039; Rights</title>
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		<title>Contre-réformes agraires : anatomie d’une dépossession en cours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:43:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan·ne·s diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026. L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan·ne·s</em> diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les Caraïbes ainsi que leur impact sur les droits fonciers garantis par les précédents processus de réforme agraire. Elle montre comment les récentes modifications juridiques, institutionnelles et administratives contribuent à une nouvelle concentration des terres et à une pression accrue sur les paysan·ne·s, les peuples autochtones, les communautés afrodescendantes et d’autres populations rurales. Le rapport identifie également les principales formes que prennent ces contre-réformes (réformes législatives, financiarisation des terres, accaparement vert impulsé par les entreprises et dépossession promue par l’État) et analyse leurs implications pour la justice territoriale et le développement rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude analyse également les schémas actuels de concentration foncière dans l’ensemble de la région, en soulignant comment les inégalités historiques sont renforcées par la financiarisation et les acquisitions foncières à grande échelle, des conditions structurelles qui constituent le contexte des contre-réformes contemporaines. À partir d’études de cas portant sur la Bolivie, l’Argentine, le Brésil, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, l’Équateur ainsi que plusieurs pays des Caraïbes, elle explore une série de mesures juridiques et institutionnelles ayant affaibli les protections foncières, notamment le reclassement administratif, la déréglementation, les politiques territoriales restrictives, les procédures accélérées d’expropriation, la criminalisation des conflits liés à la terre et la révocation des titres de propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, l’étude identifie des tendances régionales plus larges et les évalue à la lumière des normes internationales relatives aux droits humains. Elle soutient que ces réformes reflètent une transformation plus générale de la gouvernance foncière qui favorise la concentration économique tout en érodant les protections reconnues par les instruments internationaux, en particulier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude conclut en mettant en évidence une contradiction majeure du moment agraire actuel :<a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> alors que des avancées significatives sont réalisées dans la reconnaissance formelle des droits des peuples ruraux</a>, les mécanismes administratifs, procéduraux et économiques nécessaires à la mise en œuvre effective de ces droits s’affaiblissent continuellement à travers une architecture juridique mondiale qui considère la terre, les territoires et les ressources naturelles comme de simples actifs financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écoutez le podcast sur cette étude (en espagnol uniquement) :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="La_maquinaria_legal_del_despojo_agrario by Carlos Duarte" width="720" height="400" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay; encrypted-media" src="https://w.soundcloud.com/player/?visual=true&#038;url=https%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F2331636140&#038;show_artwork=true&#038;maxheight=1000&#038;maxwidth=720"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lisez l’étude complète en anglais ici :</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué agrarian-counter-reforms."></object><a id="wp-block-file--media-ba51bf9e-6c23-45b7-a4d9-b7802bf014b0" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf">agrarian-counter-reforms</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/agrarian-counter-reforms.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-ba51bf9e-6c23-45b7-a4d9-b7802bf014b0">Download</a></div>
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		<title>Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 17:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[derechos campesinos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP. Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em> a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s et autres populations rurales en Amérique latine. Elle analyse 170 dispositions juridiques en vigueur dans 23 pays entre 1917 et 2025, offrant une vue d’ensemble comparative de la manière dont les droits des paysan.ne.s sont reconnus dans les systèmes juridiques nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats montrent que la reconnaissance juridique des paysan.ne.s est désormais largement répandue dans la région. Près de la moitié des lois analysées reconnaissent explicitement les droits des paysans, tandis que 88 % contiennent une forme de reconnaissance ou de protection des populations rurales. Le Brésil compte le plus grand nombre d’instruments juridiques pertinents, tandis que la Colombie et le Panama se distinguent par la solidité de leurs cadres juridiques. Plus de la moitié des normes identifiées ont été adoptées entre 2010 et 2025, ce qui témoigne d’une attention politique croissante portée aux questions paysannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes les plus courants sont l’agriculture familiale, l’accès à la terre, la réforme agraire et la souveraineté alimentaire. Toutefois, d’importantes lacunes subsistent dans des domaines tels que les droits des femmes rurales, l’agroécologie, le droit aux semences et la participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine également la relation entre les lois nationales et l’UNDROP. Bien que seuls quatre instruments juridiques fassent explicitement référence à la Déclaration, de nombreuses lois en intègrent les principes. La Colombie, l’Équateur et la Bolivie offrent certains des exemples les plus solides d’alignement avec l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conclut que l’Amérique latine est devenue une référence mondiale en matière de reconnaissance juridique des paysan.ne.s, tout en soulignant la nécessité de renforcer la mise en œuvre de l’UNDROP par une reconnaissance constitutionnelle, une meilleure protection des femmes rurales, un soutien accru à l’agroécologie et au droit aux semences, ainsi que des mécanismes améliorés de participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir l’étude complète disponible en anglais ci-dessous :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)."></object><a id="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf">Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1">Download</a></div>
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		<title>L&#8217;Observatoire des droits paysans : un outil essentiel pour la mise en œuvre de l&#8217;UNDROP en Amérique Latine</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/lobservatoire-des-droits-paysans-un-outil-essentiel-pour-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 13:34:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Régional]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entretien avec Diego Monton, Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&#8217;Argentine et CLOC–Vía Campesina Dans un contexte régional marqué par une crise multidimensionnelle – caractérisée par l&#8217;avancée de l&#8217;agro-industrie, la criminalisation des luttes populaires et l&#8217;affaiblissement des droits collectifs – les paysan.ne.s restent l&#8217;un des groupes les plus vulnérables et, en même temps, l&#8217;un des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Entretien avec Diego Monton, Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&rsquo;Argentine et CLOC–Vía Campesina</em></p>



<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>Dans un contexte régional marqué par une crise multidimensionnelle – caractérisée par l&rsquo;avancée de l&rsquo;agro-industrie, la criminalisation des luttes populaires et l&rsquo;affaiblissement des droits collectifs – les paysan.ne.s restent l&rsquo;un des groupes les plus vulnérables et, en même temps, l&rsquo;un des plus stratégiques pour la souveraineté alimentaire, la défense des territoires et la justice sociale. Dans ce contexte, la mise en œuvre effective de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) devient une tâche urgente et profondément politique.</strong><br><br><strong>Afin de renforcer ce processus, la CLOC-Via Campesina a encouragé la création d&rsquo;un <a href="https://www.observatorioderechoscampesinos.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire des droits paysans</a>, une initiative conçue comme un outil de coordination, de suivi, de visibilité et de soutien aux luttes rurales en Amérique latine et dans les Caraïbes.</strong><br><br><strong>Dans cette interview, Diego Monton, dirigeant et référence du Mouvement national paysan indigène (MNCI)-Somos Tierra d&rsquo;Argentine et de la CLOC-Via Campesina, approfondit les objectifs, la portée et les défis de ce nouvel instrument collectif, ainsi que son potentiel pour soutenir les luttes paysannes, influencer les politiques publiques et renforcer l&rsquo;organisation populaire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les principaux objectifs de ce nouvel Observatoire ? Et comment espérez-vous qu&rsquo;il puisse renforcer les luttes populaires dans les zones rurales et influencer les politiques publiques en matière de droits paysans en Amérique latine et dans les Caraïbes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Observatoire est une initiative qui vise à être avant tout un instrument de la CLOC et de La Via Campesina en Amérique latine, mais aussi d’autres organisations alliées. En outre, nous souhaitons qu’il constitue également un apport pour le Groupe de travail d’experts de l’ONU sur l’UNDROP, dans la mesure où il met à disposition des informations pertinentes sur l’évolution de la situation dans chacun des pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif central est donc, d’une part, de rendre visibles les situations de violation des droits des paysan.ne.s dans les pays et dans la région, mais aussi de mettre en évidence les expériences positives, à deux niveaux. D’une part, celles liées aux législations et aux politiques publiques fondées sur l’UNDROP, qui transforment progressivement les droits énoncés en actions concrètes des États. D’autre part, en rendant visibles les initiatives propres des organisations rurales, en tant qu’actions concrètes permettant de garantir les droits de la paysannerie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Observatoire entend également offrir un outil de consultation pour les organisations : un espace dans lequel seront mis à disposition, du point de vue même de la Déclaration, divers études et rapports. Nous souhaitons produire de l’information et fournir des analyses et des connaissances rapidement accessibles, servant de base à l’élaboration de politiques publiques et de législations. À travers la construction de liens entre les organisations, le collectif des droits paysans de la CLOC et le Groupe d’experts de l’ONU lui-même, l’Observatoire contribuera à assurer un suivi systématisé du processus de promotion et de mise en œuvre de l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un contexte de crise systémique multidimensionnelle, marqué par une offensive frontale des élites dominantes qui profitent de la montée du néofascisme, la situation dans les zones rurales est de plus en plus conflictuelle : comment l&rsquo;Observatoire contribuera-t-il à rendre visibles et à défendre les droits des paysan.ne.s face aux pratiques prédatrices de l&rsquo;agro-industrie (accaparement des terres, OGM ou criminalisation des protestations) ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Observatoire doit pouvoir dialoguer avec les luttes paysannes et contribuer à les renforcer. En effet, dans ces contextes de crise, la stratégie de certains États ou du capital financier de l&rsquo;agro-industrie lui-même consiste à stigmatiser la vie et le travail paysans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNDROP permet de légitimer le rôle des paysan.ne.s, non seulement en consacrant leurs droits, mais aussi en reconnaissant le rôle qu&rsquo;ils jouent en faveur de la souveraineté alimentaire, contre le changement climatique et le phénomène de la migration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de droits pour les paysan.ne.s signifie également plus de droits pour les travailleurs et travailleuses de tous les pays, et nous nous proposons d&rsquo;y contribuer par la communication et l&rsquo;accès à l&rsquo;information, afin de renforcer les espaces de négociation des organisations. Nous sommes convaincus que le principal instrument dont disposent les paysan.ne.s en Amérique latine est la mobilisation, la lutte et l&rsquo;organisation active. L&rsquo;Observatoire vise précisément à accompagner ces processus, mais aussi à accompagner les institutions publiques qui ont de bonnes intentions et qui pourront trouver, outre des informations spécifiques, des expériences concrètes sur lesquelles créer ou développer de nouvelles initiatives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, nous allons avoir des cercles universitaires qui contribueront à l&rsquo;Observatoire et s&rsquo;en inspireront. Et comme je l&rsquo;ai déjà dit, le groupe de travail d&rsquo;experts de l&rsquo;ONU sur l&rsquo;UNDROP s&rsquo;est engagé à fournir des rapports et des articles à l&rsquo;Observatoire, et à utiliser ses rapports pour alimenter le plaidoyer au niveau international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle est la structure et quels sont les outils et méthodologies utilisés par l&rsquo;Observatoire pour assurer le suivi et la documentation ? Et aussi, quels types de données ou d&rsquo;indicateurs considérerez-vous comme essentiels pour votre évaluation ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette première étape, la structure est très simple, avec une équipe réduite en ce qui concerne la coordination de l’Observatoire et quelques personnes chargées de la systématisation. Le travail se fait en articulation avec la CLOC, à partir de différentes expériences de recherche participative, en lien avec l’Alliance pour la biodiversité, des organisations de défense des droits humains de la région et d’autres réseaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu est d’en faire un travail coopératif en réseau, permettant d’additionner les efforts et de rendre visibles de nombreuses initiatives qui sont menées et publiées dans divers espaces.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe des agences et des médias d’information sur la situation du monde rural dans différents pays, qui réalisent déjà leur travail, et nous cherchons à pouvoir systématiser et centraliser, de manière complémentaire, l’ensemble de ce travail mené en parallèle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous travaillons également au renforcement de la dimension financière de l’Observatoire, afin de pouvoir constituer un groupe de recherche propre, capable d’identifier les principales expériences dont nous nous nourrissons, d’approfondir le niveau de recherche et de disposer ensuite d’un solide manuel de politiques publiques associées à l’UNDROP. Cela doit permettre que, chaque fois que des avancées institutionnelles se produisent, des idées et des protocoles d’action puissent être rapidement mobilisés pour faire progresser la mise en œuvre institutionnelle de l’UNDROP, ainsi que pour le travail parlementaire dans tous les pays qui doivent encore approfondir et adapter leur législation en ce sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les organisations rurales et leurs alliés, tels que le site web <em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em>, peuvent-ils collaborer avec ce nouvel observatoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une adresse électronique, <em><strong>observatorioderechoscampesinos@gmail.com</strong></em>, à laquelle il est possible de contacter la coordination de l&rsquo;observatoire et d&rsquo;envoyer des rapports, des articles et des propositions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, en Amérique latine, au sein du collectif des droits paysans, un réseau s&rsquo;est constitué afin que les attachés des différents pays travaillent à la mise en ligne de l&rsquo;Observatoire. La structure même de la CLOC est donc également un mécanisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous espérons également pouvoir établir une collaboration fructueuse avec le site web <em>Defendiendo los Derechos Campesinos, </em>afin de nous renforcer mutuellement et d&rsquo;avancer vers la réalisation des droits fondamentaux des populations rurales.</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/lobservatoire-des-droits-paysans-un-outil-essentiel-pour-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop/">L&rsquo;Observatoire des droits paysans : un outil essentiel pour la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP en Amérique Latine</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Luttes anticoloniales dans le Sud Global : Une perspective paysanne</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/luttes-anticoloniales-dans-le-sud-global-une-perspective-paysanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emma Labasse (CETIM)]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Apr 2024 15:43:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 14 mars 2024, s’est tenue la conférence « Luttes anticoloniales dans le Sud Global : Une perspective paysanne » organisée à Genève par le CETIM, La Via Campesina (LVC), Uniterre, Le Silure, FIAN International/FIAN Suisse et le Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC). Cette conférence a été organisée à l’occasion de la...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/luttes-anticoloniales-dans-le-sud-global-une-perspective-paysanne/">Luttes anticoloniales dans le Sud Global : Une perspective paysanne</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Jeudi 14 mars 2024, s’est tenue la conférence « Luttes anticoloniales dans le Sud Global : Une perspective paysanne » organisée à Genève par le CETIM, La Via Campesina (LVC), Uniterre, Le Silure, FIAN International/FIAN Suisse et le Mouvement pour une agriculture paysanne et citoyenne (MAPC). Cette conférence a été organisée à l’occasion de la venue d’une délégation de LVC à l’ONU, dans le cadre de différentes activités de plaidoyer pour la promotion et mise en œuvre de la Déclaration de l’ONU sur les droits des paysans et autres personnes qui travaillent dans les zones rurales.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="894" height="612" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2024/04/Capture-decran-2024-04-11-220556.jpg" alt="" class="wp-image-6124" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2024/04/Capture-decran-2024-04-11-220556.jpg 894w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2024/04/Capture-decran-2024-04-11-220556-300x205.jpg 300w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2024/04/Capture-decran-2024-04-11-220556-768x526.jpg 768w" sizes="(max-width: 894px) 100vw, 894px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif de cet évènement était de discuter de l’impact du système politique et économique néolibéral, au caractère raciste et (néo)colonial, sur la paysannerie et les communautés rurales, et de comment les organisations paysannes conçoivent la lutte contre ce système oppresseur. Pour en parler, six panélistes, membres de La Via Campesina des pays du sud (Niger, Colombie, Haïti, Palestine) et du nord (Suisse et France) étaient présent.es pour transmettre leur vision et leur vécu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le capitalisme et le colonialisme sont les deux faces d’une même pièce</em>&nbsp;» a rappelé Raffaele Morgantini du CETIM en ouvrant la discussion par un rappel de l’impact du système capitaliste et néocolonial actuel sur les peuples du Sud Global, en particulier les paysans et paysannes. Ainsi, «&nbsp;<em>La lutte anticapitaliste passe nécessairement par la lutte anticoloniale, deux luttes pour lesquelles le monde rural se trouve en première ligne</em>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Colombie</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Joana Pinzón représentant l’organisation <em>Asociación Nacional Campesina José Antonio Galán Zorro</em> (ASONALCA) et du <em>Coordinador Nacional Agrario</em>, une des organisations membre de LVC en Colombie, a commencé par évoquer la division internationale du travail qui relègue la Colombie au rôle appauvrissant de producteur de matières premières, en l’occurrence dans l’industrie minière, ce qui cause des dommages tant à l’environnement qu’aux populations paysannes et autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces populations sont d’ailleurs retranchées dans les territoires les plus hostiles alors que la majorité des terres sont accaparées par les riches propriétaires terriens. Pour cela, notamment, une réforme agraire intégrale et populaire est nécessaire mais n’a jamais été mise en place car elle contrevient aux intérêts capitalistes des élites dominantes. Le contrôle de la terre est l’enjeu central du pays, c’est d’ailleurs à cause de cela qu’a émergé le conflit armé dont les premières victimes sont les communautés rurales et autochtones. Une guerre sale est menée contre elles par des acteurs privés comme publics. En effet, s’opposer à l’accaparement des terres et aux projets économiques destructeurs revient à mettre sa vie en péril, les communautés et mouvements sociaux sont persécutés, menacés de mort, emprisonnés, déplacés de force, exilés, assassinés. «&nbsp;<em>Lorsque qu’on me parle de ”développement”, ce que j’entends c’est le mot ”mort”. Parce qu’au nom du développement les compagnies privées ont énormément détruit.</em>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Un autre monde est possible</em>&nbsp;» prône Joana, en insistant sur l’importance de la mobilisation sociale et en donnant des exemples d’écoles populaires, de projets de santé publique, d’entreprises locales et autres services publics mis en place dans le Nord-Est du pays (Régions de Santander et Casanare). «&nbsp;<em>Si nous souhaitons le changement, nous devons le réaliser nous-même</em>&nbsp;», conclut Joana.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Niger</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le représentant de la Plateforme paysanne du Niger, membre de LVC, rappelle les nombreux sévices que le continent africain a connu et le fait que, malgré l’indépendance arrachée il y a 60 ans, l’Afrique reste en situation de dépendance. «&nbsp;<em>On nous a libéré de nos chaînes mais on continue de nous tenir autrement. Aujourd’hui souffle un vent de souveraineté dans l’esprit de tous les africains qui ont compris qu’il faut se battre pour elle, en particulier pour la souveraineté alimentaire</em>&nbsp;». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau des nombreux obstacles au développement de l’agriculture nigérienne est dense : le deux poids deux mesures ne permet pas aux petit.es producteur.trices de concurrencer l’agrobusiness. Les engrais chimiques fabriqués en Europe appauvrissent les sols et les rendent dépendants, fragilisant ainsi les organisations paysannes. La division internationale du travail relègue là aussi l’Afrique au rôle de fournisseur de matières premières exportées et transformées en occident pour être revendues plus cher. «&nbsp;<em>On ne nous donne pas les moyens d’accéder à la transformation des produits et lorsque nous voulons exporter à notre tour des produits transformés nous nous heurtons aux normes européennes dites de qualité. Cela renforce la pauvreté de nos exploitations. Nos producteurs vendent à vil prix le même produit vendu plus cher ailleurs&nbsp;</em>» regrette le représentant nigérien. De plus, comme il n’y a pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté économique, «<em>&nbsp;on dépense beaucoup pour accéder à peu (…). Cette économie nous maintient dans la pauvreté</em>&nbsp;» confie-t-il. Ajoutons à cela que chaque commande étatique de matériel agricole, de semences, d’engrais doit passer par la banque de France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre problème est celui de la relève paysanne. «<em>&nbsp;Les jeunes quittent les fermes familiales, prennent des bateaux et meurent en mer pour le rêve européen. Ils pensent que l’Europe est un Eldorado, que la réussite se résume aux études supérieures, à un bureau, à une cravate. Il faut revenir à nos valeurs africaines.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’insécurité à cause de groupes armés comme Boko Haram nuit aussi aux paysan.nes nigérien.nes qui sont confronté.es à leur violence. « <em>Il y a 10 ans nous étions pauvres, mais au moins nous étions en paix</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, suite au coup d’État du 26 juillet 2023, le Niger a été victime de mesures coercitives unilatérales qui ont gravement impacté le pays. Ses paysan.nes ont vu leurs produits bloqués à la frontière, iels ont dû les vendre à perte et ont dû puiser dans les stocks de nourriture pourtant déjà insuffisants.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Palestine</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Yasmeen El-Hasan, de l’Union of Agricultural Work Committee (UAWC, Palestine), aussi membre de LVC, a témoigné par vidéo interposée. Elle a dressé un constat horrifiant de la situation à Gaza, déclarant que les Palestinien.nes qui ne sont pas mort.es à cause des bombes le seront dû à la famine, le manque d’eau et de soins. Elle dénonce l’usage de la famine comme arme dans le génocide en cours. «&nbsp;<em>Israël a mis au point une opération de famine en détruisant les systèmes alimentaires palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.</em>&nbsp;» Pourtant, la souveraineté nationale et alimentaire est intrinsèque au droit à l’autodétermination. «&nbsp;<em>Notre relation avec notre terre n’est pas seulement symbolique mais symbiotique. Il ne s’agit pas seulement de ce que nous obtenons d’elle, mais de ce que nous lui donnons. Nous sommes les natifs de cette terre, nous en sommes les gardiens&nbsp;</em>» rappelle Yasmeen. Elle considère que le retour au <em>statu quo</em> colonialiste n’est pas envisageable et qu’il faut travailler ensemble à le démanteler pour créer un système juste pour toutes et tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plus d’informations, voir <a href="https://www.cetim.ch/palestine-pas-de-souverainete-alimentaire-sans-souverainete-nationale/">l’article du CETIM «&nbsp;Palestine : pas de souveraineté alimentaire sans souveraineté nationale&nbsp;».</a></p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Haïti</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Micherline Islanda Aduel représentant l’organisation Tet Kole Ti Peyizan Ayisyen, membre de LVC à Haïti, devait rejoindre la délégation paysanne à Genève mais elle n’a pas pu quitter l’île à cause de la proclamation de l’état d’urgence suite à la mainmise de gangs criminels violents sur le tissu social et institutionnel du pays. Elle s’est donc elle aussi exprimée par vidéo-message. Elle dénonce la situation actuelle&nbsp;: «<em>&nbsp;La production locale est battue en brèche par les oligarques qui importent des produits nord-américains et protègent les sociétés transnationales. Les gangs et collabos locaux ont créé le chaos, le peuple haïtien vit sous le signe de l’insécurité, des assassinats politiques ciblés, du banditisme gouvernemental assumé et du kidnapping programmé. Il est urgent de mettre fin au soutien des Etats-Unis, du Canada et de la France qui appuient des gouvernements criminels qui ne sont pas soutenus par les peuples.&nbsp;</em>» La souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale d’Haïti sont mises à mal par le <em>Core-Group</em>, c’est-à-dire le groupe intergouvernemental créé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2004 comprenant notamment les Etats-Unis, le Canada, l’Angleterre, l’Allemagne et la France. Soutenu par le dit «&nbsp;Core Group&nbsp;», le gouvernement provisoire actuel, dirigé par le premier ministre, M. Ariel Henry, gouverne <em>de facto</em> Haïti contre la volonté de son peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au vu de ce qui précède, combattre la crise alimentaire et relancer la production agricole en appliquant la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales est une priorité pour les paysans et paysannes d’Haïti.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plus d’informations sur la situation dans l’île, voir le <a href="https://www.cetim.ch/wp-content/uploads/A_HRC_NGO_Haiti-FR.pdf">rapport soumis au Conseil des droits de l’homme des Nations unies par le CETIM et les organisations paysannes haïtiennes</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Suisse</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Alberto Silva, représentant d’UNITERRE, membre suisse de LVC, dénonce le rôle de son pays dans les dynamiques impérialistes et néocoloniales bien que la Suisse n’ait pas un passé colonial au contraire de la France. «&nbsp;<em>Genève est une véritable plaque tournante du commerce des matières premières. Tout est négocié ici, la spéculation est importante et cela a un impact sur les prix en Suisse et ailleurs dans le monde.</em>&nbsp;» La méthode est la suivante&nbsp;: acheter le moins cher, stocker et attendre que les prix remontent pour vendre le plus cher possible. Ainsi nombreux sont ceux et celles qui tirent profit de la guerre en Ukraine et du génocide en Palestine. La spéculation se fait sur le dos des populations vulnérables et fait dysfonctionner les marchés agricoles. Les banques et les sociétés transnationales s’orientent de plus en plus vers la production alimentaire et pour cela accaparent des terres arables dans les pays du Sud. Cela crée une pression supplémentaire sur les populations locales qui pratiquent une agriculture de subsistance et accroît la dépendance à l’importation de nourriture étrangère. La Suisse participe donc activement au néo-colonialisme, à l’oppression des pays du Sud Global via ses banques, ses sociétés, ses traders… Le système économique actuel de concurrence généralisée des paysan.nes dans le monde participe à la disparition de la paysannerie au niveau local et engendre des crises sociales catastrophiques. Les Accords de l’OMC participent à cette dérégulation généralisée. Face à tout cela, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales est une boussole extrêmement importante. «&nbsp;<em>Le développement de notre souveraineté alimentaire ne doit pas se faire au détriment de celle des autres pays&nbsp;</em>» conclut Alberto.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>France</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pierre Maison représentant la Confédération Paysanne, membre de LVC en France, déclare que l’impérialisme français, la France-Afrique existent encore. «&nbsp;<em>La France dénonce des coups d’États en même temps qu’elle soutient des démocraties de façade voire même des régimes autoritaires. L’objectif est de garder la main sur les richesses de ces pays.</em>&nbsp;» considère-t-il. Les systèmes alimentaires africains sont mis à mal par l’Europe. Un exemple criant est celui du lait en poudre vendu en Afrique&nbsp;: «&nbsp;<em>Il s’agit en réalité d’une poudre de lait écrémé à laquelle est ajoutée de l’huile de palme car cela revient moins cher. Nous avons posé la question à la Commission européenne et manifesté contre la spéculation et le dumping de ce lait stocké. Nos surplus viennent détruire leur agriculture&nbsp;</em>» déplore-t-il. De même, la mise en concurrence de systèmes agricoles qui n’ont pas les mêmes règles nuit gravement à la paysannerie familiale africaine qui est mise en concurrence avec les agriculteurs et paysans européens qui, eux, sont subventionnés par la PAC (Politique agricole commune) notamment. «<em>&nbsp;Le marché mondial n’est basé que sur le profit et enrichit les grosses entreprises qui exportent sans conditions et rendent dépendants les pays dits en développement. Pour se protéger ces pays devraient avoir la liberté de mettre des droits de douane. Or, ce n’est plus le cas avec les accords de libre-échange. En Europe on entend les tenants du productivisme déclarer que l’Europe doit nourrir le monde. Mais pourquoi, par qui ?</em> ». De plus, l’industrie des semences est contrôlée par quelques sociétés transnationales qui imposent des semences stériles et des OGM dans les pays africains pour les rendre dépendants car ces semences fonctionnent avec des pesticides et des engrais qu’il faut racheter chaque année. Tout ce système tente de s’imposer alors que les semences paysannes africaines sont parfaitement adaptées à leur territoire. En Europe, on ne trouve quasiment plus de semences paysannes. Or, ce sont ces semences qui peuvent s’adapter aux territoires et au réchauffement climatique. Un autre fléau est celui du système des crédits carbones&nbsp;: «&nbsp;<em>Les entreprises des pays du Nord rachètent des terres arables en Afrique avec la complicité des États, expulsent les paysan.nes pour planter des forêts afin que l’on puisse continuer à polluer en Europe et que les entreprises se disent neutres, ce qui est parfaitement faux.</em>&nbsp;» conclut Pierre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces témoignages ont été suivis d’un temps d’échange riche avec la salle, puis d’un buffet de produits paysans locaux.</p>
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		<title>Examen Périodique Universel de Cuba : le CETIM souligne les bonnes pratiques en matière de droits des paysan.nes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[CETIM]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2023 16:30:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Briefings / Rapports]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[agroécologie]]></category>
		<category><![CDATA[droit à la terre]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;examen périodique universel (EPU) est un mécanisme de protection des droits humains du Conseil des droits de l&rsquo;homme des Nations unies. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un processus basé sur l&rsquo;examen du respect par chaque État membre des Nations unies de ses obligations et engagements en matière de droits humains. Tous les États membres sont évalués par d&rsquo;autres États, qui peuvent formuler des recommandations sur différentes questions, l&rsquo;objectif fondamental étant d&rsquo;aider le pays examiné à mieux protéger et mettre en œuvre les droits humain au niveau national. Les organisations de la société civile dotées du statut consultatif auprès de l&rsquo;ECOSOC, telles que le CETIM, ont la possibilité de présenter un rapport sur toute question liée à la situation des droits humains, de formuler des recommandations et de plaider pour que d&rsquo;autres États reprennent ces recommandations et les fassent leurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;État examiné peut alors décider d&rsquo;accepter les recommandations formulées ou seulement d&rsquo;en prendre note. S&rsquo;il les accepte, il sera possible de suivre la mise en œuvre concrète des recommandations. Lors du cycle suivant de l&rsquo;EPU (tous les 4 ans), le Conseil des droits de l&rsquo;homme, en collaboration avec les organisations de la société civile, évaluera la mise en œuvre ou non des recommandations acceptées lors du cycle précédent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un mécanisme utile dans la mesure où, dans le cas de l&rsquo;UNDROP, il permet aux organisations paysannes et de la société civile d&rsquo;émettre des recommandations sur la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP et d&rsquo;assurer un suivi de ce processus, dans le cadre de leurs activités de plaidoyer auprès des autorités publiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous mettons à disposition ci-dessous le rapport établi par le CETIM sur la mise en œuvre des droits contenus dans l’UNDROP par l’État de Cuba. Il s’agit pour nous d’un bon exemple de l’utilisation du mécanisme de l’UPU pour assurer un suivi des politiques nationales sur les droits des paysan.nes. Dans le cas présent de Cuba, le CETIM reconnaît et encourage les bonnes pratiques concernant ces droits, donnant à voir un exemple de politique mettant en œuvre l’UNDROP pouvant inspirer d’autres États. </p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2023/12/Rapport-EPU-CUBA-UNDROP.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Rapport-EPU-CUBA-UNDROP."></object><a id="wp-block-file--media-ddaec765-8bde-4475-82b6-3165b6335c39" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2023/12/Rapport-EPU-CUBA-UNDROP.pdf">Rapport-EPU-CUBA-UNDROP</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2023/12/Rapport-EPU-CUBA-UNDROP.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-ddaec765-8bde-4475-82b6-3165b6335c39">Download</a></div>
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		<title>Artisans pêcheurs : Luttes et mobilisations</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/artisans-pecheurs-luttes-et-mobilisations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bulletin Nyéléni]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 15:55:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Régional]]></category>
		<category><![CDATA[Pêcheurs]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bulletin Nyeleni n°47, Mars 2022 Bulletin d’information Nyéléni  est la voix du mouvement international engagé pour la défense des droits des peuples à la souveraineté alimentaire autour de la plateforme politique que constitue la Déclaration Nyéléni 2007. Le site web dédié à sa publication rassemble quinze organisations : Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA), FIAN...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Bulletin Nyeleni n°47, Mars 2022</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://nyeleni.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bulletin d’information Nyéléni</em></a>  est la voix du mouvement international engagé pour la défense des droits des peuples à la souveraineté alimentaire autour de la plateforme politique que constitue la <a href="https://nyeleni.org/IMG/pdf/declarationfinalmars.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Déclaration Nyéléni 2007</a>. Le site web dédié à sa publication rassemble quinze organisations : Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA), FIAN International, Focus on the Global South, Friends of the Earth Interational, GRAIN, Grassroots International, International Planning Committee for Food Sovereignty (IPC), La Via Campesina, Marcha Mundial de las Mujeres, Real Word Radio, The World Forum Of Fish Harvesters &amp; Fish Workers, Transnational Institute, VSF Justicia Alimentaria Global, WhyHunger et World Forum for Fisher People.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Éditorial</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nations Unies ont déclaré 2022 Année internationale de la pêche artisanale et de l’aquaculture (IYAFA 2022) afin de souligner l’importance de la pêche artisanale et de l’aquaculture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dix dernières années et plus encore depuis la pandémie, les initiatives en faveur de l’économie bleue se sont multipliées. Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires de 2021 a fait progresser la notion de « Blue Foods », qui signifie avant tout l’aquaculture. En 2021, le Comité des pêches de la FAO a pris des mesures sans précédent visant à faire progresser l’aquaculture, donnant naissance à la « <a rel="noreferrer noopener" href="https://aquaculture2020.org/declaration/" target="_blank">Déclaration de Shanghai </a>» rédigée par WorldFish, les acteurs de l’industrie et d’autres parties prenantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’IYAFA met désormais en valeur la pêche artisanale. Certains préfèrent le terme de pêche à petite échelle, or, quel que soit le terme utilisé, il s’agit toujours du mode de vie fournissant de la nourriture et des revenus à plus de cent millions de personnes dans le monde. Cependant, les territoires et les ressources des pêcheurs sont de plus en plus accaparés : l’ensemble du programme d’économie bleue allant du déplacement de personnes au nom de la conservation (Aires maritimes protégées – AMP), à des investissements massifs en pisciculture, à l’expansion des ports afin de faciliter davantage le commerce mondial et à des dynamitages et des forages sans précédent pour le pétrole et le gaz, constituent des exemples de développement contemporain qui ont dépossédé et continuent de déposséder les communautés de pêcheurs. Nous espérons que l’IYAFA sera l’année où les pêcheurs du monde entier intensifieront la résistance et mobiliseront les masses pour exiger la restitution et la régénération de la nature.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Transnational Institute </em>et <em>FIAN International</em></p>



<h4 class="wp-block-heading"><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2023/01/Nyeleni_Newsletter_Num_47_FR.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Télécharger</a></h4>



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