Femmes rurales en tant que titulaires de droits : l’UNDROP du point de vue de celles qui préservent la vie
Cette publication, produite à l’origine par le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur et FIAN Équateur, est republiée par Défendre les Droits des Paysan.ne.s.
Le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur s’est donné pour objectif d’analyser les réalités affectant la vie dans leurs territoires à la lumière de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysannes, des paysans et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). Cette déclaration constitue un outil substantiel pour les femmes rurales, puisqu’elle garantit des droits fondamentaux permettant de créer des conditions adéquates pour mener une vie digne dans les territoires où elles prennent soin et font perdurer la vie. Disposer de cet instrument est particulièrement indispensable dans le contexte actuel difficile que traverse le pays.
Les travaux rémunérés et non rémunérés réalisés par les femmes rurales créent les conditions nécessaires pour que la vie humaine, la nature et la capacité organisationnelle continuent de se reproduire. Par conséquent, lorsque ces femmes exercent pleinement les droits reconnus dans l’UNDROP et dans la Constitution de la République de l’Équateur (CRE), et disposent des conditions de dignité requises, cette dignité se propage également aux espaces dans lesquels elles interviennent au quotidien. Les femmes rurales sont des pionnières ; par leur travail « labourant la terre », elles rendent possible, de multiples manières, le maintien et l’épanouissement de la vie dans leurs environnements, même au milieu d’adversités structurelles et conjoncturelles. Pour cette raison, il est impératif qu’elles soient reconnues comme des sujets de protection spéciale : les femmes rurales doivent être pleinement reconnues comme titulaires de droits.
Ce rapport a été élaboré par le Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur à travers un processus collectif et participatif, dans le but de rendre visibles et de dénoncer les violations qu’elles subissent. Il s’agit d’un exercice visant à nommer, dénoncer et amplifier des violences souvent réduites au silence, ainsi qu’à créer des espaces de renforcement, de réflexion et d’unité organisationnelle. À partir de leurs voix, connaissances et expériences, les femmes rurales ont priorisé l’analyse de quatre droits consacrés dans l’UNDROP, qui sont gravement affectés et compromettent leur capacité de subsistance : 1) la terre et le territoire ; 2) l’alimentation et la nutrition adéquates ; 3) la non-discrimination ; et 4) l’environnement et l’eau.
Le document est structuré en quatre sections : premièrement, une brève analyse du contexte ; deuxièmement, un argumentaire sur le caractère contraignant de l’UNDROP dans le cadre de la CRE ; troisièmement, l’examen des quatre droits priorisés, comprenant une contextualisation de leur situation et une analyse du cadre juridique applicable dans l’UNDROP et dans la CRE ; et enfin, un ensemble de recommandations adressées à l’État équatorien.
À l’élaboration de ce rapport ont participé des organisations du Réseau des Femmes Rurales de l’Équateur, avec le soutien de FIAN Équateur pour la facilitation et la systématisation du processus.
Rapport complet (en espagnol uniquement) :
