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	<title>Defending Peasants&#039; Rights</title>
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	<title>Defending Peasants&#039; Rights</title>
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		<title>Rapport sur la promotion et la mise en œuvre de l&#8217;UNDROP à Cuba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 14:54:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s a le plaisir de publier ce rapport consacré au laboratoire cubain sur les droits des paysan.ne.s et la souveraineté alimentaire. L’expérience de Cuba démontre que les principes et les dispositions consacrés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/rapport-sur-la-promotion-et-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop-a-cuba/">Rapport sur la promotion et la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP à Cuba</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em> a le plaisir de publier ce rapport consacré au laboratoire cubain sur les droits des paysan.ne.s et la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’expérience de Cuba démontre que les principes et les dispositions consacrés dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP) peuvent être concrètement traduits en politiques publiques, en cadres juridiques et en initiatives visant à garantir et à promouvoir les droits des communautés paysannes. Le présent rapport présente les progrès accomplis ainsi que les principales initiatives développées dans ce domaine, en mettant en lumière l’engagement de l’État et des titulaires de droits eux-mêmes en faveur de la promotion et de la protection des droits des paysan.ne.s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette expérience constitue également une référence précieuse pour d’autres pays et d’autres contextes. Elle montre que, même dans des conditions de vulnérabilité dues à une offensive impérialiste continue et face aux immenses défis engendrés par la guerre économique menée de l’extérieur, il est possible de progresser dans la mise en œuvre des droits reconnus par l’UNDROP lorsqu’existent une volonté politique, un cadre institutionnel favorable ainsi qu’une participation active et une mobilisation des organisations et des communautés de base.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ses spécificités nationales, le cas cubain offre des enseignements et des sources d’inspiration pour d’autres pays qui souhaitent renforcer leurs politiques publiques et leurs cadres juridiques en faveur des droits des personnes vivant et travaillant dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous trouverez ci-dessous le rapport complet :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/07/FRA_Informe-Cuba-derechos-campesinos_2026-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué FRA_Informe Cuba derechos campesinos_2026 (1)."></object><a id="wp-block-file--media-798bec6f-58ec-405b-adea-61f090580aec" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/07/FRA_Informe-Cuba-derechos-campesinos_2026-1.pdf">FRA_Informe Cuba derechos campesinos_2026 (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/07/FRA_Informe-Cuba-derechos-campesinos_2026-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-798bec6f-58ec-405b-adea-61f090580aec">Download</a></div>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/rapport-sur-la-promotion-et-la-mise-en-oeuvre-de-lundrop-a-cuba/">Rapport sur la promotion et la mise en œuvre de l&rsquo;UNDROP à Cuba</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les communautés paysannes, autochtones et afrodescendantes sont la cible d&#8217;attaques au Honduras</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/les-communautes-paysannes-autochtones-et-afrodescendantes-sont-la-cible-dattaques-au-honduras/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 17:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les communautés paysannes, autochtones et afrodescendantes du Honduras font face à une intensification des attaques violentes dans un contexte où le gouvernement de Nasry Asfura promeut des politiques et des pratiques qui privilégient l&#8217;agro-industrie et les activités extractives au détriment des droits des paysan·nes. À la suite de l&#8217;adoption récente de la « Loi pour...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Les communautés paysannes, autochtones et afrodescendantes du Honduras font face à une intensification des attaques violentes dans un contexte où le gouvernement de Nasry Asfura promeut des politiques et des pratiques qui privilégient l&rsquo;agro-industrie et les activités extractives au détriment des droits des paysan·nes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la suite de l&rsquo;adoption récente de la <em>« Loi pour le renforcement et la protection du secteur agro-industriel, des projets énergétiques, du tourisme, de l&rsquo;élevage et des petits producteurs agricoles du Honduras »</em>, qui favorise et protège les intérêts de l&rsquo;agro-industrie, 1 000 ordres d&rsquo;expulsion visant des communautés paysannes ont été prononcés. Cette loi vient aggraver un contexte déjà marqué par la violence, la criminalisation et les actes d&rsquo;intimidation auxquels sont confrontés de nombreux mouvements paysans qui luttent pour leurs droits historiques à la terre, à l&rsquo;alimentation et à la souveraineté alimentaire. Elle s&rsquo;inscrit notamment dans le prolongement du massacre perpétré le 21 mai 2026 dans la communauté de Rigores, dans le département de Colón, qui a coûté la vie à 20 paysan·nes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan·nes</em> exprime sa solidarité avec les peuples et les communautés du Honduras, en particulier avec les organisations paysannes, autochtones et afrodescendantes qui sont actuellement confrontées à des expulsions et à d&rsquo;autres formes d&rsquo;attaques. Nous soutenons également leurs revendications en faveur d&rsquo;un accès à la justice aux niveaux local, national et international, et nous appelons à la protection et au respect des droits consacrés dans la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous invitons à lire les déclarations publiées par La Via Campesina Honduras au sujet de ces récents événements :</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Honduras : 1 000 expulsions massives dans les campagnes : </em></strong><a href="https://viacampesina.org/fr/honduras-1-000-expulsions-massives-dans-les-campagnes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/fr/honduras-1-000-expulsions-massives-dans-les-campagnes/</a><br><br><strong><em>La Via Campesina Honduras dénonce le massacre de paysan·nes dans la communauté de Colón :</em></strong> <a href="https://viacampesina.org/fr/la-via-campesina-honduras-denonce-le-massacre-de-paysan%c2%b7nes-dans-la-communaute-de-colon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/fr/la-via-campesina-honduras-denonce-le-massacre-de-paysan%c2%b7nes-dans-la-communaute-de-colon/</a></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/les-communautes-paysannes-autochtones-et-afrodescendantes-sont-la-cible-dattaques-au-honduras/">Les communautés paysannes, autochtones et afrodescendantes sont la cible d&rsquo;attaques au Honduras</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Appel à contributions : défenseur-es des droits humains et de l’environnement et le droit humain à un environnement sain</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/appel-a-contributions-defenseur-es-des-droits-humains-et-de-lenvironnement-et-le-droit-humain-a-un-environnement-sain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 16:29:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Note de l&#8217;éditeur : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit humain à un environnement propre, sain et durable a lancé un appel à contributions afin d&#8217;alimenter un prochain rapport thématique sur les défenseur·ses des droits humains en matière d&#8217;environnement, qui sera présenté lors de la 64ᵉ session du Conseil des droits de...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/appel-a-contributions-defenseur-es-des-droits-humains-et-de-lenvironnement-et-le-droit-humain-a-un-environnement-sain/">Appel à contributions : défenseur-es des droits humains et de l’environnement et le droit humain à un environnement sain</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-8-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>Note de l&rsquo;éditeur :</strong><br><br>La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur le droit humain à un environnement propre, sain et durable a lancé un <a href="https://www.ohchr.org/fr/calls-for-input/2026/call-input-environmental-human-rights-defenders-and-human-right-clean-healthy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">appel à contributions</a> afin d&rsquo;alimenter un <strong>prochain rapport thématique sur les défenseur·ses des droits humains en matière d&rsquo;environnement</strong>, qui sera présenté lors de la 64ᵉ session du Conseil des droits de l&rsquo;homme des Nations Unies.<br><br>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une occasion importante pour les mouvements sociaux ruraux, les paysan·nes, les peuples autochtones, les pêcheur·ses artisanaux, ainsi que d&rsquo;autres peuples ruraux, de partager leurs expériences et des informations sur les défis auxquels sont confronté·es les défenseur·ses des droits humains en matière d&rsquo;environnement à travers le monde. Le rapport examinera les risques croissants, les violences et la répression auxquels sont confrontées les personnes qui défendent le droit à un environnement propre, sain et durable, tout en mettant en lumière des mesures efficaces pour renforcer leur protection. Les contributions des titulaires de droits de l&rsquo;UNDROP et des organisations qui les représentent sont essentielles pour que ce rapport reflète les réalités du terrain et formule des recommandations concrètes à l&rsquo;intention des États et des autres acteurs concernés.<br><br>Nous encourageons les organisations représentant les titulaires de droits de l&rsquo;UNDROP à soumettre leur contribution (jusqu&rsquo;à 2 500 mots ou 5 pages) avant le <strong>21 août 2026</strong>. Pour plus d&rsquo;informations, veuillez consulter l&rsquo;appel à contributions complet ci-dessous.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Publié par : <strong>Rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme et l’environnement</strong><br><br>Échéance : <strong>21 août 2026</strong><br><br>Objet : <strong>Contribuer à l&rsquo;élaboration du rapport thématique destiné à la 64e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies</strong></p>
</blockquote>



<h5 class="wp-block-heading">Contexte</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement jouent un rôle essentiel dans la protection du droit humain à un environnement propre, sain et durable, ainsi que de tous les autres droits humains. Leur travail contribue directement à la protection des écosystèmes et de la biodiversité, assurer un climat sûr, à l’amélioration de la qualité de l’air, à la protection de l’eau et des bassins versants, à la promotion d’aliments sains et durables, et à la création d’environnements non toxiques. Le travail des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement est fondamental pour faire progresser les éléments procéduraux du droit à un environnement sain : l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la justice. Il s’agit là de droits humains reconnus et de piliers fondamentaux de l’État de droit, de la gouvernance démocratique et des sociétés pacifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rôle des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement est particulièrement vital aujourd’hui, alors que l’humanité est confrontée aux triples crises planétaires : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution toxique, aggravées par des inégalités et une discrimination systémique. Partout dans le monde, les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement identifient et mettent activement en œuvre des solutions alternatives viables à ces triples crises planétaires, allant de la protection des écosystèmes fragiles sur terre et dans les océans à la promotion des énergies renouvelables et durables. Cela contribue à garantir la responsabilité tout en aidant les États à s’acquitter de leurs obligations. Bien que le rôle crucial des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement soit de plus en plus reconnu par les institutions, dans l’ensemble, les risques, la violence et la répression auxquels ces défenseur·es sont confrontés ne cessent d’augmenter dans toutes les régions. Ces risques se traduisent par la fermeture des espaces civiques, la stigmatisation, le harcèlement, la surveillance, les poursuites judiciaires stratégiques contre la participation publique (SLAPP), la criminalisation, les menaces, les agressions, voire les assassinats et les disparitions forcées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes et les groupes en situation de marginalisation, notamment les peuples autochtones, les paysans, les populations côtières et les pêcheurs, les personnes d’ascendance africaine, les femmes et les filles, les enfants et les jeunes, les personnes âgées, les personnes LGTBQ+ et celles vivant dans des zones fortement polluées, se trouvent dans des situations particulièrement vulnérables. Les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement sur le terrain sont exposés à des risques accrus, aggravés par les conflits, la guerre et les économies illégales, tandis que des risques accrus pour les journalistes, les avocats et même les scientifiques œuvrant pour un environnement sain ont également été documentés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est urgent et important, en soi mais aussi pour résoudre les triples crises planétaires, de mieux comprendre la situation à laquelle sont confrontés les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement à travers le monde et de trouver des mesures efficaces pour leur protection. Pour comprendre cette situation, il faut prendre en compte les impacts différenciés auxquels les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement sont confrontés selon la région, le secteur, le genre, l’âge, entre autres, afin de protéger leurs droits et de mettre en œuvre efficacement le droit à un environnement sain.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Objectifs</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce rapport, la Rapporteuse spéciale examine la situation des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, qui œuvrent dans le contexte des triples crises planétaires, en mettant l’accent sur la manière dont les violations dont ils sont victimes affectent également la réalisation du droit humain à un environnement propre, sain et durable. Le rapport exposera les obligations des États et des acteurs non étatiques, en vertu du droit international et du droit relatif aux droits humains, de protéger les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, ainsi que le devoir des États de protéger l’environnement et le système climatique, en prévenant de nouveaux dommages. Ce faisant, la Rapporteuse spéciale vise à contribuer à la compréhension de la situation des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement d’un point de vue à la fois individuel et collectif, en reconnaissant que si bon nombre d’entre eux mènent et mettent en œuvre des actions individuelles, celles-ci s’inscrivent généralement dans le cadre d’efforts communautaires ou collectifs plus larges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rapporteuse spéciale formulera des recommandations concrètes à l’intention des États et des autres parties prenantes afin de garantir la protection des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement et la mise en œuvre effective du droit à un environnement sain, y compris en ce qui concerne les mesures collectives dans le cadre d’une approche intersectionnelle.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Questions clés et type de contributions demandées</h5>



<p class="wp-block-paragraph">La Rapporteuse spéciale invite les États, la société civile, les Peuples Autochtones, les personnes d’ascendance africaine, les paysans, les enfants et les jeunes, les petits pêcheurs, l’académie, les entreprises et d’autres acteurs à lui soumettre des contributions sur les points suivants :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1. Concernant la situation des défenseur·es des droits humains et de l’environnement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Veuillez fournir des informations décrivant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les risques spécifiques auxquels sont confrontés les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, notamment les Peuples Autochtones, les femmes et les filles, les enfants et les jeunes, les paysans, les communautés côtières, les communautés rurales, les journalistes, les avocats, les scientifiques, les personnes LGTBQ+ et les personnes vivant dans des zones fortement polluées, entre autres. Veuillez décrire les impacts de ces risques et de ces attaques sur leurs communautés, leurs collectifs, leur travail et les résultats en matière de protection de l’environnement, ainsi que les considérations spécifiques applicables aux régions ou aux secteurs qui pourraient être pertinents.</li>



<li>Le recours à des mesures juridiques visant à restreindre, limiter ou entraver le travail des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, y compris l&rsquo;atteinte à l&rsquo;espace civique, le recours aux SLAPP, l&rsquo;utilisation du droit pénal ou d&rsquo;autres mécanismes visant à créer un « effet dissuasif ».</li>



<li>Types d’impacts, y compris les impacts psychosociaux des menaces, de la violence et de la répression sur les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement. Veuillez détailler les façons dont ces attaques peuvent générer ou exacerber des conflits internes au sein des communautés, des organisations et des mouvements sociaux.</li>



<li>Facteurs susceptibles de contribuer à l&rsquo;aggravation de la situation des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2. Politiques, législations et autres mesures existantes mises en place par les acteurs étatiques et non étatiques pour la protection des défenseur·es de droits environnementaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Veuillez fournir des informations concernant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Politiques, réglementations et pratiques adoptées par les États, les entreprises et/ou les institutions financières pour identifier, atténuer, prévenir, poursuivre et remédier aux risques et aux impacts sur les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, notamment dans le contexte de secteurs à haut risque tels que les industries extractives, l&rsquo;agroalimentaire, l&rsquo;énergie et les infrastructures, ainsi que des informations sur les obstacles à la responsabilisation et à l&rsquo;accès à la justice. Veuillez indiquer si les mécanismes envisagent une protection individuelle et collective et inclure des exemples de leur mise en œuvre ;</li>



<li>Exemples de mesures prises par des acteurs non étatiques pour garantir un engagement significatif avec les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement concernés ou potentiellement concernés, en tant qu&rsquo;individus, collectifs et communautés, y compris les Peuples Autochtones et d&rsquo;autres groupes en situation de vulnérabilité, ainsi que les mesures visant à éviter de contribuer à des menaces, des représailles ou des conflits. Veuillez inclure des informations sur la manière dont ces mesures ont abouti ou échoué ;</li>



<li>Mécanismes de réclamation et procédures de recours mis en place par des acteurs non étatiques et pertinents pour la protection des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, y compris leur accessibilité, leur efficacité et leur mise en œuvre dans la pratique.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3. Autres mesures efficaces pour la protection des défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Veuillez fournir des informations concernant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des exemples concrets de mesures efficaces allant au-delà des cadres juridiques ou des politiques, visant à garantir un environnement sûr et propice aux défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement, y compris des mesures de protection des individus, des groupes et/ou des communautés.</li>



<li>Une explication indiquant si ces mesures tiennent compte d’une approche intersectionnelle et comment celle-ci est mise en œuvre, ainsi que le processus de conception, de planification et de mise en œuvre de ces mesures.</li>



<li>Des exemples de mesures structurelles visant à protéger efficacement les défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement en leur garantissant un environnement sûr et propice à l’exercice de leur travail.</li>
</ul>



<h5 class="wp-block-heading">Comment les contributions seront-elles utilisées ?</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Nonus vous prions de bien vouloir soumettre des contributions concises, limitées à 5 pages maximum (ou 2500 mots). Les contributions peuvent répondre à toutes les questions ci-dessus ou seulement à certaines d&rsquo;entre elles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les contributions doivent être soumises uniquement en <strong>anglais,</strong> en <strong>français ou </strong>en <strong>espagnol.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nonus vous remercions de vos efforts pour soumettre vos précieuses contributions à ce rapport, ainsi que de votre collaboration et de votre soutien à la mise en œuvre de ce mandat. Si vous avez déjà envoyé des informations pertinentes à d&rsquo;autres procédures spéciales ou mécanismes de défense des droits humains, nous vous invitons à les signaler afin d&rsquo;éviter les doublons et de coordonner plus efficacement les efforts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Date limite de soumission :<strong> 21 août 2026</strong>.</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<h5 class="wp-block-heading">Prochaines étapes</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les contributions/observations peuvent être envoyées par courriel. Elles doivent être reçues avant le <strong>21 août 2026 </strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À moins qu’il ne soit expressément demandé le contraire, et pour autant que les soumissions soient conformes aux normes et standards des Nations Unies, les contributions pourront être publiées sur la page web du mandat sur le site du HCDH et pourront être mentionnées dans les rapports. Compte tenu des questions de consentement et de confidentialité, les contributions contenant les noms de victimes présumées seront prises en considération mais ne seront pas publiées en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Adresse électronique : </strong><a href="mailto:hrc-sr-environment@un.org">hrc-sr-environment@un.org</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Objet du courriel :</strong> Défenseur·es des droits humains et de l&rsquo;environnement et droit à un environnement sain</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Limite de mots / pages :</strong><br>2500 mots / 5 pages</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Formats de fichiers acceptés :</strong><br>Word</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Langues acceptées :</strong><br>anglais, français, espagnol</p>
</blockquote>
</div></div>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/appel-a-contributions-defenseur-es-des-droits-humains-et-de-lenvironnement-et-le-droit-humain-a-un-environnement-sain/">Appel à contributions : défenseur-es des droits humains et de l’environnement et le droit humain à un environnement sain</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sans terre, sans semences, il n’y a pas d’avenir pour les paysan.ne.s</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/sans-terre-sans-semences-il-ny-a-pas-davenir-pour-les-paysans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elena Rusca - Geneviève Savigny]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2026 18:30:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail de l'ONU sur l'UNDROP]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
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		<category><![CDATA[Groupe de travail]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=26923</guid>

					<description><![CDATA[<p>Article publié à l&#8217;origine en espagnol par Elena Rusca le 25 juin 2026 dans le journal chilien El Clarín. Disponible ici. *Image: El mundo campesino. Elena Rusca Par Elena Rusca, le 25 juin 2026 Entretien avec Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP) Genève, le 25...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/sans-terre-sans-semences-il-ny-a-pas-davenir-pour-les-paysans/">Sans terre, sans semences, il n’y a pas d’avenir pour les paysan.ne.s</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-7-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>Article publié à l&rsquo;origine en espagnol par <a href="https://www.elclarin.cl/author/elenarusca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Elena Rusca </a>le 25 juin 2026 dans le journal chilien <em>El Clarín</em>. Disponible <a href="https://www.elclarin.cl/2026/06/25/sin-tierra-sin-semillas-no-hay-futuro-campesino/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-size:8px">*Image: El mundo campesino. Elena Rusca </p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Elena Rusca, le 25 juin 2026</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Entretien avec Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail des Nations unies sur les droits des paysans (UNDROP)</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Genève, le 25 juin 2026 — Elena Rusca</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques s’intensifient, les paysans — qui nourrissent la majeure partie de l’humanité — restent parmi les plus exposés à la pauvreté, à l’expropriation et à la violence. Depuis 2018, la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans (<strong>UNDROP</strong>) offre un cadre inédit pour protéger leurs droits collectifs, leurs semences, leurs terres et leurs savoirs. Mais sa mise en œuvre reste fragile. Geneviève Savigny, membre du groupe de travail chargé de l’UNDROP, analyse les défis agricoles, semenciers et politiques auxquels sont confrontés aujourd’hui les campagnes du monde entier — de l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique latine.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L’UNDROP : un texte historique né des luttes paysannes</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Adoptée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations unies, la Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant en milieu rural est l’un des instruments les plus ambitieux du système international. Fruit de près de vingt ans de mobilisation menée par <strong>La Vía Campesina</strong>, elle vise à protéger ceux qui produisent la majeure partie de la nourriture de la planète, mais qui restent les plus exposés à la pauvreté, à l’expropriation, à la violence et à la marginalisation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;UNDROP reconnaît des droits rarement mentionnés dans d&rsquo;autres textes internationaux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le droit à la terre,</li>



<li>le droit aux semences,</li>



<li>le droit à l&rsquo;eau,</li>



<li>la protection contre les expulsions,</li>



<li>la participation aux décisions,</li>



<li>les droits collectifs et coutumiers,</li>



<li>la reconnaissance des savoirs paysans.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Afin d’en garantir la mise en œuvre, le Conseil des droits de l’homme a créé en 2023 un groupe de travail composé de cinq experts indépendants. Geneviève Savigny, paysanne et ancienne membre de la Confédération paysanne et de La Vía Campesina, en fait partie.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Un groupe de travail international pour la défense des droits des paysans</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>&nbsp;— Comment votre groupe de travail s&rsquo;est-il constitué ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny</strong> <strong>: </strong>« Le groupe de travail a été constitué par le Conseil des droits de l’homme à la suite de l’adoption d’une résolution à l’automne 2023. Nous avons été sélectionnés pendant l’hiver et nous sommes cinq. Personnellement, je suis agricultrice, ancienne membre de la Confédération paysanne et de La Vía Campesina. Il y a aussi Carlos, anthropologue et professeur en Colombie ; David, professeur de droit à Arménie ; Shalmalee, ancienne directrice de l’ONG Focus on Global South ; et Uche, professeure de droit nigériane qui travaille aux États-Unis. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Comment travaillez-vous concrètement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « Notre groupe organise deux sessions annuelles de cinq jours en présentiel, généralement l’une à Genève et l’autre à New York. Cette année, nous avons préféré remplacer la deuxième session par des visites dans différents pays. Nous venons de nous rendre au Ghana et une autre visite est prévue en novembre au Paraguay. À chaque fois, nous sommes deux membres du groupe, accompagnés de notre équipe salariée. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Que faites-vous lors de ces visites ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « Nous rencontrons des représentants des différents ministères liés à l’agriculture et à l’alimentation, puis des représentants des paysans, des pêcheurs, des éleveurs et des femmes rurales. Au Ghana, les réunions devaient passer par le gouvernement ou les autorités locales pour que nous puissions rencontrer les chefs de village. L’objectif est de comprendre comment les droits des paysans sont mis en œuvre, quels en sont les points forts et ce qui peut être amélioré. Nous rédigeons ensuite un rapport qui sera présenté à l’automne.»</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>La participation : un droit essentiel mais difficile à exercer</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Vous avez publié un rapport sur le droit à la participation. Quelles en ont été les conclusions ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « La participation est vraiment indispensable pour que la situation des paysans et des paysannes soit prise en compte et traitée de manière adéquate. Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment pour des raisons matérielles : la traduction, la distance, les difficultés à se rendre dans les lieux du pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux femmes, elles rencontrent une difficulté particulière à se libérer des tâches ménagères et du travail quotidien pour pouvoir participer aux décisions qui les concernent. C’est une difficulté supplémentaire dans un monde rural où le travail est très prenant et souvent isolé.»</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les semences : un enjeu crucial face aux multinationales</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Cette année, vous travaillez sur le droit aux semences. Pourquoi est-ce si important ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « L’article 19 de l’UNDROP précise que les paysans doivent avoir le droit de préserver les systèmes de semences paysannes : conserver, reproduire, échanger et vendre des semences. L’État doit également favoriser l’existence de ce système. Ce n’est pas toujours le cas, car il existe un système commercial très dynamique, voire agressif, selon le point de vue. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Les OGM ont-ils une influence sur cette problématique ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny : </strong>« Oui, bien sûr. Grâce aux progrès technologiques, nous disposons désormais de moyens beaucoup plus simples et rapides pour produire des OGM. Afin de faciliter leur diffusion et leur commercialisation, les entreprises semencières ne veulent plus qu’on les appelle OGM, mais NGT, c’est-à-dire « nouvelles techniques génomiques ». Elles cherchent à faire reconnaître qu’ils pourraient apparaître dans la nature, ce qui rendrait leur étiquetage inutile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais des brevets ont été déposés sur ces techniques ! Et l’on craint que les caractères brevetés, qui ne sont pas étiquetés, puissent apparaître naturellement dans les plantes des agriculteurs qui les ont sélectionnées au fil des années. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Quelles sont les implications pour les agriculteurs ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « Le brevet du système CRISPR-Cas, par exemple, appartient à une seule entreprise. On assiste à une concentration croissante des droits qui déterminent si l’on peut ou non multiplier les semences. Face à cela, de nombreuses lois sur les semences imposent des règles strictes pour la certification et la commercialisation des semences, ce qui va à l’encontre du droit des paysans aux semences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les paysans doivent revendiquer ce droit, et les États doivent prendre conscience que, même pour la biodiversité et la résilience des plantes, il ne faut pas mettre un frein à la sélection à petite échelle pratiquée par les paysans locaux. C’est tout un système qu’il faut préserver si nous voulons maintenir une biodiversité et une diversité des cultures importantes.»</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Terre et territoire : des droits collectifs à reconnaître</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Vous travaillez également sur la question foncière. Quel est le principal défi ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny : </strong>« Nous travaillons sur l’article 17 de la déclaration, qui porte sur les droits à la terre et au territoire. Il est intéressant de noter que l’UNDROP souligne l’importance des droits collectifs et coutumiers. C’est important car c’est là que réside le problème dans de nombreux endroits : en l’absence de titres de propriété clairs, on entre dans une zone informelle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Et en Suisse, comment voyez-vous l’accès à la terre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « Je pense que le droit à la terre permet d’ouvrir de nouvelles voies. Il faut un accès sûr à la terre, pas nécessairement la propriété. J’espère qu’en Suisse, nous pourrons développer des modes de location ou des formes de propriété collective qui apportent de la sécurité à ceux qui la cultivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un gros problème : toute une génération arrive en fin de carrière avec de petites retraites et peu de ressources. Parfois, ces personnes ne veulent pas transmettre leurs terres aux jeunes. C’est un problème social général. Si nous voulons une production alimentaire de qualité, nous devons également résoudre le problème de l’accès à la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’achat est hors de prix. Et il faut faire attention car, dans certains pays, même en Europe, ce sont des entreprises qui achètent les terres. »</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Amérique latine : une « paysannisation » menacée mais fondamentale</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Pour nos lecteurs chiliens, quel regard portez-vous sur la « paysannisation » en Amérique latine ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny : </strong>« En Amérique latine, la « paysannisation » me semble fondamentale. Avec les peuples autochtones, elle constitue le cœur d’une agriculture qui, dans le même temps, est fortement menacée par le développement d’une agriculture industrielle très intensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce phénomène est renforcé par les accords de libre-échange visant à accroître les exportations de produits et de matières premières. Les paysans de la région affirment que cela ne va pas dans le sens de leur protection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un univers que je ne connais pas parfaitement, mais qui semble si riche et varié. D’un point de vue culturel, il est à la fois paysan et autochtone. En Amérique latine, le mode de production artisanal reste très important. La qualité de l’alimentation tient aussi au fait de pouvoir manger des légumes frais partout.»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— S’agit-il également d’une lutte contre les multinationales ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny :</strong> « Bien sûr. Il faut soutenir les petits agriculteurs ; quant aux multinationales, il faut leur imposer des limites, car elles ont une tendance naturelle — je pense même que c’est leur raison d’être — à s’étendre, à se concentrer et à maximiser leurs profits. Mais il doit y avoir des limites, sinon cela s’avère destructeur tant sur le plan environnemental que social.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas notre mandat direct, mais nous sommes confrontés à cette question de manière indirecte. Nos recommandations, à la fin de chaque rapport, s’adressent aux États, aux entités de l’ONU, à d’autres institutions ainsi qu’aux entités privées, auxquelles nous demandons de respecter le droit et les normes internationales, et de veiller au respect des droits de l’homme en toutes circonstances.»</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les « procédures spéciales » de l’ONU : explication du mandat</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>— Pouvez-vous expliquer ce que sont les procédures spéciales ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>G. Savigny : </strong>« Les groupes de travail font partie des procédures spéciales, au même titre que les rapporteurs spéciaux. Ils se concentrent sur un aspect particulier des droits de l’homme, comme le droit à l’alimentation ou le droit à l’eau. Nous sommes un groupe de travail : au lieu d’un seul rapporteur spécial, nous sommes cinq, ce qui correspond à la diversité et à l’ampleur du sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre rôle est de mettre en œuvre la Déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant en milieu rural, l’UNDROP. Il s’agit d’un texte adopté en 2018 par l’Assemblée générale de l’ONU qui rassemble vingt-huit articles résumant les droits indispensables à l’activité paysanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle précise ce qu’est un paysan, les obligations des États, la non-discrimination, les droits des femmes, le droit aux ressources, le droit à la participation, à l’information, à l’éducation, etc., le tout détaillé de manière adaptée au milieu rural. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groupe de travail présentera ses rapports sur la terre et les semences en septembre prochain à Genève. Ces documents, qui seront présentés à l’Assemblée générale de l’ONU, devraient apporter un éclairage crucial.</p>
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		<title>En solidarité avec les organisations paysannes et autochtones de Bolivie</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/en-solidarite-avec-les-organisations-paysannes-et-autochtones-de-bolivie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défrendre les droits des paysan.ne.s exprime sa solidarité avec le soulèvement extraordinaire des organisations paysannes et autochtones de Bolivie, qui a mobilisé le pays pendant plus de 50 jours. Ce qui avait commencé comme une réponse à un projet de réforme foncière, qui aurait facilité la concentration des terres entre les mains des grands propriétaires...</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Défrendre les droits des paysan.ne.s </em>exprime sa solidarité avec le soulèvement extraordinaire des organisations paysannes et autochtones de Bolivie, qui a mobilisé le pays pendant plus de 50 jours. Ce qui avait commencé comme une réponse à un projet de réforme foncière, qui aurait facilité la concentration des terres entre les mains des grands propriétaires terriens, s&rsquo;est rapidement transformé en un vaste mouvement populaire exigeant la démission du gouvernement du président Rodrigo Paz, soutenu par les intérêts des grandes entreprises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les manifestations ont réussi à rassembler une impressionnante coalition d&rsquo;organisations paysannes ainsi que de travailleurs et travailleuses des zones rurales et urbaines. Au cœur de cette mobilisation se trouvent de puissantes organisations paysannes, telles que la Fédération Tupac Katari, la Fédération Bartolina Sisa des femmes paysannes autochtones et la Confédération syndicale unique des travailleurs paysans de Bolivie (CSUTCB), qui se sont mobilisées dans tout le pays pour résister, faire face aux attaques et exiger le respect de leurs droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte actuelle témoigne de la formidable force politique des organisations paysannes en Bolivie. Les manifestations ne portent pas uniquement sur la question de la terre ou des subventions aux carburants ; elles expriment un rejet profond d&rsquo;un modèle politique et économique dominant, perçu comme portant atteinte aux droits des paysan·nes, aux principes de la souveraineté alimentaire et comme marginalisant les communautés rurales et autochtones.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vous invitons à lire les trois déclarations de solidarité suivantes avec la lutte du peuple bolivien :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CLOC–La Via Campesina</strong><br><a href="https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-cloc-la-via-campesina-rejects-the-divisive-and-polarizing-actions-promoted-by-rodrigo-paz/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-cloc-la-via-campesina-rejects-the-divisive-and-polarizing-actions-promoted-by-rodrigo-paz/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Fédération Bartolina Sisa</strong> (organisation bolivienne membre de La Via Campesina)<br><a href="https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-the-bartolina-sisa-organization-reaffirms-unity-denounces-government-attempts-at-division-and-co-optation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://viacampesina.org/en/2026/06/bolivia-the-bartolina-sisa-organization-reaffirms-unity-denounces-government-attempts-at-division-and-co-optation/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>CETIM</strong><br><a href="https://www.cetim.ch/bolivia-solidarity-with-popular-struggles-for-food-sovereignty-and-social-justice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.cetim.ch/bolivia-solidarity-with-popular-struggles-for-food-sovereignty-and-social-justice/</a></p>
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		<title>Contre-réformes agraires : anatomie d’une dépossession en cours</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/contre-reformes-agraires-anatomie-dune-depossession-en-cours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:43:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[droit à la terre]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan·ne·s diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026. L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan·ne·s</em> diffuse l’étude suivante élaborée par Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP, et publiée par la Pontificale Université Javeriana de Cali et l’Observatoire des Terres (Observatorio de Tierras) en mai 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine la tendance croissante des contre-réformes agraires en Amérique latine et dans les Caraïbes ainsi que leur impact sur les droits fonciers garantis par les précédents processus de réforme agraire. Elle montre comment les récentes modifications juridiques, institutionnelles et administratives contribuent à une nouvelle concentration des terres et à une pression accrue sur les paysan·ne·s, les peuples autochtones, les communautés afrodescendantes et d’autres populations rurales. Le rapport identifie également les principales formes que prennent ces contre-réformes (réformes législatives, financiarisation des terres, accaparement vert impulsé par les entreprises et dépossession promue par l’État) et analyse leurs implications pour la justice territoriale et le développement rural.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude analyse également les schémas actuels de concentration foncière dans l’ensemble de la région, en soulignant comment les inégalités historiques sont renforcées par la financiarisation et les acquisitions foncières à grande échelle, des conditions structurelles qui constituent le contexte des contre-réformes contemporaines. À partir d’études de cas portant sur la Bolivie, l’Argentine, le Brésil, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, l’Équateur ainsi que plusieurs pays des Caraïbes, elle explore une série de mesures juridiques et institutionnelles ayant affaibli les protections foncières, notamment le reclassement administratif, la déréglementation, les politiques territoriales restrictives, les procédures accélérées d’expropriation, la criminalisation des conflits liés à la terre et la révocation des titres de propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, l’étude identifie des tendances régionales plus larges et les évalue à la lumière des normes internationales relatives aux droits humains. Elle soutient que ces réformes reflètent une transformation plus générale de la gouvernance foncière qui favorise la concentration économique tout en érodant les protections reconnues par les instruments internationaux, en particulier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude conclut en mettant en évidence une contradiction majeure du moment agraire actuel :<a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> alors que des avancées significatives sont réalisées dans la reconnaissance formelle des droits des peuples ruraux</a>, les mécanismes administratifs, procéduraux et économiques nécessaires à la mise en œuvre effective de ces droits s’affaiblissent continuellement à travers une architecture juridique mondiale qui considère la terre, les territoires et les ressources naturelles comme de simples actifs financiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écoutez le podcast sur cette étude (en espagnol uniquement) :</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-rich is-provider-soundcloud wp-block-embed-soundcloud"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lisez l’étude complète en anglais ici :</strong></p>



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		<item>
		<title>Conférence: Semer l&#8217;Avenir &#8211; La lutte pour la souveraineté alimentaire des femmes paysannes au Salvador</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/conference-semer-lavenir-la-lutte-pour-la-souverainete-alimentaire-des-femmes-paysannes-au-salvador/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 14:52:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://defendingpeasantsrights.org/?p=26682</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mercredi, 24 Juin 2026</p>
<p>19h00</p>
<p>Genève, Suisse</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/conference-semer-lavenir-la-lutte-pour-la-souverainete-alimentaire-des-femmes-paysannes-au-salvador/">Conférence: Semer l&rsquo;Avenir &#8211; La lutte pour la souveraineté alimentaire des femmes paysannes au Salvador</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="kb-row-layout-wrap kb-row-layout-id26682_344aec-14 alignnone wp-block-kadence-rowlayout"><div class="kt-row-column-wrap kt-has-2-columns kt-row-layout-right-golden kt-tab-layout-inherit kt-mobile-layout-row kt-row-valign-top">

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<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_7bfb11-d7"><div class="kt-inside-inner-col">
<p class="wp-block-paragraph">Mercredi, 24 juin 2026</p>
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<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_a8a77a-9b"><div class="kt-inside-inner-col">
<p class="wp-block-paragraph">19h00</p>
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<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Lieu</strong></td></tr></tbody></table></figure>
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<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_dd3f42-05"><div class="kt-inside-inner-col">
<p class="wp-block-paragraph">Le Vélodrome, Salle Le Pneu<br>Rue du Vélodrome 18, 1205 Genève</p>
</div></div>

</div></div>

<div class="kb-row-layout-wrap kb-row-layout-id26682_ff5153-9c alignnone wp-block-kadence-rowlayout"><div class="kt-row-column-wrap kt-has-2-columns kt-row-layout-right-golden kt-tab-layout-inherit kt-mobile-layout-row kt-row-valign-top">

<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_76f132-53"><div class="kt-inside-inner-col">
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Organisateurs:</strong></td></tr></tbody></table></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_7cfee5-a4"><div class="kt-inside-inner-col">
<p class="wp-block-paragraph">Uniterre, CETIM, MAPC, FIAN International</p>
</div></div>

</div></div>

<div class="kb-row-layout-wrap kb-row-layout-id26682_6fedb0-6d alignnone wp-block-kadence-rowlayout"><div class="kt-row-column-wrap kt-has-2-columns kt-row-layout-right-golden kt-tab-layout-inherit kt-mobile-layout-row kt-row-valign-top">

<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_74dc07-43"><div class="kt-inside-inner-col">
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>Langues</strong>:</td></tr></tbody></table></figure>
</div></div>



<div class="wp-block-kadence-column kadence-column26682_53477f-6e"><div class="kt-inside-inner-col">
<p class="wp-block-paragraph">Français et Espagnol</p>
</div></div>

</div></div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1-724x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-26684" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1-724x1024.jpeg 724w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1-212x300.jpeg 212w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1-768x1086.jpeg 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1-1086x1536.jpeg 1086w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-1-1.jpeg 1131w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="724" height="1024" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2-724x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-26685" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2-724x1024.jpeg 724w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2-212x300.jpeg 212w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2-768x1086.jpeg 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2-1086x1536.jpeg 1086w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Flyer-francais-2.jpeg 1131w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></figure>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/conference-semer-lavenir-la-lutte-pour-la-souverainete-alimentaire-des-femmes-paysannes-au-salvador/">Conférence: Semer l&rsquo;Avenir &#8211; La lutte pour la souveraineté alimentaire des femmes paysannes au Salvador</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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		<title>Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 17:24:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Lois et politiques nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[derechos campesinos]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Défendre les droits des paysan.ne.s a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP. Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/reconnaissance-de-la-paysannerie-en-amerique-latine-a-travers-de-lundrop-principaux-resultats/">Reconnaissance de la paysannerie en Amérique latine à travers de l’UNDROP : principaux résultats</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Défendre les droits des paysan.ne.s</em> a le plaisir de partager une étude de référence, publiée en avril 2026 par des chercheurs de la Pontificia Universidad Javeriana à Cali, en Colombie, dont Carlos Duarte, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude fournit la première cartographie régionale des lois reconnaissant les paysan.ne.s et autres populations rurales en Amérique latine. Elle analyse 170 dispositions juridiques en vigueur dans 23 pays entre 1917 et 2025, offrant une vue d’ensemble comparative de la manière dont les droits des paysan.ne.s sont reconnus dans les systèmes juridiques nationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats montrent que la reconnaissance juridique des paysan.ne.s est désormais largement répandue dans la région. Près de la moitié des lois analysées reconnaissent explicitement les droits des paysans, tandis que 88 % contiennent une forme de reconnaissance ou de protection des populations rurales. Le Brésil compte le plus grand nombre d’instruments juridiques pertinents, tandis que la Colombie et le Panama se distinguent par la solidité de leurs cadres juridiques. Plus de la moitié des normes identifiées ont été adoptées entre 2010 et 2025, ce qui témoigne d’une attention politique croissante portée aux questions paysannes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les thèmes les plus courants sont l’agriculture familiale, l’accès à la terre, la réforme agraire et la souveraineté alimentaire. Toutefois, d’importantes lacunes subsistent dans des domaines tels que les droits des femmes rurales, l’agroécologie, le droit aux semences et la participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’étude examine également la relation entre les lois nationales et l’UNDROP. Bien que seuls quatre instruments juridiques fassent explicitement référence à la Déclaration, de nombreuses lois en intègrent les principes. La Colombie, l’Équateur et la Bolivie offrent certains des exemples les plus solides d’alignement avec l’UNDROP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport conclut que l’Amérique latine est devenue une référence mondiale en matière de reconnaissance juridique des paysan.ne.s, tout en soulignant la nécessité de renforcer la mise en œuvre de l’UNDROP par une reconnaissance constitutionnelle, une meilleure protection des femmes rurales, un soutien accru à l’agroécologie et au droit aux semences, ainsi que des mécanismes améliorés de participation politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir l’étude complète disponible en anglais ci-dessous :</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)."></object><a id="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf">Recognition_Peasantry_UNDROP_EN (1)</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/06/Recognition_Peasantry_UNDROP_EN-1-1.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-fbc60e34-27e4-4e9a-8ed6-64ed223a65e1">Download</a></div>
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		<title>Le droit au développement : un levier pour la souveraineté alimentaire et la mise en œuvre de la déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zainal Arifin Fuat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 16:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Zainal Arifin Fuat, dirigeant du Serikat Petani Indonesia (SPI) et membre du Comité de coordination internationale de La Via Campesina Cet article a originellement été publié dans la revue Lendemains Solidaires, disponible ici. La souveraineté alimentaire se définit comme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes...</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/">Le droit au développement : un levier pour la souveraineté alimentaire et la mise en œuvre de la déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Par <strong>Zainal Arifin Fuat</strong>, dirigeant du Serikat Petani Indonesia (SPI) et membre du Comité de coordination internationale de La Via Campesina</em></p>



<p class="has-theme-palette-6-background-color has-background wp-block-paragraph">Cet article a originellement été publié dans la revue Lendemains Solidaires, disponible <a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La souveraineté alimentaire se définit comme le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée, produite par des méthodes écologiquement durables, ainsi que le droit des peuples à définir leur propre système alimentaire et agricole. La Via Campesina (LVC) insiste sur le fait que des modes de production agroécologiques diversifiés, portés par la paysannerie, et fondés sur des expériences millénaires et des savoirs traditionnels, sont essentiels pour garantir à toutes et tous une alimentation saine, tout en assurant l’harmonie avec les écosystèmes naturels. </em>Ce paradigme place les aspirations et les besoins de celles et ceux qui produisent, distribuent et consomment la nourriture au cœur des systèmes et des politiques alimentaires, plutôt que les exigences des marchés et de l’agrobusiness. Il défend les intérêts des futures générations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contexte</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire et l’émergence du concept de souveraineté alimentaire, proclamé par La Via Campesina en 1996, sont liées à l’échec de la mise en œuvre du concept de sécurité alimentaire promu par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ce nouveau concept visait à répondre aux défis de la faim et de la malnutrition, qui affectaient et affectent en particulier, de manière paradoxale, les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, La Via Campesina a forgé le terme de souveraineté alimentaire en affirmant la centralité des petits producteurs alimentaires, la sagesse accumulée des générations, l’autonomie et la diversité des communautés rurales et urbaines, ainsi que la solidarité entre les peuples, comme éléments essentiels pour élaborer des politiques alimentaires et agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous devons nous rappeler que la seule manière de faire entendre notre voix est de nous unir et de bâtir de larges alliances, au-delà de toutes les frontières. Les mouvements sociaux ruraux et urbains, les syndicats, les acteurs de la société civile, les gouvernements progressistes, les universitaires et les scientifiques indépendants doivent se rassembler pour défendre cette vision commune de l’avenir. Les femmes rurales et les autres minorités de genre opprimées doivent occuper une place égale dans les instances de direction de notre mouvement, à tous les niveaux. Nous devons semer les graines de la solidarité dans nos communautés et lutter contre toutes les formes de discrimination qui divisent les sociétés rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’occasion de la commémoration des 25 ans de La Via Campesina, il a été affirmé que la souveraineté alimentaire constitue un véritable manifeste pour l’avenir de notre planète. C’est une idée qui unit l’humanité et nous place au service de la Terre Mère qui nous nourrit.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>«&nbsp;La souveraineté alimentaire constitue un véritable manifeste pour l’avenir de notre planète.&nbsp;</em>»</pre>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Relier la souveraineté alimentaire au droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Relier la souveraineté alimentaire au cadre et au concept du droit au développement est particulièrement pertinent. En effet, ce dernier doit être compris comme le droit des populations paysannes et rurales à concevoir et construire leurs propres modèles de développement rural en cohérence avec les principes de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit au développement est conçu comme un processus d’autonomisation qui implique nécessairement la mobilisation sociale et la lutte. Il s’agit d’un droit programmatique qui exige des mesures structurelles et spécifiques de la part des autorités publiques en faveur des communautés et des travailleuses et travailleurs ruraux. Le droit au développement est aussi un instrument politique et un cadre juridique pour combattre les politiques néfastes de la mondialisation néolibérale qui marginalisent la paysannerie familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’interrelation entre le droit au développement, la souveraineté alimentaire et les droits des paysans est également mise en avant lors des négociations du projet de Pacte sur le droit au développement au sein de l’ONU<a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1sym"><sup>1</sup></a>. Ce projet vise à renforcer juridiquement et à consolider le cadre du droit au développement, initié par la Déclaration des Nations unies sur le droit au développement (1986).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le texte du projet de Pacte inclut une disposition spécifique reconnaissant le droit des paysans «<em>à déterminer et à développer des priorités et des stratégies pour exercer leur droit au développement</em>». Cette référence explicite constitue une avancée à la fois juridique et politique. Elle renforce l’interprétation du droit au développement comme un droit collectif appartenant aux peuples et communautés, en particulier aux populations rurales historiquement exclues des processus décisionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En se référant explicitement aux paysans et populations rurales comme acteurs clés du développement, ce futur instrument juridique renforcera la centralité de l’autodétermination dans la définition des priorités agricoles, économiques et territoriales. Il consolidera également la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), laquelle reconnaît que les paysans ne doivent pas être de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais des titulaires de droits capables de concevoir et mettre en œuvre leurs propres modèles de développement (art. 3 et 10).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que le développement rural pour la paysannerie&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre vision du développement est centrée sur le développement de l’agriculture paysanne à travers l’agroécologie, seule garantie de moyens de subsistance et de conditions de travail dignes et justes pour les populations du monde entier, en particulier dans les zones rurales, soit au cœur de la production alimentaire. C’est pourquoi La Via Campesina a proposé, et a finalement obtenu en 2018, l’adoption de l’UNDROP, qui constitue une contribution à la réalisation de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, nous avons besoin de politiques publiques qui régulent les marchés agricoles et alimentaires, car les paysans ne perçoivent généralement pas de revenus décents issus de leurs activités de production alimentaire, ce qui compromet leurs moyens de subsistance et la continuité de la production (article 16 de l’UNDROP). Cela est dû à un système alimentaire dominant fondé sur les mécanismes du marché et contrôlé par l’agrobusiness.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces mécanismes de régulation, nous défendons les prix minimums garantis (Minimum Support Prices – MSP), c’est-à-dire l’obligation pour les États de fixer des prix couvrant les coûts de production paysanne et garantissant une marge de revenu équitable. Ce mécanisme inverse la logique du dumping, qui tire les prix vers le bas, et protège ainsi la dignité paysanne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous défendons également les achats publics et les réserves alimentaires publiques. Nous exigeons la restauration de systèmes publics de stockage alimentaire afin de réguler les marchés et de stabiliser les prix. Les autorités publiques devraient acheter les récoltes pendant les périodes de moisson afin de garantir des prix planchers, puis les libérer en période de pénurie pour éviter la spéculation. Les prix minimums garantis, les achats publics et les réserves publiques sont par exemple mis en œuvre en Indonésie et en Inde.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-5-background-color has-background"><em>«</em><em>Les autorités publiques devraient acheter les récoltes pendant les périodes de moisson afin de garantir des prix planchers, puis les libérer en période de pénurie pour éviter la spéculation.»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mécanismes sont indispensables, car le modèle néolibéral a démantelé ces outils de régulation, exposant les petits producteurs à la concurrence des grandes exploitations agro-industrielles fortement subventionnées. Par ailleurs, la spéculation boursière sur les denrées alimentaires provoque des instabilités de prix à l’échelle mondiale et pousse des millions de personnes dans des situations de précarité alimentaire, pour le seul bénéfice d’une minorité. La Via Campesina appelle au renforcement des chaînes d’approvisionnement locales et régionales, affirmant que le commerce doit privilégier les circuits courts plutôt que les flux transcontinentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réforme agraire, droit à la terre et droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La réforme agraire est liée au droit à la terre et au contrôle des territoires, reconnus comme des droits fondamentaux inscrits dans le droit international des droits humains, notamment dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (art. 11) et l’UNDROP (art. 17). De nombreuses actions de l’agrobusiness violent ou menacent le droit à la terre&nbsp;: conflits agraires, criminalisation, expulsions, accaparement des terres, <em>green grabbing</em>, concentration foncière menée par l’agrobusiness en faveur de l’agriculture industrielle à grande échelle (monocultures), marchés du carbone, agrocarburants et mécanismes de compensation de la biodiversité, activités minières, ainsi que les projets dits de «&nbsp;développement&nbsp;» tels que la construction d’autoroutes, de barrages, etc. C’est pour ces raisons que La Via Campesina lutte à tous les niveaux pour une réforme agraire globale, centrée sur les intérêts et les droits des peuples ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche va au-delà de la simple titrisation foncière et appelle à une redistribution effective et équitable des terres. Elle inclut la fixation de limites claires à la taille de la propriété foncière, l’interdiction de la vente de terres à des tiers et à des entités étrangères, ainsi que l’expropriation des exploitations reposant sur le travail illégal ou l’esclavage, en particulier dans l’agriculture industrielle à grande échelle et les grandes plantations.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-6-background-color has-background"><em>«&nbsp;Cette approche va au-delà de la simple titrisation foncière et appelle à une redistribution effective et équitable des terres.&nbsp;</em>»</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision s’oppose également aux « contre-réformes » fondées sur le marché, promues par la Banque mondiale dans les années 1990, qui ont conduit à la privatisation des terres et à une nouvelle vague de concentration des terres entre les mains d’une petite minorité prédatrice, imposant un modèle unique de développement rural, enraciné dans le néolibéralisme et favorable aux intérêts de l’agrobusiness.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La lutte pour le droit à la terre par la mise en œuvre de la réforme agraire fait donc partie intégrante du droit au développement&nbsp;: c’est une lutte pour l’autodétermination et pour le droit de définir ses propres systèmes fonciers. Nous défendons une compréhension politique de la terre comme écosystème social et productif essentiel à la vie et non comme un simple actif financier.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Agroécologie, droit aux semences et droit au développement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2015, lors du deuxième Forum Mondial sur la Souveraineté Alimentaire (Forum Nyéléni)<sup>2</sup>, les délégations représentant diverses organisations et mouvements sociaux de petits producteurs alimentaires et de consommateurs se sont réunies afin de parvenir à une compréhension commune de l’agroécologie comme composante clé de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’agroécologie vise à transformer et améliorer notre réalité matérielle dans les systèmes alimentaires, face à un monde rural dévasté par la production alimentaire industrielle et, aujourd’hui, par les prétendues révolutions verte et bleue. L’agroécologie est donc aussi politique : elle cherche à remettre en cause et à transformer les structures de pouvoir dans la société. Elle place le contrôle des semences, de la biodiversité, des terres et territoires, des eaux, des savoirs, de la culture et de tous les biens communs entre les mains des peuples qui nourrissent le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle des semences locales et autochtones est un moyen de production clé face à l’offensive des industries semencières, qui cherchent à consolider l’agriculture chimique, tout en menaçant la biodiversité. Ces industries développent des semences basées sur des organismes génétiquement modifiés (OGM), tout en promouvant les brevets (droits de propriété intellectuelle), au détriment des semences locales et paysannes. La Via Campesina rejette donc fermement la marchandisation du vivant, notamment à travers les OGM, les brevets, ainsi que la privatisation et la commercialisation de la biodiversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce sens, le mouvement défend le droit collectif et inaliénable des paysans à conserver, utiliser, échanger et vendre leurs semences, conformément au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (art. 9.3) et à l’UNDROP (art. 19).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux tentatives industrielles d’imposer la biologie synthétique, La Via Campesina organise des échanges de semences et des campagnes pour préserver les systèmes communautaires traditionnels de gestion de la biodiversité. Là encore, la lutte pour les droits sur les semences s’enracine dans le droit au développement et dans le droit des paysans à concevoir et mettre en œuvre leurs propres modèles de développement semencier fondés sur leurs savoirs autochtones traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La mondialisation néolibérale contre les droits des paysans</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions financières et commerciales internationales sont les principales forces à l’origine des violations des droits des paysans et du démantèlement des systèmes alimentaires paysans. Le triptyque composé de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale empêche les gouvernements, en particulier ceux du Sud global, de mettre en œuvre des politiques publiques essentielles en faveur des populations rurales, par des mécanismes et des conditionnalités coercitifs. Ces acteurs néolibéraux ont forcé la réduction du rôle de l’État dans la fourniture de services publics, tout en augmentant celui du secteur privé (via les privatisations).</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-1-background-color has-background"><em>«&nbsp;Ces acteurs néolibéraux ont forcé la réduction du rôle de l’État dans la fourniture de services publics, tout en augmentant celui du secteur privé.&nbsp;»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">À cet égard, il est important de rappeler que l’intégration de l’agriculture dans le régime mondial de libre-échange à travers l’Accord sur l’agriculture de l’OMC (1994) a constitué un tournant dévastateur. Cette politique a transformé la nourriture en simple marchandise et a dérégulé systématiquement les systèmes agricoles, en démantelant les outils de régulation des marchés tels que les prix d’intervention minimums et les réserves publiques. Les conséquences ont été systémiques : chute des prix agricoles, destruction des marchés paysans locaux, perte d’autonomie sur les semences et expulsion de millions de paysans de leurs territoires au profit de grands propriétaires fonciers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’acte tragique du paysan sud-coréen Lee Kyung Hae, qui s’est donné la mort à Cancún en 2003 en portant une banderole proclamant « l’OMC tue les paysans », demeure emblématique de la violence de ce système néolibéral et néocolonial-impérialiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le régime commercial néolibéral ne se limite pas à l’OMC : il se caractérise également par la prolifération d’accords de libre-échange et d’investissement aux niveaux régional, multilatéral et bilatéral. De surcroît, aujourd’hui, nous sommes aussi confrontés aux politiques commerciales des États-Unis, qui contraignent les pays à ouvrir totalement leurs marchés, sans réciprocité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La lutte pour un cadre commercial alternatif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En réponse aux dommages causés par l’Accord sur l’agriculture de l’OMC, La Via Campesina a lancé un processus visant à exiger de toute urgence la création d’un nouveau cadre commercial international fondé sur la souveraineté alimentaire. Ce nouveau cadre doit reposer sur la solidarité, la coopération internationale et la justice sociale. Son objectif principal est de redéfinir la fonction du commerce, non plus comme un outil de maximisation des profits des sociétés transnationales, mais comme un instrument garantissant les droits humains et la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En affirmant que le commerce agricole et alimentaire doit respecter les droits humains et que l’alimentation est un droit humain fondamental et non une marchandise, La Via Campesina plaide pour un nouveau cadre commercial qui protège les droits des paysans et légitime les mesures étatiques telles que la protection des marchés contre le dumping et la garantie de prix de soutien pour les producteurs.</p>



<pre class="wp-block-verse has-theme-palette-8-background-color has-background"><em>«</em><em>La Via Campesina plaide pour un nouveau cadre commercial qui protège les droits des paysans et légitime les mesures étatiques telles que la protection des marchés contre le dumping et la garantie de prix de soutien pour les producteurs.»</em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">À cette fin, La Via Campesina identifie la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) comme le forum légitime pour construire ce nouveau consensus multilatéral, capable de réaligner les normes du commerce mondial sur les droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit au développement, tel qu’entendu par La Via Campesina, constitue une réponse intégrée et radicale aux échecs systémiques du modèle néolibéral. Il se définit par la réalisation de la justice sociale, de la durabilité écologique et par le respect de la dignité des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous continuerons à lutter pour nos droits par tous les moyens à notre disposition, et avant tout par la mobilisation populaire de nos bases. Nous continuerons à renforcer notre plaidoyer à travers des instruments juridiques internationaux, tels que l’UNDROP, afin d’exiger la mise en œuvre de politiques publiques redistributives et régulatrices capables de concrétiser notre droit au développement, à savoir notre droit de définir nos propres systèmes et modèles de développement rural et agricole, à la lumière du paradigme de la souveraineté alimentaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant l’accent sur l’autonomie et les savoirs paysans, et en plaçant les femmes rurales et la jeunesse au centre de la lutte, La Via Campesina propose une voie qui privilégie la protection des écosystèmes et des communautés plutôt que l’accumulation du capital, réaffirmant ainsi son engagement en faveur d’une transformation systémique de l’ordre économique, commercial, financier et social mondial.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1anc">1</a><a href="https://www.cetim.ch/wp-content/uploads/Projet_PacteInt_DD2023.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.cetim.ch/wp-content/uploads/Projet_PacteInt_DD2023.pdf</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://lendemainssolidaires.org/le-droit-au-developpement-un-levier-pour-la-souverainete-alimentaire-et-la-mise-en-oeuvre-de-la-declaration-des-nations-unies-sur-les-droits-des-paysans/#sdfootnote1anc">2</a><a href="https://nyeleni.org/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://nyeleni.org/fr/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Webinaire international – Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/webinaire-international-revitaliser-lesprit-de-bandung-pour-renforcer-la-solidarite-du-sud-global/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 14:13:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Luttes rurales]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le webinaire international intitulé « Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global », organisé par le Syndicat des paysan.ne.s indonésiens (SPI) le 6 mai 2026, a marqué le 71e anniversaire de la Conférence afro-asiatique. Il a réuni des participants venus d’Asie et d’Afrique afin de revisiter l’esprit de Bandung et de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le webinaire international intitulé « Revitaliser l’esprit de Bandung pour renforcer la solidarité du Sud global », organisé par le Syndicat des paysan.ne.s indonésiens (SPI) le 6 mai 2026, a marqué le 71e anniversaire de la Conférence afro-asiatique. Il a réuni des participants venus d’Asie et d’Afrique afin de revisiter l’esprit de Bandung et de réfléchir à sa pertinence continue dans le monde d’aujourd’hui, en particulier en lien avec les luttes des populations rurales. L’événement a mis en évidence la manière dont les principes issus de la Conférence de Bandung peuvent encore servir de fondement à la coopération et à la solidarité entre les pays du Sud global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus qu’une rencontre commémorative, le webinaire a offert un espace d’échange entre organisations paysannes et rurales ainsi que des mouvements sociaux engagés dans des contextes divers à travers l’Asie et l’Afrique. Il s’est concentré sur le partage d’expériences vécues de lutte et de résistance, tout en examinant la manière dont les transformations géopolitiques et géoéconomiques en cours affectent les communautés rurales. Parmi les intervenants figuraient des membres de La Via Campesina et des organisations partenaires telles que le SPI (Indonésie), CBOP (Burkina Faso), MONLAR (Sri Lanka), CAJF (Soudan) et PKRC (Pakistan). L’événement a également compté sur la participation de Shalmali Guttal, membre experte du groupe de travail des Nations Unies sur l’UNDROP pour la région Asie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Regardez le webinaire complet ci-dessous (format multilingue, avec des participants s’exprimant en anglais, en bahasa indonesia ou en français) :</em></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="71 Tahun KAA: Menghidupkan Kembali Semangat Bandung untuk Memperkuat Solidaritas Global Selatan" width="720" height="405" src="https://www.youtube.com/embed/o1Gf_S2aZXo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="828" height="1024" src="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-828x1024.png" alt="" class="wp-image-25994" srcset="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-828x1024.png 828w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-243x300.png 243w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image-768x950.png 768w, https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/image.png 1220w" sizes="auto, (max-width: 828px) 100vw, 828px" /></figure>
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		<title>Visite officielle du Groupe de travail sur l’UNDROP au Ghana : défis et opportunités</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/visite-officielle-du-groupe-de-travail-sur-lundrop-au-ghana-defis-et-opportunites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Defending Peasants' Rights]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 14:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit et politique]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe de travail de l'ONU sur l'UNDROP]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la suite d’une visite de dix jours au Ghana à l’invitation du Gouvernement du Ghana, le Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales a publié une déclaration incisive (voir ci-dessous) soulignant les principaux résultats de sa visite, y compris les avancées et les défis...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-theme-palette-5-background-color has-background wp-block-paragraph"><strong>À la suite d’une visite de dix jours au Ghana à l’invitation du Gouvernement du Ghana, le <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/category/droit-et-politique/groupe-de-travail-de-lonu-sur-lundrop/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales</a> a publié une déclaration incisive (voir ci-dessous) soulignant les principaux résultats de sa visite, y compris les avancées et les défis persistants auxquels sont confrontés les titulaires de droits de l’UNDROP au Ghana dans la réalisation de leurs droits.<br><br>Nous republions ci-après le <a href="https://www.ohchr.org/en/press-releases/2026/05/ghana-rural-transformation-risks-leaving-peasants-behind-political-will" target="_blank" rel="noreferrer noopener">communiqué de presse</a> (traduit en français par <em>Défendre les droits des paysan·ne·s</em>)</strong> <strong>publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR) à l’issue de cette importante mission sur place menée par le Groupe de travail sur l’UNDROP afin d’appuyer</strong> <strong>le Gouvernement du Ghana à faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ghana : La transformation rurale risque de laisser les paysan·nes de côté, une volonté politique est nécessaire pour aller de l’avant, selon des experts de l’ONU.</h3>



<p class="wp-block-paragraph">ACCRA – Le Ghana est à l’aube d’une transformation agricole, mais il est urgent de veiller à ce que les petits exploitants agricoles, les pêcheurs artisanaux et les pasteurs ne soient pas laissés pour compte dans la mise en œuvre par le pays de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP), a déclaré aujourd’hui dans un communiqué le Groupe de travail sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le Ghana dispose d’un cadre solide en matière de droits humains et a démontré une réelle volonté de suivre ses engagements à travers la loi sur la pêche et l’aquaculture de 2025, la loi sur la protection sociale de 2025, la loi sur la discrimination positive (équité de genre) de 2024, ainsi que la ratification de la Convention de l’OIT sur le travail dans la pêche (n° 188) », a déclaré le Groupe de travail dans un communiqué à la fin de sa visite officielle dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cependant, il existe un écart persistant entre la loi et les politiques et leur mise en œuvre effective sur le terrain. les petit·es exploitant·es agricoles, les pêcheur·euses artisanaux·ales et les éleveur·euses, qui constituent la véritable colonne vertébrale de la production alimentaire, continuent de souffrir de la pauvreté et de l’exclusion », ont-ils ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont averti que la volonté du gouvernement de se tourner vers une agriculture mécanisée et orientée vers l’exportation risque de renforcer la dualité du système alimentaire. Ce modèle sert fortement une agriculture commerciale à grande échelle et à forte intensité d’intrants, tandis que le secteur agricole familial est de plus en plus marginalisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’insécurité foncière reste un défi permanent, car le double système foncier du pays expose les agriculteurs de subsistance à des dépossessions soudaines avec des recours juridiques limités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les femmes, les jeunes et les agriculteurs âgés font face à des désavantages cumulés dans les systèmes à la fois formels et coutumiers. Malgré leurs rôles essentiels dans l’agriculture et la pêche, et malgré de solides protections juridiques, les femmes restent exclues de la propriété foncière et de la prise de décision en raison de normes sociales profondément enracinées », ont-ils ajouté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana est simultanément confronté à une grave urgence environnementale alimentée par l’exploitation illégale de l’or, ou « galamsey <strong>»</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le galamsey est l’urgence environnementale la plus aiguë, la plus rapide et la plus sensible sur le plan politique à laquelle le pays est confronté. La contamination des rivières, la destruction des terres agricoles et la propagation de la contamination par les métaux lourds dépassent largement les sites miniers », ont déclaré les experts. Soutenu par des intérêts puissants, il est devenu une urgence en matière de sécurité nationale, de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que de santé publique, étroitement liée à la mainmise des élites.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts ont également souligné la profonde exclusion multidimensionnelle des pasteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Leur mode de vie nomade les rend structurellement invisibles pour des systèmes de gouvernance conçus autour de la propriété sédentaire. Beaucoup de membres des communautés fulbé font face à des obstacles en matière de documents de citoyenneté, les plaçant effectivement en dehors de tout cadre de protection juridique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’érosion des pâturages, aggravée par la pression climatique et l’expansion agricole, génère un cycle croissant de conflits entre pasteurs et agriculteurs sédentaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les obstacles économiques, tels que la prédominance des intermédiaires, le mauvais état des infrastructures routières rurales et l&rsquo;absence d&rsquo;installations de la chaîne du froid, entraînent des pertes post-récolte catastrophiques, aggravées par les chocs liés au changement climatique. Les petits exploitants agricoles et les pêcheurs artisanaux sont en outre exclus du financement en raison de leur incapacité à fournir des garanties conventionnelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le cadre politique et législatif que le Ghana a mis en place constitue une base solide qui garantit le respect des droits humains.Cependant, la mise en œuvre de lois visant à traiter toutes ces questions exige un véritable courage politique, capable de s’opposer aux intérêts bien établis, ainsi qu’un engagement en faveur d’un changement profond des normes sociales, sans quoi les cadres juridiques resteront de simples aspirations », ont déclaré les experts. L’UNDROP n’en demande pas moins, au nom des paysans, des pêcheurs, des pasteurs et des autres travailleurs ruraux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Groupe de travail présentera un rapport sur la visite, incluant les conclusions et recommandations, au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><br>Voir la déclaration de fin de mission relative à la visite dans le pays au Ghana ci-dessous (en anglais uniquement) :</em></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué 20260514-state-visit-ghana-wg-peasants."></object><a id="wp-block-file--media-079b1b58-e155-48b9-a787-f7ccf577d9e8" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf">20260514-state-visit-ghana-wg-peasants</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/05/20260514-state-visit-ghana-wg-peasants.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-079b1b58-e155-48b9-a787-f7ccf577d9e8">Download</a></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.ohchr.org/fr/specialprocedures/wg-peasants" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Groupe de travail sur les paysans et les autres personnes travaillant dans les zones rurales</a> est composé de cinq experts indépendants issus de toutes les régions du monde. Le président-rapporteur est Carlos Duarte (Colombie), les autres membres sont Geneviève Savigny (France) ; Shalmali Guttal (Inde), Uche Ewelukwa Ofodile (Nigéria) et Davit Hakobyan (Arménie).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les rapporteurs spéciaux / experts indépendants / groupes de travail sont des experts indépendants en droits humains nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Ensemble, ces experts sont appelés les <a href="https://www.ohchr.org/fr/special-procedures-human-rights-council" target="_blank" rel="noreferrer noopener">procédures spéciales</a> du Conseil des droits de l’homme. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole ; ils ne sont pas des membres du personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Bien que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme assure le secrétariat des procédures spéciales, les experts exercent leurs fonctions à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris l’OHCHR et l’ONU. Toute opinion ou tout point de vue exprimé relève uniquement de la responsabilité de l’auteur et ne reflète pas nécessairement ceux de l’ONU ou de l’OHCHR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les observations et recommandations spécifiques aux pays formulées par les mécanismes des droits humains de l’ONU, y compris les procédures spéciales, les organes de traités et l’Examen périodique universel, peuvent être consultées sur l’Index universel des droits de l’homme : <a href="https://uhri.ohchr.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://uhri.ohchr.org/fr</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Page pays des Nations Unies pour les droits de l’homme – Ghana</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour toute demande d’information ou de presse, veuillez contacter : Cynthia Prah (<a>prah@un.org</a>), responsable de l’information publique à Accra, ou Stee Asbjornsen (<a>stee.asbjornsen@un.org</a>) à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants de l’ONU, veuillez contacter Maya Derouaz (<a>maya.derouaz@un.org</a>) ou Dharisha Indraguptha (<a>dharisha.indraguptha@un.org</a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Suivez les actualités relatives aux experts indépendants des droits humains de l’ONU sur Twitter : @UN_SPExperts.</p>
</blockquote>


<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/visite-officielle-du-groupe-de-travail-sur-lundrop-au-ghana-defis-et-opportunites/">Visite officielle du Groupe de travail sur l’UNDROP au Ghana : défis et opportunités</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Perspectives de consolidation des droits des paysan.ne.s et des autres personnes travaillant dans le monde rural dans l’ordre international</title>
		<link>https://defendingpeasantsrights.org/fr/perspectives-de-consolidation-des-droits-des-paysan-ne-s-et-des-autres-personnes-travaillant-dans-le-monde-rural-dans-lordre-international/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Miguel Ángel Martín López]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 15:16:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Articles académiques]]></category>
		<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[En vedette]]></category>
		<category><![CDATA[UNDROP]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article académique publié en 2023, Miguel Ángel Martín López, Professeur titulaire de droit international public à l’Université de Séville, analyse les principales voies pour rendre effectifs dans la pratique les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP)....</p>
<p>La entrada <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/perspectives-de-consolidation-des-droits-des-paysan-ne-s-et-des-autres-personnes-travaillant-dans-le-monde-rural-dans-lordre-international/">Perspectives de consolidation des droits des paysan.ne.s et des autres personnes travaillant dans le monde rural dans l’ordre international</a> se publicó primero en <a href="https://defendingpeasantsrights.org/fr/accueil">Defending Peasants&#039; Rights</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article académique publié en 2023, Miguel Ángel Martín López, Professeur titulaire de droit international public à l’Université de Séville, analyse les principales voies pour rendre effectifs dans la pratique les droits reconnus dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). À partir de cela, l’auteur développe une réflexion plus large sur la portée, la nature et les défis juridiques et politiques qu’implique sa mise en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce cadre, le texte identifie une série de lignes d’action concrètes pour avancer dans cette direction. Parmi elles, il souligne la nécessité de promouvoir des stratégies soutenues de plaidoyer — combinant pression, lobbying et dialogue avec les États —, ainsi que de renforcer les alliances entre organisations paysannes, société civile, universités et syndicats. Il met également en évidence l’importance de produire et de diffuser des informations fondées sur des données, de structurer une stratégie de communication publique et d’aborder de manière fondée les principales critiques formulées par les États qui ont voté contre ou se sont abstenus lors du processus d’adoption de la déclaration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’article propose des mesures tant au niveau international que national, comprises comme faisant partie d’un processus plus large de développement normatif et politique. Celles-ci incluent la création de mécanismes spécifiques au sein du système des Nations Unies, l’intégration de l’UNDROP comme cadre de référence dans les politiques globales, l’adaptation des législations internes et son utilisation dans des décisions judiciaires et administratives. De même, l’importance de documenter les violations de ces droits et d’analyser leur application à différents groupes est soulignée, dans le but de traduire ces normes en impacts concrets dans la vie des populations rurales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’article complet est disponible ci-dessous (uniquement en espagnol) :</strong></p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué 45_10_Nota_Martin_Lopez."></object><a id="wp-block-file--media-5f327282-5c5e-42ae-94a3-5590c484f094" href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf">45_10_Nota_Martin_Lopez</a><a href="https://defendingpeasantsrights.org/wp-content/uploads/2026/04/45_10_Nota_Martin_Lopez.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-5f327282-5c5e-42ae-94a3-5590c484f094">Download</a></div>
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